C’était il y a environ…..

Pffff ! Qu’allais je faire dans cette galère lol : Finalement , j’avais mis un billet  » convenable  » , puis : Un  » bug  » => plus rien ! Alors …..Je laisse ce  » fouillis  »

 

 

 

503 ans : En février 1517
   Le port du Havre, en Haute Normandie, fut certainement  le premier port national d’Etat créé de toutes pièces, autant dans une perspective militaire et politique que commerciale et économique. On l’appela d’abord  » Francisco polis  » ou Ville Françoise, en hommage à François Ier, qui prit l’initiative de bâtir à cet endroit un établissement maritime.   Mais ce fut une antique chapelle de Notre-Dame de Grâce, située près de là, qui fit prévaloir le nom de  » Havre de Grâce  ».Depuis, l’emblème du roi François Ier (1494-1547)François 1er , la Salamandre, orne toujours le blason du port maritime de Haute Normandie.
 Pourquoi un nouveau port ?

        A la fin du Moyen-Age, Rouen était nettement  la capitale économique de la Normandie, particulièrement pour les activités maritimes. Mais la navigation sur la Seine était alors longue, difficile et périlleuse et ne permettait pas aux navires de plus de 180 tonneaux de remonter le fleuve.
        En plus , les Rouen, Harfleur ou Honfleur étaient inadaptés face à l’augmentation du trafic maritime et au tonnage des navires marchands.
Une solution devait être cherchée. Qui allait prendre les initiatives ?
        Deux démarches parallèles, légèrement décalées dans le temps, allaient être à l’origine de la naissance du port du Havre : le pouvoir royal et les marchands.

Les marchands:
De leur côté, justement, les marchands rouennais, sur le plan strictement économique, avaient fait la même analyse. Ils ne pouvaient que se tourner vers le roi, ce qu’ils firent par l’intermédiaire des états de Normandie, réunis le 9 mai 1515. On ne réclamait pas à proprement parler la création d’un nouvel établissement, mais l’aménagement de Harfleur et de Honfleur.

  Ce fut pour le roi l’occasion de faire d’une pierre deux coups : créer un port qui soit bien à lui, tout en faisant plaisir à ses sujets rouennais.

Le Roi :

Louis XI  puis Louis XII  firent explorer la région en vue d’établir des fortifications, mais aucune réalisation concrète ne s’ensuivit.

  C’est François Ier (1494-1547) qui prit réellement les « choses en mains », motivé par des préoccupations d’ordre militaire, politique et économique :
  Apporter son soutien militaire à Jacques V d’Écosse contre le roi d’Angleterre Henri VIII, ce qui nécessitait l’emploi d’une armée de mer et donc un port pour la rassembler.
   S’assurer une prépondérance politique et économique en Europe en maîtrisant les débouchés sur l’Atlantique.

 

 

 

    C’est ainsi que le 7 février 1517, François 1er   »donna commission  » à Bonnivet, Amiral de France, de trouver un « havre », un abri pour les navires, tant de guerre que de commerce.

Les travaux : l’aménagement du site et la construction du port
   Le texte du 7 février donnait possibilité à Bonnivet de   »commettre » quelqu’un en son absence. Aussi, dès le 12 février, transmettait-il sa commission à Guyon le Roy en en reprenant les termes. Dès le 22, ce dernier écrit à M. de Blosseville, capitaine des côtes de Normandie, lui demandant d’appeler les maîtres maçons et autres ouvriers de Normandie à  » l’adjudication des travaux  ».

    Avant çà , le 2 mars, cinq à six cents personnes, officiers de justice et de l’administration, maîtres maçons, capitaines de navires, habitants de Harfleur et  » autres plusieurs personnages à ce  » congnoissans  » (= qui s’y connaissaient ), se rendirent sur le terrain pour donner leur avis sur  » le lieu le plus propre, utile et convenable et plus parfait « .

   Le 3 mars, il fut  procédé à l’adjudication des travaux  » au rabais  ». Jehan Gaulvyn, de Harfleur, et Michel Feré, de Honfleur, tous deux  » maistres du mestier de machonnerie  » furent déclarés adjudicataires.

  Les travaux, prévus pour être finis à la fin d’octobre, furent bien loin d’être exécutés dans le délai porté au marché, et ce pour plusieurs raisons :
   Le mauvais état du sol nécessitait de creuser beaucoup plus profondément pour trouver un sol stable. Il fallut donc employer un très grand nombre de pieux pour soutenir les ouvrages de maçonnerie
   Le climat et les conditions de travail rendirent illusoire la corvée prévue par la commission du 7 février ; il fallut donc aller chercher, et de plus en plus loin, des pionniers et les payer.
  Enfin, lors des tempêtes, il était impossible aux ouvriers de travailler.

  Cependant, une lettre prouverait qu’à partir d’octobre 1518 le port pouvait être utilisé.

Un port de pêche :

  En janvier 1544,  » la Catherine  » quitte le port pour partir à la pêche de la morue vers Terre-Neuve et devient ainsi le premier  »Terre-neuvier  » de l’histoire. Au XVII siècle, Le Havre est l’un des premiers ports français pour la morue verte et le plus grand port morutier de Normandie avec 92 navires armés pour Terre-Neuve en 1620.

   En 1653 débute la pêche de la baleine, pêche abandonnée dès la fin du XVII ème siècle : pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg la flotte anglaise occupe la Manche, mettant pratiquement fin à toute activité du port. Elle ne reprendra qu’au 19 ème siècle au cours duquel Le Havre deviendra le premier port français pour la pêche de la baleine. Le Havre-de-Grâce, avant de devenir un grand port de commerce, a été d’abord  un port de pêche.

Une base de départ des aventuriers :

    En juin 1523, Giovanni da Verrazano part du Havre à bord de  » la Dauphine  »  pour les Indes Occidentales et découvre le site de New York qu’il nomme  » Nouvelle Angoulême  » en hommage à François 1er le commanditaire de l’expédition.

   Le 12 juillet 1555, une expédition de 600 hommes dirigée par Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie protestante au Brésil (Fort-Coligny).       Aujourd’hui encore, une  » place des cannibales  »  ?? rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. D’autres convois de huguenots embarquent au Havre pour l’Amérique.

  En février 1562, une expédition quitte le port du Havre en direction de la Floride. Elle est dirigée par Jean Ribault et René de Laudonnière, avec 150 hommes, en majorité des protestants.

  À la fin du XVI ème  siècle, le trafic avec le Nouveau Monde prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Une des principaux acteurs de ce trafic est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom. D’autres figures de la Course et de l’exploration de l’Amérique passèrent par Le Havre : le capitaine Guillaume de Champaigne (années 1550-1580), le Normand Pierre Belain d’Esnambuc (1585-1637) qui prit possession de l’île antillaise de Saint-Christophe en 1626. Jacques Devaux est né au Havre ; il fut pilote et cartographe et en 1579 il explora la région de l’Amazone et fit des relevés des côtes américaines de 1585 à 1587.

Travaux pour une ville moderne :

   Façade principale de sa construction (aboutissant en 1638), jusqu’au 19ème siècle.

  En 1525, une tempête provoque la mort d’une centaine de personnes, la destruction de 28 bateaux de pêche et de la chapelle Notre-Dame. En 1532, la ville qui s’est développée autour du port baptisée « Françoise de Grâce », en l’honneur de François 1er. En 1536, le père de Guillaume de Marseille procède à la reconstruction, en bois avec un toit de chaume, de la chapelle Notre-Dame, à laquelle est ajointe une tour (qui existe toujours) dotée d’une flèche gothique en 1540; la chapelle suivait un axe nord-sud, et son portail nord, en mauvais état, constitue encore l’entrée de la tour de la cathédrale actuelle.

   En 1541, François Ier confie le projet d’urbanisme et de fortification à l’architecte italien Girolamo Bellarmato. Celui-ci a les pleins pouvoirs et organise le quartier Saint-François selon des normes précises complètement inspirées du style renaissance (plan orthogonal, hauteur des maisons limitée).    En 1551 débutent les travaux de l’église de la paroisse de Saint-François ; ( on attribue les plans originaux à l’architecte précédent, mais aucun document ne l’atteste ).

   François Ier construit le premier établissement hospitalier : l’hôtel Dieu, qui fonctionne de 1556 à 1591. Celui-ci est suivi de la création d’un second hôpital en 1591 à proximité du bassin du roi. Il avait pour mission d’héberger les indigents et les contagieux. L’emplacement est revendu à l’arsenal en 1669. Valentin de Pardieu, gouverneur de Gravelines, fait construire, en 1598, un fort entre Gravelines et Le Havre et fait entrer des troupes espagnoles dans la région. Une rue du Havre porte le nom  » De Pardieu  ».

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