l’archipel des  » onze milles verges  » ? !

    » Drôle  » de nom pour un archipel ?  Qu’est ce que c’est ? 

 

archipel

    En lisant ce nom , je m’attendais à quelque chose de plus  » croustillant  » lol , mais , en fait  :

     Baptisé archipel des onze mille vierges par son découvreur portugais, Saint-Pierre-et-Miquelon est aujourd’hui une collectivité d’outre-mer française. Situé non loin du Canada, l’archipel, au climat âpre, est une destination qui, par ses traditions et ses richesses naturelles, vaut , parait il , le détour.

Une histoire mouvementée :   

   C’est en 1520 qu’un navigateur portugais découvre l’archipel. Il lui donne le  » poétique  » nom d’archipel des onze mille vierges. Environ 16 ans plus tard , en 1536, Jacques CartierJ.Cartier  , envoyé par François Ier pour reconnaître la côte méridionale de Terre-Neuve, rebaptise l’archipel  » l’île Saint-Pierre  ».

    Dans le cadre d’une  » rivalité séculaire  » entre la France et l’Angleterre, des pêcheurs normands ou bretons s’établissent, dès le XVIe siècle, en ces lieux très poissonneux, et y pratiquent notamment la chasse à la baleine.Résultat d’images pour images ,illustrations chasseurs de baleine

Au cours du XVIIIe siècle, à plusieurs reprises ,l’archipel est cédé aux Anglais et la population française déportée. Ce n’est que sous le règne de Louis XVIII, dans la première moitié du XIXe siècle, que la possession de Saint-Pierre-et-Miquelon sera définitivement reconnue à la France.

Des beautés naturelles…….

   L’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est réputé pour être  » dépaysant  » , les personnes aimant le changement l’apprécient . Soumises à un climat océanique assez rude, battues par les vents et arrosées de pluies fréquentes, ces îles se signalent par l’aridité d’une végétation arctique, faite de lichens et de conifères.

    L’archipel est surtout composé de deux îles, celles de Miquelon et celle de Saint Pierre, qui, plus petite, abrite pourtant les neuf dixièmes de la population. Langlade, l’île aux Marins et d’autres îlots inhabités complètent l’ensemble.

    Le voyageur peut s’y promener, au long de sentiers pittoresques, et découvrir les côtes échancrées, dominées par des falaises à pic, les tourbières et les étangs qui dessinent la physionomie rude et un peu désolée de ce bout du monde.

    Il y a également  de nombreuses espèces d’oiseaux, mais aussi des chevaux sauvages et même des lamas.!! Le voyageur /explorateur aura  peut-être aussi l’occasion  d’admirer les évolutions des phoques ou des orques qui peuplent les parages de l’archipel.

   Les petites maisons de bois colorées Résultat d’images pour maisons de bois sur iles de saint pierre et miquelon images,photos

 et les spécialités gastronomiques, basées sur les recettes locales à base de morue, sont d’autres traditions de ce petit morceau de France aux confins du Canada.

 »Rouler une pelle  » heuu????

 

   Comme chacun le sait , cette expression familière et argotique ,  signifie s’embrasser avec la langue. Plus précisément, embrasser une personne sur la bouche en se servant de sa langue. Autrement dit, faire un baiser  » appuyé  » sur la bouche.baiser

D’où vient l’expression ?

  Cette expression tirerait  son origine du verbe  » peloter  » qui remplaça  » patiner  » au 19ème siècle et qui signifiait caresser avec insistance. L’expression utilisée  à l’époque était , parait il   » rouler un pélot  » , dérivant de  » peloter  » qui, par déformation, donne rouler une pelle ou un palot. Si cette expression aujourd’hui peut aussi dire,  » embrasser érotiquement  » , au 17ème siècle, elle était employé par les joueurs de paume,  ( ancêtre du tennis ). En effet, avant les matchs, les joueurs  » pelotaient en attendant partie  », c’est-à-dire qu’ils s’échauffaient lors  de plusieurs échanges avant d’entrer dans le vif du jeu. Des sortes de   » préliminaires  » qui , plus tard , ont fini par donner au mot son sens actuel.

   » On  » dit aussi  :  » rouler un patin, galocher, rouler une galoche  ». En regardant l’expression  » Rouler un patin  »  de plus près, il est possible de penser  que ce soit une déformation du mot patte qui désignait un chiffon, mais cette définition  n’était déjà plus utilisée  au 19ème siècle.

   Autre possibilité : Un substantif tiré du verbe  » patiner  » qui signifiait, en argot  » caresser  » son partenaire. Le mot  »  patin  » pourrait aussi avoir permis à l’expression de durer avec l’essor des patins à roulettes  ??? , très en vogue il y a quelques années ..       

    Encore une autre explication, la  » galoche  » désigne une chaussure en argot. De nombreuses variantes existent,  » pelle  » en faisant partie et étant la plus fréquemment employée mais aussi  » saucisse  » ou  » escalope  » ????.

  Bref , à vous de juger bon de rouler une pelle ou pas, sans pour autant risquer de vous prendre un râteau ! lol 

pas vraiment envie de le  » faire  »….

….mais , pour ne pas penser trop à la réalité , je cherche des moyens de  » me changer les idées  » : Comme chercher l’origine de mots  / expressions .

    Donc , je n’ai pas envie de  » faire le mariole  » …pitre

    Là encore , je ne sais pas si l’expression est employée dans toutes le régions , mais  » chez moi  » , elle l’est …

   Elle l’est pour parler d’une personne qui cherche à se faire remarquer via des moyens ni subtils , ni …intelligents …( des blagues  » douteuses   » , même des grimaces )

Le terme  » mariole  » serait apparu en France au 16 ème siècle :

 Il y a deux hypothèses  pour son origine :

La première viendrait de l’italien  » mariolo » qui signifiait un escroc ou quelqu’un de rusé voleurIl aurait même  été  » construit  » à partir de Maria ( la vierge Marie ! ) ,il s’agissait alors de désigner les personnes qui feignent la dévotion, font semblant …

Vieille vidéo  » messe  » ( dévotion ) 

 

 

La seconde : Une pitrerie impliquant un soldat nommé  » Mariolle  » ( Son nom exact serait <=Dominique Gaye- Mariolle  ) .

 

 

( Statue d’un sapeur des grenadiers de la Garde impériale )

     Héros des guerres de la révolution et de l’empire , il était célèbre pour sa bravoure et sa grande taille ( il mesurait plus de deux mères ! ) Blessé au combat, il est admis en tant que sapeur dans le corps des grenadiers de la Garde Impériale.

     Et , en 1807 , alors que Napoléon 1er passe en revue ses troupes , Mariolle se fait , parait il , remarquer : Il présente les armes d’une façon pour le moins originale : Pas avec son fusil , mais avec un canon pesant plus de 100 Kg ! Napoléon l’aurait félicité pour sa force , et c’est de là que viendrait l’expression  ! ?

 

 

 

 

Le voleur ….. » pêcheur  » lol

    Un voleur utilise une canne à pêche pour s’emparer d’un collier  sur un mannequin en vitrine !

    Loin d’utiliser des plans ultra-millimétrées comme on peut en voir dans les films, cet Australien avait mis au point sa propre technique pour cambrioler une bijouterie. L’homme a utilisé une canne à pêche pour subtiliser un collier Versace sur un mannequin en vitrine… Et ça a fonctionné : L’homme et le collier valant près de 800 dollars se sont volatilisés dans la nature.

La vidéo pour voir l’étrange technique de ce voleur : 

Il lui aura fallu 3 heures pour attraper le collier avec sa canne à pêche…

   A  Melbourne, un bijoutier , a été victime d’un cambriolage. Quand les autorités ont visionné les vidéos des caméras de surveillance de la ville, elles ont été surprises de découvrir comment le collier avait été subtilisé. Sur les images, on y voit le voleur armé d’une canne à pêche. Il a utilisé la canne à pêche pour l’introduire à travers une fente au-dessus de la porte. Avec un crochet au bout de la ligne, il a réussi à attraper un collier Versace sur lequel apparaissait la célèbre méduse, motif  iconique de la marque.

   La police a lancé un appel à témoin pour retrouver le collier  » Versace  » et le voleur…

    Il a tout de même fallu près de trois heures à cet homme pour réussir à pêcher le collier. La police a lancé un appel à témoins en diffusant les images des caméras de surveillance. La police décrit l’homme comme âgé de 40 à 50 ans, avec un début de calvitie. La police et le bijoutier comptent sur les habitants de Melbourne pour les aider à identifier le voleur, probablement un amateur de pêche à la ligne.

Aujourd’hui …..

……ouvrir une boite de conserve est simple, facile ,car presque toutes sont de ce type :

mais il y en a encore des anciennes qui nécessitent un ouvre– boite à l’ouverture , alors dans ce cas , comment faire si on n’a pas d’ouvre boite  » sous la main  » ?

     C’est un peu comme ouvrir une bouteille de vin sans tire-bouchon.

     Ce qu’il faut faire pour ouvrir une conserve sans ouvre-boîte

     1 )   En principe, il suffit de poncer la boîte de conserve sur une surface dure. Comme un pavé. 

 

Cette solution n’est pas la plus  pratique !Alors….:

  2)  Comment ouvrir une boîte de conserve facilement à l’aide d’une cuillère.

   Les personnes qui aiment camper, cuisiner à l’extérieur ou qui sont en possession d’un ouvre-boîte rouillé savent qu’ouvrir une boîte de conserve n’est pas toujours facile ; il y a encore  beaucoup de boîtes de conserve qui n’ont rien pour ouvrir la boîte.( comme dans l’image en tête du billet )

    Il y a la solution de  » poncer  » la boîte de conserve sur un pavé,  mais  dans une forêt, il y a peu de chances de trouver un pavé. Heureusement, pas besoin de s’arracher les cheveux, car on peut toujours ouvrir la  boîte de conserve sans ouvre-boîte. Avec le bon angle et assez de pression, on peut utiliser une cuillère pour faire une petite ouverture du côté supérieur d’une boîte de conserve :  » Boucher  » la cuillère de haut en bas au même endroit et ensuite appuyer au même endroit avec la cuillère. Une fois  ceci  fait , on peut  agrandir l’ouverture en poussant doucement la cuillère le long du bord de la boîte à travers l’aluminium. ( Attention, car les bords de la boîte sont très tranchants) 

 

 

La Chandeleur …

   Ce dimanche , c’était la chandeleur ……( je crois ) ….

   Que signifie la chandeleur  ?

Pour les chrétiens , elle est  » fêtée  » le 2 février ( sauf erreur du mécréant que je suis ) …..Elle correspond à  » la présentation de Jésus au temple  » ( selon leur loi , tout premier né de sexe masculin ( les filles ???? ) sera consacré au Seigneur ) . Le rite judaïque/ juif demandait aux parents d’un nouveau né de participer à une cérémonie de purification de la mère 40 jours après l’accouchement .Lors de cette cérémonie , un vieil homme serait entré dans le temple et aurait reconnu la  » nature divine  » du bébé en le prenant dans ses bras , il aurait vu la lumière éclairant les païens …etc…

C’est cet événement sacré  qui donnera pour les chrétiens le sens de la Chandeleur ,où ils célèbrent  » la lumière  » prodiguée par le Christ et est un symbole du renouvellement de la foi et de la pureté de la Vierge Marie ….

Et les crêpes ?

Beaucoup de traditions liées aux crêpes sont nées : En France, l’une d’elles consiste à tenir une pièce de monnaie dans une main et à retourner une crêpe en la jetant en l’air depuis la poêle : Si la crêpe retombe intacte ( plate et pas pliée ) ce serait signe de bonne augure pour les finances du foyer ….en plus , les plus superstitieux conservent la première crêpe dans une armoire :Là elle attirerait la chance ……( ma grand-mère le faisait , et à ma grande surprise , la crêpe conservée  restait intacte ( sans moisissure  etc….) jusqu’à l’année suivante ? !

Voilà pour les chrétiens ….Mais auparavant  ?

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      Dans l’empire romain, l’usage voulait de fêter les  » Lupercales  » à la mi-février …La période des Lupercales était riche en célébrations qu’on peut qualifier de  » débrider  » ( comme celles des  » Saturnales  » qui seraient à l’origine du Noël chrétien ). Les Lupercales se célébraient au Lupercal ( une grotte située au pied du Palatin à Rome , en l’honneur de Faunus , divinité des troupeaux et de la fécondité .

Il faut noter que le mois de février marquait dans la société fondée sur l’agriculture , une période important : Celle des premières semaillesmoisson

 

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   En Europe du nord , la période correspond aussi à l’ancien culte celte / irlandais d’ Imbolc. Les paysans célébraient alors la divinité de la fécondité en organisant des  » parades aux flambeaux  …Il n’est cependant pas sûr que ces fêtes païennes aient directement engendré la fête connue aujourd’hui . La chrétienté se serait appropriée la date du 2 février  au moins à partir du  4ème siècle avant que l’événement ne soit  » officialisé  » par le pape de l’époque ….qui l’aurait étendu à l’ensemble de de la chrétienté , qui n’était pas encore divisée ( les églises catholiques , orthodoxes et protestantes n’apparurent que bien plus tard ).

…… 

 

Il y a environ…

46 ans: Le 7 janvier 1974   ( Nul ce billet !)

Les Britanniques instaurent la semaine de trois jours ?

   Le 7 janvier 1974, le gouvernement conservateur d’Edward Heathedward-heath impose la semaine de trois jours dans l’industrie britannique. Loin d’annoncer la fin du travail et la prospérité généralisée, la mesure reflète au contraire la situation désespérée de l’économie nationale, confrontée à une très dure grève des mineurs.

   De l’État-Providence à la sclérose :

    Après la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne fait, comme d’autres pays, le choix de développer les mesures sociales et de devenir un État-Providence suivant ainsi  les principes développés pendant la guerre par l’économiste William Beveridge.

   Cependant, à partir des années 1960, le système se grippe : les coûts de production sont trop élevés, les industries vieillissantes, et l’inflation hors de contrôle. Le poids et les actions des syndicats entraînent d’importantes hausses de salaires et suscitent l’impression que leurs dirigeants contrôlent le pays. Ni les conservateurs, au pouvoir avec Edward Heath à partir de juin 1970, ni les travaillistes, dont l’homme fort est Harold Wilson Wilson, ne parviennent à maîtriser la situation, d’autant que, sur un autre plan, le conflit nord-irlandais bat alors son plein.

   Arrimage européen, décrochage économique :

Edward Heath, fervent Européen, profite de la retraite du général de Gaulle pour relancer la candidature de son pays à la Communauté Économique Européenne (CEE), ancêtre de l’Union européenne.

Edward HeathIl en fait approuver le principe par les Communes le 28 octobre 1971 et la Grande-Bretagne devient officiellement membre de la CEE le 1er janvier 1973.

   Mais la situation intérieure se dégrade en octobre de cette même année, lorsque survient le premier choc pétrolier. Profitant de la situation, les mineurs débutent avec le gouvernement un conflit qui diminue de manière dramatique les réserves d’énergie disponibles. L’énergie voit son prix flamber !

     Plusieurs mesures sont alors prises pour restreindre sa consommation : Limitation de vitesse, diminution de l’éclairage urbain, interdiction d’éclairage des stades (ce qui conduit à l’apparition de matches de football le dimanche après-midi), arrêt des programmes télévisés à 22h30. Cela ne suffisant pas, on en vient à réduire la semaine de travail à 3 jours dans l’industrie pour tenter de l’économiser.

   Le gouvernement, en décrétant l’état d’urgence, fait appel à l’esprit civique des citoyens en rappelant la situation de la Seconde Guerre mondiale. Peine perdue : le 28 février 1974, les élections générales ramènent les travaillistes au pouvoir, et un accord avec les mineurs est signé début mars.

    La semaine de cinq jours reprend officiellement le 7 mars. Cependant, il apparaît bientôt qu’aucun problème n’est réglé : les syndicats obtiennent de nouveaux accords salariaux qui relancent l’inflation, et en 1976 le pays doit solliciter auprès du FMI (Fonds Monétaire International) un prêt de 3,9 milliards de dollars.

   Le prestige national est durement  » écorné ‘ . La Grande-Bretagne est  » l’homme malade de l’Europe  » et le dictateur ougandais Idi Amin Dada lance même un fonds de soutien et effectue des collectes en faveur de l’ancienne métropole !

   Ce n’est que dans les années 1980, après une nouvelle crise sociale en 1978-1979 et l’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher M.Thatcher, que l’économie britannique va enfin se redresser…….

  P.S : Il y eu aussi 7 janvier 1957
Début de la bataille d’Alger……

Mais moi pfffffff  » out  »

c’était un 28 décembre…..

Il y a environ 976 ans !

28 décembre 1043 :
Robert de Turlande Turlandefonde l’abbaye de La Chaise-Dieu…

    Près de mille ans plus tard, l’abbaye trône majestueusement sur le haut plateau du Livradois, partagé entre de maigres pâtures et de grandes forêts à 1080 mètres d’altitude, cerné au nord par la Sénouire et au sud par la Borne, là où l’Auvergne (région où je vis ) côtoie le Velay et le Forez. Parfois effrayante mais le plus souvent fascinante, installée au milieu du bourg, elle ne laisse personne indifférent.        L’église abbatiale a  conservé,  une grande partie de son décor et de son mobilier malgré les dégradations importantes causées par les guerres de religions et la Révolution.

ChaiseDieuabbaye

  Le 28 décembre 1043, Robert de Turlande prend possession d’une clairière dans les forêts d’Auvergne. Il fonde à cet endroit l’une des plus belles abbayes , la Chaise-Dieu, comme en témoigne encore aujourd’hui l’église abbatiale.

Une abbaye bénie du pape
Robert de Turlande : Cadet d’une grande famille d’Auvergne , né en 1001. Peu disposé au métier des armes, il est placé chez les chanoines de Brioude alors chargés de garder le tombeau de Saint Julien et devient lui même chanoine en 1026 puis prêtre. La vie qu’il mène ne le satisfait pas : Il part pour Rome, puis poursuit son voyage pour étudier la règle de Saint Benoît au mont Cassin. De retour en Auvergne, avec quelques compagnons, il prend possession d’une clairière près d’une chapelle ruinée dans les forêts du Livradois le 28 décembre 1043. Un premier monastère y voit le jour en 1050 et prend le nom de Casa Dei (La Maison de Dieu). Ce monastère prend rapidement une renommée importante dans toute l’Auvergne.     L’abbaye comptera jusqu’à trois cents moines. Robert et Rencon demandent une approbation royale et pontificale, qu’ils obtiennent en 1052.
À la mort de son fondateur en 1067 ( âgé de 66 ans ), l’abbaye est déjà célèbre et dotée de riches possessions concédées par de riches et puissantes familles d’Auvergne. À l’annonce de son décès, les pèlerins affluent à l’abbaye pour vénérer sa dépouille. Très vite célébré comme un saint, il est canonisé par le pape Alexandre II en 1070. Les catholiques célèbrent depuis lors sa fête le 24 avril.
  Le 18 août 1095, le Pape Urbain II  »  consacre  » solennellement l’église abbatiale. L’abbaye prend part aux préparatifs de la première croisade prêchée par Urbain II à Clermont où il nomme Adhémar du Monteil ,  Légat apostolique pour conduire les troupes en terre Sainte. L’abbaye consent des prêts aux chevaliers ce qui lui permet d’augmenter son patrimoine. Elle joue un rôle de banquier comme d’autres monastères à cette époque.
  Le 7 mai 1342, Pierre Roger de Beaufort est élu pape sous le nom de Clément VI. Il avait été reçu en 1302, à l’âge de 10 ans, à l’abbaye de la Chaise-Dieu. En 1323 il obtient la Licence et la Maîtrise de théologie. Plusieurs fois évêque à Arras, Sens, Rouen, il est nommé cardinal en 1339. Pape à Avignon, il n’oublie pas son abbaye et lui accorde plusieurs  » bulles  » de privilèges.
L’abbaye devient  »nullius diocesis » : =>Elle est non seulement exemptée de tout impôt mais elle reçoit l’exterritorialité. Le roi de France et l’évêque de Clermont n’ont plus aucun droit ou pouvoir sur l’abbaye ! Dès 1107, le pape Pascal II avait confirmé que l’abbaye ne dépendait que du Siège apostolique et que ce privilège s’étendait à toutes ses dépendances. En 1144, Lucius II renouvelait cette protection pontificale, qualifiant l’abbaye de  » miroir de la perfection monastique ».
En 1344 ,  Clément VI  Clément VIdécide de faire reconstruire l’abbatiale. L’architecte Hugues Morel, languedocien d’origine, est désigné comme principal Maître d’œuvre. Il sera secondé dans sa tâche par Pierre Falciat et Pierre de Cébazat. Avec la participation d’une foule  d’ouvriers,  l’église romane est démolie partiellement , car il fallait conserver un lieu de culte. Un édifice important comme le laisse entrevoir la comptabilité de l’époque. Le terrain en forte pente dut être nivelé pour recevoir les fondations de l’abbatiale. Les travaux sont rapidement achevés. L’ancienne église gênant la fin des travaux, il est décidé de la détruire définitivement en janvier 1347.
   Toute la région participe à la tâche. Les ouvriers et artistes, qui se déplacent de chantier en chantier ignorent les frontières. Le latin ou lingua franca, la langue commune de ces hommes, véhicule non seulement les outils mais aussi le savoir mathématique et géométrique. Les chiffres, tels que pi ou le nombre d’or, sont indispensables à l’édification de constructions religieuses.
Jean de Chandorat , alors abbé, quitte l’abbaye pour administrer l’évêché du Puy, à la demande de Clément VI. Attaché à son abbaye, il y  reviendra une première fois en 1352 pour procéder à la translation des reliques de Saint Robert puis une seconde fois en 1353 pour accompagner la dépouille de Clément VI qui avait souhaité que son tombeau soit placé au coeur de l’abbatiale. Il décèdera en 1356 et sera inhumé dans l’abbaye .
Les travaux se poursuivent: En 1350, l’église abbatiale est en partie achevée et il ne lui manque que la façade. . La plupart des constructions en chantier s’achèvent mais il reste la décoration intérieure. Clément VI fait appel à Matteo Giovanetti giovanettide Viterbe, son peintre favori, et lui commande huit tableaux.             Pour les fresques, Matteo gagne la Chaise-Dieu en 1351 et réalise  »La vie de Saint Robert  », aujourd’hui disparue. La translation des reliques de Saint Robert sous le maître-autel de l’abbatiale semble indiquer la fin des travaux, en 1352.
Clément VI décède le 6 décembre 1352 ChaiseDieugisantclement6 en Avignon avec le regret de n’avoir pu refaire l’unité de l’Église autour du Saint-Siège romain. Après un long voyage, sa dépouille est déposée dans le chœur de l’église abbatiale, le 8 avril 1353, par l’abbé Renaud de Montclar.

Heures sombres de l’abbaye :
   Le pape Clément VI avait donné aux abbés et aux confesseurs nommés par lui le droit d’absoudre de tous les péchés. Ce qui fait que  l’abbaye devint un important centre de pèlerinage durant tout le Moyen Âge et le restera jusqu’à la Révolution.         Les travaux de construction de la tour clémentine commencés vers 1355, à l’initiative de Jean de Chandorat qui donna 12.000 florins, s’arrêtent faute d’argent. Il décède en 1378 après avoir lutté, lui aussi sans succès, pour ramener le Saint Siège à Rome.
Les travaux ne seront définitivement achevés que l’année suivante. Puissante tour carrée, d’aspect militaire, entourée de mâchicoulis et percée d’archères, la tour Clémentine sert essentiellement de tour de défense passive. Elle sera utilisée au fil du temps comme donjon, grenier, salle du trésor pour les reliques, ou comme sacristie.
    A la fin du XIVème siècle l’abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu compte encore trois cents prieurés dans l’ensemble de ses dépendances. Mais son rayonnement tant en France qu’en Europe » décline  » fortement . Les guerres et les calamités de toutes sortes ne l’ont pas épargnée et ont contribué à la perte de certaines de ses dépendances les plus lointaines d’Italie et d’Espagne.
Le recrutement dans l’ordre bénédictin est de plus en plus difficile et la ferveur chrétienne, en ces temps troublés, a fait place au doute. A la fin de l’année 1377, les moines de l’abbaye élisent André Ayraud à leur tête. Mais le mécontentement prend place au sein de la communauté. Comme l’abbaye enregistre déjà des baisses importantes de ses revenus, André fait mettre en ordre tous les statuts et traités anciens pour les insérer dans un seul parchemin, le  » Domino  ».
En 1383, l’Anglais est en Velay et en Auvergne. Quand le pays n’est pas étouffé par la guerre, il est saigné par les exactions répétées du Duc de Berry. En 1390, un seul constat, l’Auvergne et le Velay sont ruinés. André Ayraud fonde des aumônes et fait donner du pain à tous les pauvres. Pour mettre l’abbaye à l’abri, il fait renforcer les murs d’enceinte, les munit de fortins et de fossés. Il meurt en 1420 avec la réputation d’un  »grand homme de bien ».
  L’abbaye possède toujours beaucoup de dépendances, abbayes, monastères de moniales et prieurés mais toutes ne sont pas d’égale importance. Souvent peu peuplées, mal entretenues et mal gérées, leur prospérité est en déclin. Les guerres ou les révoltes qui entraînent le pillages et les épidémies de toutes sortes,  affaiblissent l’abbaye mère. Malgré toutes ces difficultés, une grande partie de la population du village de la Chaise-Dieu travaille pour l’abbaye. Enfants ou vieillards, religieux ou laïcs, tout le monde participe aux diverses tâches nécessaires à l’entretien et à la vie du monastère. La région, en cette fin de Moyen Âge, retrouve un peu de quiétude.
L’élection du successeur d’André Ayraud est quelque peu houleuse.

     Malgré de multiples protestations, le pape Martin V confirme l’élection de Hugues de Chauvigny. En 1426, celui-ci prend des mesures contre un incendie qui ravage durant trois jours le village de la Chaise-Dieu. Hugues règnera sur l’abbaye durant 45 années.
   La fresque célèbre de la Danse macabre pourrait avoir été réalisée pendant son abbatiat, inspirée par les horreurs de l’époque. Mais, peu actif, il ne peut endiguer le déclin de l’abbaye et en août 1465, résigne en faveur de Renaud, son neveu. Renaud de Chauvigny de Blot, infirmier de l’abbaye était un personnage en vue, conseiller du roi, baron de Blot et sénéchal d’Auvergne. Pas plus actif dans son abbatiat que son oncle, il ne reste pas ou peu dans les mémoires. Il décède le 9 mai 1491.
   Le dernier abbé régulier, élu librement par la communauté, sera Jacques de Saint-Nectaire qui passe pour un abbé artiste et se distingue par un vrai goût des arts. Il fait venir des ouvriers, de France et de Flandre, pour remettre en état le réfectoire, le cloître, les bâtiments conventuels, la salle capitulaire et l’infirmerie.     Il fait aussi refaire la toiture de l’abbatiale endommagée par la foudre en 1497. On lui doit peut-être les stalles de chêne sculptées, encore visibles dans le chœur de l’abbatiale. Il est aussi le commanditaire des draps imagés (tapisseries) du chœur qui représentent des scènes de l’Ancien Testament, réalisées entre 1516 et 1518.
Le concordat de Bologne entre le pape Léon X et François Ier place l’abbaye au même rang que les autres églises de France, dans la main du roi. Jacques de Saint-Nectaire meurt le 24 octobre 1518. Désormais, l’abbé de la Chaise-Dieu est nommé par le roi. Une nouvelle ère commence pour l’abbaye, qui sera bien différente des précédentes.     

    Plusieurs abbés commendataires se succèdent sans toutefois laisser un souvenir impérissable. La plupart d’entre eux ne résident pas à l’abbaye. Quelques-uns sont restés célèbres dans l’histoire, mais pour d’autres raisons : Armand Du Plessis, duc de Richelieu, Jules Mazarin, Armand de Rohan Soubise ou Louis René-Edouard de Rohan Guémené connu comme le protagoniste de l’Affaire du collier de la Reine et dernier abbé de la Chaise-Dieu.
La Révolution met un terme à la présence de moines bénédictins et vend une partie des bâtiments comme biens nationaux. Seule l’église abbatiale conserve son statut de lieu de culte et devient église paroissiale. Depuis quelques années, la communauté Saint Jean s’est installée à la Chaise-Dieu, assurant une présence religieuse et apostolique sur ces hauts plateaux du Livradois.

Il ya environ …….

    249 ans : Le 26 décembre naissait le général Cambronne  Cambronne, celui auquel on attribue le fameux mot  ( me…de ) et une phrase non moins célèbre :   » La garde meurt mais ne se rend pas !  » lancé aux Anglais qui exigeaient de la  » Vieille Garde  » de se rendre sur le champs de bataille de Waterloo .


18 juin 1815. Napoléon  a fui.Napoléon 4

La bataille de Waterloo est perdue. Cernés de toutes parts, les bataillons de la Vieille Garde refusent de céder. A la tête de ces hommes, Cambronne. Ce général d’empire, qui s’est illustré durant les guerres napoléoniennes, refuse de se rendre en dépit des sommations anglaises : Le général ennemi, Colville  Colville, lui ordonne de déposer les armes. Il lui aurait alors fièrement répondu :  » La garde meurt mais ne se rend pas !  » Colville insiste encore, et c’est alors que Cambronne lui aurait répondu d’un court mais clair :  » Merde !  »
   Personne ne sait si ces mots ont été réellement prononcés. Mais les jours suivants la bataille, la légende prend corps dans la presse parisienne, puis à la Chambre des députés.    Le mot permettait surtout de se consoler de la défaite par un acte de bravoure mêlé de panache.
     Le  » mot  » devint aussitôt un élément de la légende napoléonienne, que Victor Hugo acheva d’immortaliser dans les Misérables , en écrivant :  » L’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c’est Cambronne. Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre.  »

   Depuis le  » mot de Cambronne  » est resté une manière indirecte de dire m… dans une situation difficile.

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  Cambronne  » bref  » :

Pierre Jacques Étienne Cambronne né à Nantes le 26 décembre 1770 et mort à Nantes le 29 janvier 1842 ( 72 ans ! )   , est un ancien général d’Empire. Nommé major de la Garde impériale en 1814, il prend part à de nombreuses opérations militaires où il est blessé plusieurs fois. Ami fidèle de Napoléon Ier, il est nommé  » comte d’Empire  » par Napoléon et décoré du grand cordon de la Légion d’honneur. 

Aller au diable, au diable Auvert ou Vauvert……….?

 Ne vous emm….pas à mettre un commentaire , j’ai l’habitude maintenant

Diable-Vauvert  »Aller loin, Aller se faire voir  ». L’expression signifie à l’origine faire une expédition dangereuse
    Auvert est une corruption de Vauvert ; on disait autrefois :  »Aller au diable Vauvert  ». Le V a été mangé dans la rapidité du discours, et il a fini par disparaître, si bien qu’on a été amené à couper en deux, pour lui donner une sorte de sens, le reste du mot : auvert. Le château de Vauvertchâteau Vauvert ou Val-Vert situé près de Paris, du côté de la barrière d’Enfer, avait été habité par Philippe-Auguste après son excommunication ; il passait depuis cette époque pour être hanté par des revenants et des démons. Le roi Saint-Louis, pour désensorceler ce château, le donna aux Chartreux en 1257.
   En effet, près de l’emplacement où est actuellement construit l’Observatoire de Paris, le roi Robert (Xe siècle) avait jadis fait bâtir une habitation de plaisance dans un lieu appelé Vauvert, c’est-à-dire val vert, » vallis viridis  », vallée verdoyante (al se prononçait alors au). La maison fut, dans la suite, abandonnée, en voici la raison :

   Non loin de cette propriété, il y avait des carrières où le vent s’engouffrait avec un grand bruit et le peuple d’alors, qui était tout bourré de superstitions, croyait que tous les diables de l’enfer se réunissaient dans cet endroit. Les Chartreux Chartreux qui logeaient près de là, dont la maison fut détruite en 1789 et les jardins réunis au Luxembourg, convoitaient cette propriété et, pour se la faire donner, ils exploitèrent la terreur qu’inspiraient ces carrières. Ils mirent ainsi le diable de leur côté, comme le meilleur moyen d’arriver à leurs fins !.

   Ils exploitèrent tant et tant la frayeur causée par un tel vacarme dans les environs du vieux château, que bientôt personne n’osa plus en approcher. Aussi, l’opinion générale fut-elle que les moines seuls étaient capables de conjurer les esprits infernaux et de disputer la maison aux revenants. Saint Louis (XIIIe siècle) fut même tout heureux de rencontrer ces bons moines pour se débarrasser d’une propriété si gênante.
     Voici l’extrait de cette donation telle qu’elle se trouve dans le Dictionnaire de Paris, de Hurtaut et Magny  :  » Le roi leur accorda la demande et non seulement leur donna l’emplacement de l’hôtel de Vauvert, mais encore toutes ses dépendances et ses appartenances. Non seulement il leur laissa la maison, mais encore les terres et les vignes où il les avait établis à Gentilly.  »