Drapeau blanc = paix ?

    Symbole de  la reddition dans l’inconscient populaire, le drapeau blanc est également un symbole de paix. Si sa signification nous semble aujourd’hui évidente, cet étendard a connu une histoire originale dont certaines coïncidences l’ont amené à tenir un rôle unique et relativement important dans les relations internationales.

Des bandelettes au drapeau blanc :

  Il semblerait que la signification pacifique du drapeau blanc remonte à l’Antiquité.

 

   En effet, selon l’historien latin Tacite, l’étendard blanc serait apparu au cours de la guerre civile romaine (opposant les partisans de l’empereur Vitellius à ceux de Vespasien), en l’an 69 après J.C 

  Alors qu’il était de coutume dans le monde antique de brandir haut son bouclier pour signifier sa reddition, les légionnaires de Vitellius n’ont eu, en effet, d’autre choix que d’arborer leurs bandes molletières blanches à la face de leurs adversaires.

   Ainsi, ces soldats romains ( qui avaient abandonné leur équipement lors de leur retraite à Crémone  ) venaient de créer, sans le vouloir, un nouveau code dans le langage de la guerre.

   De cet événement fondateur, le blanc pouvait donc poursuivre sa voie sur » le chemin de la paix   » .

   Bien des siècles plus tard, le blanc ( associé à la pureté )  servait de sauf-conduit aux voyageurs du Moyen Âge qui attachaient une étoffe de cette couleur à leur habit, quand ils se rendaient en territoire étranger.

    Cependant , ce n’est véritablement qu’ à la Renaissance que l’étendard blanc est adopté , par les puissances européennes , comme un code visuel pour arrêter les combats.

   En effet, alors que la multiplication des armes à feu rendaient difficiles les sonneries de trompettes et l’appel de tambour (qui servaient usuellement à signifier l’intention de parlementer), le drapeau blanc avait pour avantage de se distinguer de la plupart des bannières (à l’exception notable de celle du roi de France), tout en étant facilement utilisable par n’importe quel belligérant (un simple linge pouvait faire l’affaire).

Un symbole devenu universel :

   Dès lors perçu comme le  » signe qu’on demande à parlementer  » (selon les termes employés dans  »Le Droit de la guerre et de la paix » publié en 1625, par Huig de Groot dit Grotius), le drapeau blanc passe progressivement du droit  » coutumier  » au droit  » conventionnel  » de la guerre ) .

    La  » chamade »  (  » chamade  » = Origine : Le mot ‘chamade’ vient du piémontais  »ciamada », qui signifiait « clameur, appel ». La chamade est un roulement de tambour ou une sonnerie de trompette qui était utilisée au cours des batailles ou des sièges pour indiquer qu’on souhaitait se rendre ou qu’on demandait une trêve pour ramasser ses morts.)  et le  »drapeau blanc  » sont décrits comme des demandes de capitulation dans le  »Traité du droit naturel » (1777) par Béat-Philippe Vicat.

   Finalement, le statut particulier de cet étendard est reconnu officiellement par la Conférence Internationale de la Paix (qui siégeait à La Haye, en 1899).

   Depuis cette date, toute personne brandissant un drapeau blanc est considérée comme étant inviolable et neutre dans la guerre qui l’afflige.

    Ce fut ne avancée importante vers la protection des civils et la résolution pacifique des conflits.

Il y a environ …..

135 ans ……….

 Instauration d’un service pour recevoir des dépêches télégraphiques par téléphone :

De 1883 à 1887, l’administration établit des réseaux téléphoniques dans 84 villes ou villages de France, mais c’est vers la fin de 1884 qu’on commença l’installation de cabines téléphoniques publiques à Paris et dans quelques villes de province.           Quatre ans plus tard, ces cabines, qui existaient dans les bureaux de postes et télégraphes et les bureaux centraux de la Société générale des Téléphones, étaient au nombre de 81, le service avait été ouvert au public le 1er janvier 1885.

   A cette époque, toute personne pouvait communiquer avec n’importe quel abonné au réseau de Paris aux conditions suivantes : les personnes non abonnées au service téléphonique de Paris payaient une taxe de 50 centimes pour cinq minutes de conversation ; le gouvernement délivrait aux abonnés de Paris, sur la présentation de leur contrat, une carte d’abonnement, dont le prix était de 40 francs par an, et qui leur permettait de communiquer dans tous les bureaux téléphoniques et bureaux de quartiers de la Société générale des Téléphones indistinctement.

Une des premières cabines téléphoniques publiques installées à Paris en 1884

Une des première cabine téléphonique  ( 1884 )

 De plus, cette Société remettait à tous ses abonnés, sur la présentation de leur contrat d’abonnement, des cartes de communication leur donnant droit de communiquer gratuitement dans tous ses bureaux de quartiers, mais dans ses bureaux seulement, chaque abonné avait droit à autant de cartes qu’il possédait d’abonnements.

 Cependant ,après neuf heures du soir, le public n’était à cette époque pas admis  à téléphoner dans les cabines de Paris. Il faudra attendre le 1er avril 1887 pour qu’un certain nombre de cabines soient mises à sa disposition après cette heure dans quelques bureaux, et notamment toute la nuit dans celui situé rue de Grenelle.

C’est en 1885 que le gouvernement s’occupa de la réception et de la transmission des dépêches télégraphiques par téléphone. Suite  à une convention passée le 15 février 1885 entre le ministre des Postes et des Télégraphes et la Société générale des Téléphones, les abonnés du réseau téléphonique de Paris purent expédier et recevoir par téléphone leurs dépêches télégraphiques. Un service téléphonique fonctionnant jour et nuit fut établi  dans le bureau télégraphique central de la rue de Grenelle.

Les télégrammes échangés dans ces conditions étaient soumis à la taxe du tarif en vigueur ; mais les abonnés qui voulaient profiter de cette mesure devaient acheter  un abonnement supplémentaire, dont le montant, fixé par le ministère, était de 50 francs par an. Le texte des dépêches adressées aux abonnés de ce service devait être précédé du mot :  » TÉLÉPHONE  » . Toute dépêche téléphonée était en même temps confirmée par écrit par le  » service ordinaire des tubes pneumatiques  ». ( Les dépêches étrangères ne pouvaient être transmises par téléphone ).

Suite à cette même convention, il fut décidé que la transmission des télégrammes par téléphone pourrait être faite dans plusieurs villes, notamment à Bordeaux et à Marseille, et que des cabines téléphoniques publiques seraient placées dans certains bureaux des postes et télégraphes de ces villes.

Bonnus :

 » prendre son pied  »

   L’expression proviendrait du partage des butins chez les malfaiteurs qui utilisaient le système anglo-saxons, le pied.. ( une unité de longueur d’environ  30 centimètres,  la longueur d’un grand pied humain d’une pointure 45 environ ) .

  Les pirates , selon cette théorie , présentaient les trésors dérobés en les étalant sous forme de petits tas d’un pied , tas où chacun prenait sa part ,  » prenait son pied  »

L’expression telle qu’on l’emploie de nos jours serait donc  une sorte  de glissement,  passant de l’argot des pirates à celui des prostituées, qui aurait créé le sens actuel, avec ses  connotations érotiques .Mais….est ce quelqu’un prendra son pied en lisant ceci ?  : Pas sur….Résultat d’images pour images pied humain

Naufrage…./ Survie

   D’après un quotidien des îles Salomon.Deux hommes, une femme et une petite fille ont survécu après avoir dérivé pendant 32 jours dans le sud de l’océan Pacifique,

   Les survivants ont raconté que huit personnes avec lesquelles ils s’étaient embarqués, dont un bébé, avaient péri…………..

     Toujours d’après le quotidien, le groupe avait appareillé le 22 décembre de la province de Bougainville, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans l’intention d’aller fêter Noël dans les îles Carteret, à 100 kilomètres de là.

   Mais leur petit bateau a chaviré et une partie des membres du groupe se sont noyés, a raconté l’un des survivants, Dominic Stally.

  Les autres sont parvenus à redresser l’embarcation, mais certains sont morts par la suite pendant la longue dérive dans des eaux traversées par de puissants courants océaniques.

   « Nous ne pouvons rien faire de leurs cadavres, nous avons dû les abandonner en mer », . « Un couple est mort, laissant un bébé. Je me suis occupé du bébé, mais par la suite le bébé est mort lui aussi ». aurait déclaré un survivant ….

     Pour survivre, les naufragés ont mangé des noix de coco flottant à la surface de la mer et ont collecté de l’eau de pluie.

   Selon Dominic Stally, plusieurs bateaux de pêche sont passés à proximité sans repérer les naufragés. Mais finalement les survivants ont été recueillis  au large de la Nouvelle-Calédonie après avoir dérivé pendant 32 jours sur près de 2.000 kilomètres.

   Les quatre survivants ont été débarqués  dans le port de Honiara, capitale des îles Salomon, un Etat composé d’une douzaine d’îles principales et de centaines d’îles plus petites.

Après avoir reçu un traitement de réhydratation, ils sont sortis de l’hôpital.

   Les cas de survie extraordinaire ne sont pas rares dans le Pacifique, où les îles sont souvent séparées par d’immenses étendues d’eau:

– En janvier 2014, un pêcheur salvadorien, José Alvarenga, avait échoué aux îles Marshall plus de 13 mois après s’être embarqué pour la côte occidentale du Mexique avec un camarade qui a péri dans l’aventure.

– Et un adolescent indonésien a survécu sept semaines en mer en 2018 après que sa petite embarcation de pêche soit partie à la dérive et s’est retrouvée 2.500 kilomètres plus loin au large de Guam.

Des personnes regardent des bateaux dans le port de Honiara, aux Iles Salomon, en avril 2007

Des personnes regardent des bateaux dans le port de Honiara, aux Iles Salomon

Le livre de poche ….création….

 

  Le 9 février 1953 ( environ 67 ans )  , le livre de poche était créé :

      Début 1950 ,l’éditeur Henri Filipacchi pense à adapter les techniques d’impression des  » romans de gare  » aux plus grands auteurs ….Le 9 février 1953 , le premier livre est édité :  » Koesnigsmark  »Résultat d’images pour henri filipacchide Pierre Benoit …..Il est vendu deux francs ! Au début , les  » puristes  » critiquent fortement le livre de poche , mais celui ci  entre très vite dans les  » mœurs  » avec plus d’un milliard d’exemplaires vendus depuis  sa création .Robinson livre( exemple de livre de poche )

 

 

 » Bella ciao  »

    Cette magnifique ( à mon avis ) chanson est est connue pour avoir été l’hymne des antifascistes italiens pendant la seconde guerre mondiale ,elle a été chantée par de nombreux artistes dont Yves Montand :

    Cependant , il semblerait qu’elle vienne de beaucoup plus loin : Dans les années 1920 , l’air est déjà fredonné par les  » mondines  » , saisonnières des rizières du nord de l’Italie ……  :

  :
: Et , ce ne serait pas tout ! En 2006, un ingénieur toscan aurait parait il , acheté à Paris un CD de musique yiddish du début du 20 ème siècle , sur lequel il a la surprise de retrouver  » BellaCiao  » , ou une mélodie très proche intitulée  » Koilen  » …..Cet mélodie serait donc l’ancêtre de la chanson italienne ????

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       Les paroles en français :

Un matin, je me suis réveillé

Ô ma belle au revoir , au revoir, au revoir

Un matin, je me suis réveillé

Et j’ai trouvé l’envahisseur

Ô ! partisan emportes-moi

Ô ma belle au revoir ,au revoir, au revoir

Ô ! Partisan emporte-moi

Je me sens prêt à mourir.

Et si je meurs en partisan

Ô ma belle au revoir (x3)

Au revoir, au revoir

Et si je meurs en partisan

Tu devras m’enterrer.

Tu devras m’enterrer là-haut sur la montagne

Ô ma belle au revoir (x3)

Ciao, ciao Au revoir, au revoir

u devras m’enterrer la haut sur la montagne

A l’ombre d’une belle fleur.

Tous les gens qui passeront

Ô ma belle au revoir (x3)

Et les gens qui passeront  :

Me diront  »quelle belle fleur

Et c’est la fleur du partisan  »

Ô ma belle au revoir (x3)

 » C’est la fleur du partisan  »

  Mort pour la liberté..

Des chansons qui en disent beaucoup ..

ou en cache ….plus qu’il n’y parait :

1) 1871 :  »L’internationale  » , poème parisien adopté par l’ U R S S….

Tout le monde ou presque connait ce chant  » entonné  » par des millions de révolutionnaires dans le monde ….

    Ce chant est triomphal est pourtant né en plein désastre : En juin 1871, une insurrection populaire  ( La Commune ) , qui a embrasé Paris pendant deux mois environ , est écrasée parles troupes du gouvernement d’Adolphe Thiers  . Juste avant de fuir en exil , l’anarchiste Eugène Pottier Pottier jpgécrit ce poème . Son texte sera oublié pendant plus d’ une dizaine d’année ….Mais ,  il fut  » exhumé  »  et mis en musique en 1888 par Pierre Degeter Degeyter , un ouvrier belge .

Les paroles sont chantées une première fois en 1889 , à Amsterdam ,au cours d’un congrès ouvrier …… Très vite , elles vont  » incarner  » le mouvement socialiste , elles serviront même d’hymne national à l’ U R S S entre 1922 et 1944 ! 

 

 

Eugène PottierPottier jpg n’en saura rien : Il est mort ruiné en 1887 …..

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 » Bonnus  » vidéo :

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pfff ! Pas fichu d’insérer une photo / image dans un billet cette nuit , alors grrrrrrr ! Je verrais ce soir …..Oufff ! Enfin réussi à mettre quelques photos /images !

 » Bonnus » 2 lol

Poudre de  » Perlimpinpin  »?

La poudre de perlimpinpin ?

Un remède prétendument extraordinaire mais aux vertus complètement imaginaires.
Une solution présentée comme miraculeuse, mais qui ne sert à rien.

Origines :

   »Perlimpinpin » est un mot qui date de la première moitié du XVIIe siècle mais dont l’étymologie est inconnue. Il s’est aussi écrit  »prelimpinpin ».
  Certains le comparent à une formule magique comme  »abracadabra ».
Est-ce parce que ceux qui, autrefois, vendaient des poudres diverses en prétendant qu’elles étaient des remèdes extrêmement efficaces contre tout et n’importe quoi, les présentaient comme des produits un peu magiques ?
Toujours est-il que ces poudres se sont aussi, et à juste titre, appelées « poudre de charlatan ».
Par extension, l’expression peut s’appliquer à tout ce qui est censé apporter une solution à quelque chose et qui s’avère complètement inefficace.

Exemples :

 » Et cela marche, commercialement tout du moins, puisque la cure représente 36 % du chiffre d’affaires de la société, qui vise surtout les personnes âgées. Mais pour la direction des fraudes, qui a conduit la procédure, et pour le procureur, Jean-Pascal Oualid, on n’est pas loin de la « poudre de perlimpinpin ».  »

 

 

KLIK ……………..

C’était il y a environ…..

Pffff ! Qu’allais je faire dans cette galère lol : Finalement , j’avais mis un billet  » convenable  » , puis : Un  » bug  » => plus rien ! Alors …..Je laisse ce  » fouillis  »

 

 

 

503 ans : En février 1517
   Le port du Havre, en Haute Normandie, fut certainement  le premier port national d’Etat créé de toutes pièces, autant dans une perspective militaire et politique que commerciale et économique. On l’appela d’abord  » Francisco polis  » ou Ville Françoise, en hommage à François Ier, qui prit l’initiative de bâtir à cet endroit un établissement maritime.   Mais ce fut une antique chapelle de Notre-Dame de Grâce, située près de là, qui fit prévaloir le nom de  » Havre de Grâce  ».Depuis, l’emblème du roi François Ier (1494-1547)François 1er , la Salamandre, orne toujours le blason du port maritime de Haute Normandie.
 Pourquoi un nouveau port ?

        A la fin du Moyen-Age, Rouen était nettement  la capitale économique de la Normandie, particulièrement pour les activités maritimes. Mais la navigation sur la Seine était alors longue, difficile et périlleuse et ne permettait pas aux navires de plus de 180 tonneaux de remonter le fleuve.
        En plus , les Rouen, Harfleur ou Honfleur étaient inadaptés face à l’augmentation du trafic maritime et au tonnage des navires marchands.
Une solution devait être cherchée. Qui allait prendre les initiatives ?
        Deux démarches parallèles, légèrement décalées dans le temps, allaient être à l’origine de la naissance du port du Havre : le pouvoir royal et les marchands.

Les marchands:
De leur côté, justement, les marchands rouennais, sur le plan strictement économique, avaient fait la même analyse. Ils ne pouvaient que se tourner vers le roi, ce qu’ils firent par l’intermédiaire des états de Normandie, réunis le 9 mai 1515. On ne réclamait pas à proprement parler la création d’un nouvel établissement, mais l’aménagement de Harfleur et de Honfleur.

  Ce fut pour le roi l’occasion de faire d’une pierre deux coups : créer un port qui soit bien à lui, tout en faisant plaisir à ses sujets rouennais.

Le Roi :

Louis XI  puis Louis XII  firent explorer la région en vue d’établir des fortifications, mais aucune réalisation concrète ne s’ensuivit.

  C’est François Ier (1494-1547) qui prit réellement les « choses en mains », motivé par des préoccupations d’ordre militaire, politique et économique :
  Apporter son soutien militaire à Jacques V d’Écosse contre le roi d’Angleterre Henri VIII, ce qui nécessitait l’emploi d’une armée de mer et donc un port pour la rassembler.
   S’assurer une prépondérance politique et économique en Europe en maîtrisant les débouchés sur l’Atlantique.

 

 

 

    C’est ainsi que le 7 février 1517, François 1er   »donna commission  » à Bonnivet, Amiral de France, de trouver un « havre », un abri pour les navires, tant de guerre que de commerce.

Les travaux : l’aménagement du site et la construction du port
   Le texte du 7 février donnait possibilité à Bonnivet de   »commettre » quelqu’un en son absence. Aussi, dès le 12 février, transmettait-il sa commission à Guyon le Roy en en reprenant les termes. Dès le 22, ce dernier écrit à M. de Blosseville, capitaine des côtes de Normandie, lui demandant d’appeler les maîtres maçons et autres ouvriers de Normandie à  » l’adjudication des travaux  ».

    Avant çà , le 2 mars, cinq à six cents personnes, officiers de justice et de l’administration, maîtres maçons, capitaines de navires, habitants de Harfleur et  » autres plusieurs personnages à ce  » congnoissans  » (= qui s’y connaissaient ), se rendirent sur le terrain pour donner leur avis sur  » le lieu le plus propre, utile et convenable et plus parfait « .

   Le 3 mars, il fut  procédé à l’adjudication des travaux  » au rabais  ». Jehan Gaulvyn, de Harfleur, et Michel Feré, de Honfleur, tous deux  » maistres du mestier de machonnerie  » furent déclarés adjudicataires.

  Les travaux, prévus pour être finis à la fin d’octobre, furent bien loin d’être exécutés dans le délai porté au marché, et ce pour plusieurs raisons :
   Le mauvais état du sol nécessitait de creuser beaucoup plus profondément pour trouver un sol stable. Il fallut donc employer un très grand nombre de pieux pour soutenir les ouvrages de maçonnerie
   Le climat et les conditions de travail rendirent illusoire la corvée prévue par la commission du 7 février ; il fallut donc aller chercher, et de plus en plus loin, des pionniers et les payer.
  Enfin, lors des tempêtes, il était impossible aux ouvriers de travailler.

  Cependant, une lettre prouverait qu’à partir d’octobre 1518 le port pouvait être utilisé.

Un port de pêche :

  En janvier 1544,  » la Catherine  » quitte le port pour partir à la pêche de la morue vers Terre-Neuve et devient ainsi le premier  »Terre-neuvier  » de l’histoire. Au XVII siècle, Le Havre est l’un des premiers ports français pour la morue verte et le plus grand port morutier de Normandie avec 92 navires armés pour Terre-Neuve en 1620.

   En 1653 débute la pêche de la baleine, pêche abandonnée dès la fin du XVII ème siècle : pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg la flotte anglaise occupe la Manche, mettant pratiquement fin à toute activité du port. Elle ne reprendra qu’au 19 ème siècle au cours duquel Le Havre deviendra le premier port français pour la pêche de la baleine. Le Havre-de-Grâce, avant de devenir un grand port de commerce, a été d’abord  un port de pêche.

Une base de départ des aventuriers :

    En juin 1523, Giovanni da Verrazano part du Havre à bord de  » la Dauphine  »  pour les Indes Occidentales et découvre le site de New York qu’il nomme  » Nouvelle Angoulême  » en hommage à François 1er le commanditaire de l’expédition.

   Le 12 juillet 1555, une expédition de 600 hommes dirigée par Villegagnon part du Havre pour fonder une colonie protestante au Brésil (Fort-Coligny).       Aujourd’hui encore, une  » place des cannibales  »  ?? rappelle ces liens anciens avec le Nouveau Monde. D’autres convois de huguenots embarquent au Havre pour l’Amérique.

  En février 1562, une expédition quitte le port du Havre en direction de la Floride. Elle est dirigée par Jean Ribault et René de Laudonnière, avec 150 hommes, en majorité des protestants.

  À la fin du XVI ème  siècle, le trafic avec le Nouveau Monde prend son essor et Le Havre voit arriver des produits américains comme des cuirs, du sucre et du tabac. Une des principaux acteurs de ce trafic est un Havrais explorateur et cartographe, Guillaume Le Testu (1509-1573) : un quai au Havre porte toujours son nom. D’autres figures de la Course et de l’exploration de l’Amérique passèrent par Le Havre : le capitaine Guillaume de Champaigne (années 1550-1580), le Normand Pierre Belain d’Esnambuc (1585-1637) qui prit possession de l’île antillaise de Saint-Christophe en 1626. Jacques Devaux est né au Havre ; il fut pilote et cartographe et en 1579 il explora la région de l’Amazone et fit des relevés des côtes américaines de 1585 à 1587.

Travaux pour une ville moderne :

   Façade principale de sa construction (aboutissant en 1638), jusqu’au 19ème siècle.

  En 1525, une tempête provoque la mort d’une centaine de personnes, la destruction de 28 bateaux de pêche et de la chapelle Notre-Dame. En 1532, la ville qui s’est développée autour du port baptisée « Françoise de Grâce », en l’honneur de François 1er. En 1536, le père de Guillaume de Marseille procède à la reconstruction, en bois avec un toit de chaume, de la chapelle Notre-Dame, à laquelle est ajointe une tour (qui existe toujours) dotée d’une flèche gothique en 1540; la chapelle suivait un axe nord-sud, et son portail nord, en mauvais état, constitue encore l’entrée de la tour de la cathédrale actuelle.

   En 1541, François Ier confie le projet d’urbanisme et de fortification à l’architecte italien Girolamo Bellarmato. Celui-ci a les pleins pouvoirs et organise le quartier Saint-François selon des normes précises complètement inspirées du style renaissance (plan orthogonal, hauteur des maisons limitée).    En 1551 débutent les travaux de l’église de la paroisse de Saint-François ; ( on attribue les plans originaux à l’architecte précédent, mais aucun document ne l’atteste ).

   François Ier construit le premier établissement hospitalier : l’hôtel Dieu, qui fonctionne de 1556 à 1591. Celui-ci est suivi de la création d’un second hôpital en 1591 à proximité du bassin du roi. Il avait pour mission d’héberger les indigents et les contagieux. L’emplacement est revendu à l’arsenal en 1669. Valentin de Pardieu, gouverneur de Gravelines, fait construire, en 1598, un fort entre Gravelines et Le Havre et fait entrer des troupes espagnoles dans la région. Une rue du Havre porte le nom  » De Pardieu  ».

 » En douceur  » lol

Préambule : 

Croquis plus vidéo ébénistes en rapport avec une  » doucine  » 

 

cimaise moulure

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    Comme vous qui par hasard passeriez le voyez , la vidéo montre un meuble avec des  » moulures  » décoratives …….Quel rapport avec la doucine ? 

   En fait , la  » doucine  » est une sorte de  rabot ( pas trouvé d’image ) qui est utilisé en menuiserie ou ébénisterie pour réaliser des moulures courbes en forme de  » S  » aplati . Et , comme c’est souvent le cas dans le milieu de l’artisanat , le mot  » doucine  » désigne aussi bien l’outil que le résultat de son utilisation . La doucine est donc également une moulure qui présente un aspect plutôt doux au regard comme au toucher ….D’où son nom qui évoque bien la  » douceur  » ….Par contre , le mot  » durcine  » qui aurait pu désigner une moulure plus saillante / abrupte n’existe pas !

P.S : Quelles différences entre ébéniste et menuisier

   Ces métiers ont beaucoup de   » savoir-faire  » en commun mais il faut savoir  que leur différenciation , qui met l’ébéniste plus  » en valeur  »  remonte à l’époque des corporations, dissolues au 18ème siècle. Rabot

Le menuisier :

    Il réalise les portes, les fenêtres, les parquets et boiseries, les meubles et les sièges. Il peut également assurer leur pose. Il fournit avant tout une prestation sur mesure en fabrication, mais aussi en agencement en bois massif ( cuisine,  placards etc…).

   Souvent, dans le  langage  » commun  », on classe les  » agenceurs  » (qui utilisent des matériaux dérivés en panneaux) et les poseurs (de matériaux isolants, de cloisons sèches, d’ouvrages en aluminium ou en PVC) avec les menuisiers alors qu’ils n’en sont pas puisqu’ils ne pratiquent pas la menuiserie.

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L’ébéniste :

main d’ébéniste

   L’ébéniste travaille le bois également mais a les compétences pour travailler les finitions avec des essences de bois rares en utilisant les méthodes de marqueterie. Cette méthode permet d’utiliser des lames fines de bois rares (ébène par exemple…).=> ébène a donné ébénisterie ? 

   L’utilisation d’essences rares, bien souvent  impossibles à obtenir en grande quantité, oblige l’ébéniste à les utiliser en placages. Ceci limite également le prix de la matière première. L’ébénisterie est donc un métier récent qui a fait son apparition au 15ème siècle quand les premiers bois rares ont été rapportés de Madagascar. L’ébéniste est le seul de ces deux ou trois ( le charpentier par exemple ) métiers du bois à être considéré comme métier d’art.