C’était ….en février 1972

shallow focus photography of blue alpine car

steampunktendencies: “Extreme repurposing: VW Beetle Bike… ”

      La Coccinelle : La voiture la plus vendue au monde !   » Dopée  » par le film  » un amour de Coccinelle  » ( Disney) 

  La  » petite  » auto de Volkswagen  atteint 15 millions de ventes en 1972 ( la Ford T , créée par l’ingénieur autrichien F .Porsche tenait précédemment ce record ) …La Ford T cessera d’être fabriquée en 2003 …..

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 Coccinelle :Création

   La Coccinelle, aussi surnommée « Cox » ou « VW » en français, a été la première Automobile produite par la marque allemande Volkswagen.

En 1931, Ferdinand Porsche

     

confie l’étude d’un projet nommé « vw30″ à la firme allemande  » Zündapp  » qui réalisa , parait il , trois prototypes.
 La société   » Gesellschaft zur Vorbereitung des Deutschen Volkswagen  » (« Société pour la préparation de la Voiture du Peuple Allemand ») fut fondée le 28 mai 1937.
     Le but  était de créer une voiture « pouvant transporter à 100 km/h une famille de 4 personnes en consommant 7 litres aux 100 pour moins de 1 000 Reichmarks » !

A l’origine, ce modèle était prévu en trois versions : limousine, décapotable et cabriolet.
La production de la voiture qui commence en 1938  se poursuivra jusqu’en 2003.
Dès son lancement en 1938, la VW connaît un succès  » fulgurant  », même si elle est surtout construite dans des versions militaires pendant la guerre. La production de modèles civils redémarrera  après la Seconde Guerre mondiale.

  Coccinelle en guerr( la coccinelle  » s’en va en guerre  » )

Munie de 4 roues motrices, de pneus tous terrains et d’un rouleau à l’avant pour éviter un enlisement frontal, cette KDF est mutée au front en 1942 sous le matricule type 87. Elle a une boites à 5 rapports, une vitesse maximale 80 km/h et surmonte les plus délicats obstacles naturels.

 

 

 

 

 

Etc…..

 klik 

Stop pour cette nuit ( Manu vient ce midi ! )

Drapeau blanc = paix ?

   

 

    drapeau paixSymbole de  la reddition dans l’inconscient populaire, le drapeau blanc est également un symbole de paix. Si sa signification nous semble aujourd’hui évidente, cet étendard a connu une histoire originale dont certaines coïncidences l’ont amené à tenir un rôle unique et relativement important dans les relations internationales.

Des bandelettes au drapeau blanc :

  Il semblerait que la signification pacifique du drapeau blanc remonte à l’Antiquité.

 

   En effet, selon l’historien latin Tacite, l’étendard blanc serait apparu au cours de la guerre civile romaine (opposant les partisans de l’empereur Vitellius à ceux de Vespasien), en l’an 69 après J.C 

  Alors qu’il était de coutume dans le monde antique de brandir haut son bouclier pour signifier sa reddition, les légionnaires de Vitellius n’ont eu, en effet, d’autre choix que d’arborer leurs bandes molletières blanches à la face de leurs adversaires.

   Ainsi, ces soldats romains ( qui avaient abandonné leur équipement lors de leur retraite à Crémone  ) venaient de créer, sans le vouloir, un nouveau code dans le langage de la guerre.

   De cet événement fondateur, le blanc pouvait donc poursuivre sa voie sur » le chemin de la paix   » .

   Bien des siècles plus tard, le blanc ( associé à la pureté )  servait de sauf-conduit aux voyageurs du Moyen Âge qui attachaient une étoffe de cette couleur à leur habit, quand ils se rendaient en territoire étranger.

    Cependant , ce n’est véritablement qu’ à la Renaissance que l’étendard blanc est adopté , par les puissances européennes , comme un code visuel pour arrêter les combats.

   En effet, alors que la multiplication des armes à feu rendaient difficiles les sonneries de trompettes et l’appel de tambour (qui servaient usuellement à signifier l’intention de parlementer), le drapeau blanc avait pour avantage de se distinguer de la plupart des bannières (à l’exception notable de celle du roi de France), tout en étant facilement utilisable par n’importe quel belligérant (un simple linge pouvait faire l’affaire).

Un symbole devenu universel :

   Dès lors perçu comme le  » signe qu’on demande à parlementer  » (selon les termes employés dans  »Le Droit de la guerre et de la paix » publié en 1625, par Huig de Groot dit Grotius), le drapeau blanc passe progressivement du droit  » coutumier  » au droit  » conventionnel  » de la guerre ) .

    La  » chamade »  (  » chamade  » = Origine : Le mot ‘chamade’ vient du piémontais  »ciamada », qui signifiait « clameur, appel ». La chamade est un roulement de tambour ou une sonnerie de trompette qui était utilisée au cours des batailles ou des sièges pour indiquer qu’on souhaitait se rendre ou qu’on demandait une trêve pour ramasser ses morts.)  et le  »drapeau blanc  » sont décrits comme des demandes de capitulation dans le  »Traité du droit naturel » (1777) par Béat-Philippe Vicat.

   Finalement, le statut particulier de cet étendard est reconnu officiellement par la Conférence Internationale de la Paix (qui siégeait à La Haye, en 1899).

   Depuis cette date, toute personne brandissant un drapeau blanc est considérée comme étant inviolable et neutre dans la guerre qui l’afflige.

    Ce fut ne avancée importante vers la protection des civils et la résolution pacifique des conflits.

Poudre de  » Perlimpinpin  »?

La poudre de perlimpinpin ?

Un remède prétendument extraordinaire mais aux vertus complètement imaginaires.
Une solution présentée comme miraculeuse, mais qui ne sert à rien.

Origines :

   »Perlimpinpin » est un mot qui date de la première moitié du XVIIe siècle mais dont l’étymologie est inconnue. Il s’est aussi écrit  »prelimpinpin ».
  Certains le comparent à une formule magique comme  »abracadabra ».
Est-ce parce que ceux qui, autrefois, vendaient des poudres diverses en prétendant qu’elles étaient des remèdes extrêmement efficaces contre tout et n’importe quoi, les présentaient comme des produits un peu magiques ?
Toujours est-il que ces poudres se sont aussi, et à juste titre, appelées « poudre de charlatan ».
Par extension, l’expression peut s’appliquer à tout ce qui est censé apporter une solution à quelque chose et qui s’avère complètement inefficace.

Exemples :

 » Et cela marche, commercialement tout du moins, puisque la cure représente 36 % du chiffre d’affaires de la société, qui vise surtout les personnes âgées. Mais pour la direction des fraudes, qui a conduit la procédure, et pour le procureur, Jean-Pascal Oualid, on n’est pas loin de la « poudre de perlimpinpin ».  »

 

 

KLIK ……………..

Moulinex et la purée  » maison  »…..

     Dans l’entre – deux – guerres , chez la famille Mantelet ……Le mari ( Jean ) , mange le plats cuisinés par son épouse ….Il n’aime pas beaucoup les jours où la purée est au menu …: Les pommes de terre ne sont jamais parfaitement écrasées , la texture n’est pas lisse et cela ne plait pas du tout à ce monsieur !

   Mais c’est aussi un homme inventif , il veut trouver le moyen d’obtenir une  » vraie  » purée sans grumeaux ..

Il finit par mettre au point un système astucieux : Une poignée actionnée comme une manivelle déclenche une spatule métallique qui tourne en écrasant les pommes de terre contre un tamis => par les petits orifices ne tombe ainsi qu’une matière complètement lisse ….Jean vient d’inventer la moulinette à légumes moulinette…….En 1932 ,l’invention est brevetée et gagne un prix au fameux concours Lépine .

Heureux de déguster enfin une purée qui lui convient ,Mantelet lance sa société ! En deux ans , deux millions de moulins à légumes sont vendus ! ( Le prix du presse – purée  est deux francs de l’époque !) ….Comme son idée fonctionne pour les pommes de terre , J.Mantelet l’adapte pour le sel , le poivre et même les graines de moutarde ! ….. » moulisel  » ,  » moulipoivre  » , et  » mouli – moutardier  »  tous ces  » moulis  » sont commercialisés avec succès .

   Après la seconde guerre mondiale , la période des  » trente glorieuses  » et de la grande consommation s’ouvre ….Le moteur électrique remplace la manivelle et ….la force du bras ..Le premier moulin à café électrique sort en 1956  ( il sera vendu à plus d’un millions d’exemplaires  )….

C’est , parait il  , la rapidité du  » broyage  »  qui donne l’idée du nom  » Moulinex  » à J.Bonnet . ( Moulinex = l’abréviation de  » moulin express  » . Par la suite , la marque  » inondera  » le marché avec de nombreuses trouvailles pour la cuisine et le ménage .  Plusieurs dizaines de nouveaux brevets furent déposés et les slogans publicitaires tel que  » Moulinex libère la femme !  » marquent les esprits ..

Cependant , à partir des années 1980 , les idées de J. Mantelet diminuent , la concurrence augmente et….les difficultés commencent pour Moulinex ..En 1985 un premier plan social entraîne le licenciement de 1300 salariés . Trois ans plus tard , le fondateur quitte l’entreprise ( il est âgé de 90 ans ) et décède l’année suivante ..Ce n’est que le début d’une longue crise subie par le groupe à partir des années 1990……..

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moulinex affiche 1

 

 

 

?Bizarre …..

   Depuis le 1er janvier 2020,  » les Pays-Bas  » sont  officiellement utilisée par les ministères ou encore les ambassades, » on  » ne peut plus parler de la Hollande !

Pays - Bas

    Doit-on dire la Hollande ou les Pays-Bas ? La question ne se pose plus. Depuis début  2020, les Pays-Bas ont officiellement abandonné l’appellation Hollande. Cette démarche aurait  pour but de promouvoir la marque officielle des Pays-Bas. Ainsi, le mot Hollande ne sera plus utilisé dans la communication officielle et autre brochure de promotion du pays.

    La nouvelle politique a un coût : 200 000 euros vont être dépensés pour se mettre à jour. Les ministères, les universités, les ambassades ou encore les entreprises auront l’obligation d’utiliser le titre officiel dès le 1er janvier 2020. Un nouveau logo combinant les initiales NL avec une tulipe orange va être confectionné pour l’occasion. 

Le tourisme en ligne de mire

    La stratégie du gouvernement a aussi une portée touristique. En mai dernier, l’office du tourisme néerlandais a annoncé qu’il allait arrêter de promouvoir les Pays-Bas en tant que destination touristique à cause de la surpopulation. Selon les projections évoquées par un quotidien britannique, le nombre de touristes dans le pays devrait passer de 19 millions à 29 millions dans la prochaine décennie. Les autorités veulent mettre l’accent sur un tourisme durable qui ne serait pas seulement concentré sur la seule ville d’Amsterdam et pourrait s’étendre sur les autres villes du pays. Amsterdam est en effet la destination privilégiée par les étrangers avec 17 millions de visiteurs par an pour seulement un million d’habitants. 

    La Hollande est en réalité une région des Pays-Bas, mais il est de coutume d’utiliser l’un ou l’autre pour désigner ce pays du nord de l’Europe. Dans cette région, sont concentrées les villes les plus emblématiques du pays : Amsterdam, Rotterdam et La Haye. Avec ce changement de nom, le gouvernement veut faire des Pays-Bas un tout.         

   Avant l’officialisation de la décision, certains détails doivent encore être réglés. Le site de l’office national du tourisme s’appelle holland.com. L’équipe de football, plus communément appelée la Hollande, devra-t-elle aussi se plier aux nouvelles règles ?

C’était il y a environ …

…..18 ans :

Le 1er janvier 2002, c’est avec un plaisir manifeste que les habitants de douze pays de l’Union européenne accueillent les pièces et les billets de leur nouvelle monnaie, l’euro.

   Cette monnaie avait dans les faits remplacé les anciennes monnaies nationales trois ans auparavant, le 1er janvier 1999, avec la fixation autoritaire du taux de change entre celles-ci et l’euro. Mais l’opinion publique n’a pris la mesure du changement qu’avec l’apparition de la monnaie fiduciaire (pièces et billets), que l’on peut voir et toucher.

  Quinze ans plus tard, l’  » euro-zone  » compte dix-neuf pays sur les vingt-sept de l’Union (hors Royaume-Uni) mais sa survie est désormais » suspendue à un fil  »…

La zone euro en 2015

Une relance très politique

   Le 10 décembre 1991, à Maastricht, les douze pays qui composent désormais la Communauté économique européenne (CEE) signent un traité portant création d’une Union européenne (en remplacement de la Communauté européenne), avec l’engagement de créer une monnaie unique.

     Le traité met toutefois des conditions drastiques à l’entrée d’un pays dans l’union monétaire : limitation du déficit public à 3% ; dette publique limitée à 60% du PNB. Ces  » critères de Maastricht  », assortis de la menace de sanctions financières pour les contrevenants, feront l’objet d’un Pacte de stabilité et de croissance, en 1995, à l’initiative de la France et de l’Allemagne, mais il volera en éclats dès 2003, ces deux pays se dispensant de le respecter.

  Une Banque Centrale Européenne (B C E), dont le siège sera plus tard fixé à Francfort, est chargée de la discipline. Les instituts d’émission nationaux comme la Banque de France seront de simples succursales de la B C E.

   Strictement indépendante du pouvoir politique, à la différence des autres banques centrales dont la Réserve Fédérale américaine, la B C E doit seulement veiller à ce que les gouvernements de l’union monétaires respectent les critères relatifs au déficit public et à la dette publique, de façon à prévenir les excès de liquidités et l’inflation. Ainsi l’ont exigé les Allemands, qui gardent du souvenir de l’année 1923 la phobie de l’inflation et veulent préserver la valeur de leurs actifs financiers en prévision de leurs vieux jours.

  La future monnaie est d’abord appelée écu, puis euro  (en raison d’une traduction malheureuse de l’écu en allemand, ) qui rappelle le mot Kuhe (vache).

   Les promoteurs de la monnaie unique affichent leur conviction que celle-ci entraînera  » ipso facto » un rapprochement des économies des États-membres. Ces derniers seront, selon eux, obligés de coordonner leurs politiques économiques, ne serait-ce que pour respecter les  » critères de Maastricht  », et très vite aura lieu une homogénéisation des économies, les pays les plus pauvres rattrapant les plus riches.

   La nécessaire coordination des politiques économiques entraînera, toujours selon les promoteurs de la monnaie unique, une plus grande intégration politique et un renforcement des institutions communautaires. Au bout du compte, l’union monétaire permettra de ré) !

  Un projet prématuré ?

Dès les années 1990, des penseurs et des économistes de renom, parmi lesquels des Prix Nobel (Maurice Allais, Joseph Stiglitz…),  mirent en question ce processus vertueux.

   Ils doutaient que la monnaie puisse renforcer les institutions européennes dans un sens fédéral par sa seule existence, sous la pression de la nécessité et des crises.   Au contraire, vu la faiblesse des institutions européennes, les crises monétaires risquaient d’exacerber les divergences entre les États membres, aux économies et aux traditions politiques et sociales opposées, avec au bout du compte, le risque d’une implosion prématurée du projet européen.

    Ils doutaient aussi que la monnaie unique suffise à rapprocher les niveaux de vie dans la zone euro. À preuve l’union de l’Italie, à la fin du XIXe siècle, qui s’est soldée par une aggravation considérable des écarts de développement et de niveau de vie entre le Sud et le Nord de la péninsule… Faute de protections douanières et monétaires, l’industrie naissante du Mezzogiorno a été instantanément étouffée par l’offensive des industriels de la plaine du Pô, mieux organisés et plus puissants.

   Paul Krugman, futur Prix Nobel d’économie, souligna dès 1991 le risque d’une spécialisation régionale par branche industrielle à l’échelle de l’Europe, ce qui aurait pour effet d’accroître les asymétries entre les pays au lieu de les résorber…

   Monnaie unique ou monnaie commune ?

Certains économistes et responsables politiques regrettent qu’ait été écartée une solution médiane qui avait l’avantage de ménager une intégration progressive : la monnaie  » commune  » (et non unique) et de respecter la diversité des économies et des société.

    Il s’agirait d’une devise qui viendrait en complément des devises nationales et servirait aux échanges de l’Europe avec le reste du monde. Cette monnaie commune serait constituée comme un  » panier  » de toutes les devises nationales, selon le principe du S M E créé en 1979, mais la part de chacune de ces devises dans le « panier » pourrait varier de façon à garantir l’équilibre et la stabilité des échanges intra-européens.

Entre scepticisme et jubilation :

   En France, c’est d’extrême justesse que le traité de Maastricht fut entériné par référendum en septembre 1992, au terme d’un débat public intense et d’une très haute qualité intellectuelle.

 

 Le 1er janvier 1993 débuta la mise en oeuvre du Grand Marché unique conçu par Jacques Delors , ancien président de la Commission européenne. Et le 26 octobre 1995, dans un discours télévisé célèbre, le nouveau président français, Jacques Chirac, se convertit résolument aux exigences de rigueur imposées par l’unification monétaire.

  Au bout du compte, le 1er janvier 1999, un groupe de onze pays ( » L’Euroland  » : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal) virent leurs monnaies fixées à l’euro euros billets par une parité fixe. La Grèce , au prix d’un gros effort de rigueur, rejoignit ce groupe deux ans après ainsi que, dans la décennie suivante, Chypre et Malte, Estonie, Lettonie, Slovaquie et Slovénie. La Grande-Bretagne, toujours  » eurosceptique  », se tient à l’écart de l’union monétaire.

  Aux marges de l’Union européenne, le petit Monténégro, nouvellement indépendant, ne s’embarrasse pas de scrupules : de son propre chef, il a adopté l’euro comme monnaie nationale.

  L’euro a connu l’épreuve du feu  dix ans après sa naissance, suite à la mauvaise gestion de la crise grecque, et d’autres …

Blues du dimanche soir………..

   Je crois que je vais devoir arrêter ce blog , car il est payant et je ne peux pas  régler la facture …….=> Le blues 

 

 

 

 

 

 

 

L.Ferré :  » Ne chantez pas la mort  »  : Paroles ( J.R Caussimon )

Ne chantez pas la Mort, c´est un sujet morbide
Le mot seul jette un froid, aussitôt qu´il est dit
Les gens du show-business vous prédiront le bide
C´est un sujet tabou pour poète maudit
La Mort
La Mort

Je la chante et, dès lors, miracle des voyelles
Il semble que la Mort est la sœur de l´amour
La Mort qui nous attend et l´amour qu´on appelle
Et si lui ne vient pas, elle viendra toujours
La Mort
La Mort
La mienne n´aura pas, comme dans le Larousse
Un squelette, un linceul; dans la main, une faux
Mais fille de vingt ans à chevelure rousse
En voile de mariée, elle aura ce qu´il faut
La Mort
La Mort

De grands yeux d´océan, une voix d´ingénue
Un sourire d´enfant sur des lèvres carmin
Douce, elle apaisera sur sa poitrine nue
Mes paupières brûlées, ma gueule en parchemin
La Mort
La Mort

Requiem de Mozart et non Danse Macabre
Pauvre valse musette au musée de Saint-Saëns
La Mort c´est la beauté, c´est l´éclair vif du sabre

C´est le doux penthotal, de l´esprit et des sens
La Mort
La Mort

Et n´allez pas confondre et l´effet et la cause
La Mort est délivrance, elle sait que le Temps
Quotidiennement nous vole quelque chose
La poignée de cheveux et l´ivoire des dents
La Mort
La Mort

Elle est euthanasie, la suprême infirmière
Elle survient à temps, pour arrêter ce jeu
Près du soldat blessé dans la boue des rizières
Chez le vieillard glacé dans la chambre sans feu
La Mort

La Mort

Le Temps c´est le tic-tac monstrueux de la montre
La Mort, c´est l´infini dans son éternité
Mais qu´advient-il de ceux qui vont à sa rencontre?
Comme on gagne sa vie, nous faut-il mériter
La Mort
La Mort
La Mort?