Bouteille de Bénédictine restée plus d’un siècle au fond de la mer : dégustation à Fécamp…..

   Il y a environ un an

reclame-benedictine

    Une bouteille de Bénédictine découverte dans une épave de 1917 dans la mer Baltique, a été ouverte au Palais Bénédictine de Fécamp (Seine-Maritime), le mardi 14 janvier 2019

     Un moment exceptionnel a eu lieu, le mardi 14 janvier, au Palais Bénédictine de Fécamp. Une bouteille de Bénédictine, restée 102 ans dans les profondeurs de la mer Baltique a été ouverte. L’opération délicate a été effectuée par Eric Tourain, œnologue et spécialiste de l’élaboration des liquides pour le groupe Bacardi Martini France, propriétaire de la société Bénédictine.  » C’est beaucoup d’émotion et d’excitation  » , explique-t-il.

    Les salariés de Bénédictine ont aussi participé à cette dégustation historique. Cette liqueur digestive est connue pour ses arômes d’épices et d’agrumes. La première gorgée de cette bouteille centenaire a tenu ses promesses et a surpris les palais : elle a révélée des arômes de café et de cacao.

   Concernant la vente de ces bouteilles, rien n’a été décidé. Elles seront probablement mises aux enchères. Ces bouteilles se retrouveront sans doute à Londres, Hong-Kong ou New-York.

Une découverte insolite :
    En octobre 2019, une équipe de plongeurs du groupe Océan X découvre en mer Baltique des centaines de bouteilles dans l’épave d’un navire coulé par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale. Le trésor comptait quelques centaines de bouteilles de cognac mais aussi de Bénédictine, boisson alcoolisée fabriquée à Fécamp en Seine-Maritime.

 

   L’équipe  » Océan X  », basée en Suède, se décrit comme des chasseurs de trésors et des opérateurs de récupération spécialisés dans la recherche sous-marine de  » boissons alcoolisées anciennes haut de gamme et d’artefacts historiques  ».

La légende de la Bénédictine
   Selon la légende, la Bénédictine tient sa recette d’un élixir de santé élaboré par un moine vénitien, chimiste et herboriste, Dom Bernardo Vincelli à l’abbaye de Fécamp en 1510. Il aurait distillé plusieurs dizaines de plantes médicinales et aromatiques qu’il aurait trouvé sur le plateau cauchois.

    La réputation de la liqueur aurait alors dépassé les frontières normandes, le breuvage serait même devenu l’un des préférés du roi François Ier. Les moines bénédictins de Fécamp auraient continué à le distiller même après la mort de Dom Bernardo Vincelli, et ce, jusqu’à la Révolution française.

   La recette initiale renaquît en 1863 grâce à Alexandre Le Grand (1830-1898), négociant en vin de Fécamp. Il mettra un an à la remettre au point. Il la nomme liqueur Bénédictine, en hommage aux moines bénédictins. Historiquement, il n’existe aucune trace monastique de l’existence d’un moine prénommé Bernardo Vincelli, ni du fait que François Ier ait apprécié un élixir provenant de l’abbaye de Fécamp. !

Un Palais pour distiller
     En 1888, Alexandre Le Grand fait appel à Camille Albert, émule de Viollet-Le-Duc spécialiste de l’art gothique, pour construire un somptueux Palais afin d’offrir un écrin prestigieux à la distillerie de la liqueur (toujours en fonctionnement de nos jours) et à sa collection d’œuvres d’art.

    La distillerie va rapidement devenir une petite industrie car le succès immédiat de la Bénédictine, dont la production atteint près de 150 000 bouteilles par an, dès 1873, oblige son créateur à lutter contre les contrefaçons de son produit. Le nom Bénédictine est déposé dès 1875. En 1969, l’entreprise rachète GET Frères, produisant la liqueur Peppermint Get, qu’elle renomme Get 27. En 1986, le groupe Martini & Rossi prend le contrôle de Bénédictine-Get.

La dégustation : (vidéo )

2 réflexions sur “Bouteille de Bénédictine restée plus d’un siècle au fond de la mer : dégustation à Fécamp…..

  1. Certains disent que c’est une légende mais, quand on approfondit, on apprend qu’Alexandre Le Grand, aidé d’un pharmacien, a recrée la Bénédictine à partir des indications retrouvées dans un vieux grimoire du XVIe siècle sauvé des feux de 1789 et miraculeusement retrouvé dans sa bibliothèque familiale.
    Il lui fallut près d’un an pour déchiffrer la recette, recréer les dosages et parvenir au résultat final.
    Toujours est-il qu’on retrouve là le savoir faire des moines qui devaient de temps à autres goûter leur produit pour en tester la qualité. Le résultat devait être prometteur !
    Ces bouteilles étaient dans un navire coulé par les Teutons mais ils n’ont pas eu la cargaison et comme auraient dit nos anciens : « Encore quelques-unes que les Boches n’auront pas ! »

  2. Bonsoir Yann ,
    Encore des informations qui complètent mon petit billet !
    Je n’ai jamais eu l’occasion de goûter la bénédictine , je serais curieux de savoir , connaitre son  » gout, » , ses effets ….Sur que les moins devaient  » tester  » le produit ( est ce que les règles de l’ordre le permettaient ? lol )
    J’aime bien ta conclusion  » quelque chose que les boches n’auront pas  » ….

    P.S : J’ai commencé à lire ton dernier billet sur les U.S.A , pris des notes et passerais bientôt pour mettre un commentaire….
    A plus
    Merci pour ces précisions
    F.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s