Il y a environ …..

135 ans ……….

 Instauration d’un service pour recevoir des dépêches télégraphiques par téléphone :

De 1883 à 1887, l’administration établit des réseaux téléphoniques dans 84 villes ou villages de France, mais c’est vers la fin de 1884 qu’on commença l’installation de cabines téléphoniques publiques à Paris et dans quelques villes de province.           Quatre ans plus tard, ces cabines, qui existaient dans les bureaux de postes et télégraphes et les bureaux centraux de la Société générale des Téléphones, étaient au nombre de 81, le service avait été ouvert au public le 1er janvier 1885.

   A cette époque, toute personne pouvait communiquer avec n’importe quel abonné au réseau de Paris aux conditions suivantes : les personnes non abonnées au service téléphonique de Paris payaient une taxe de 50 centimes pour cinq minutes de conversation ; le gouvernement délivrait aux abonnés de Paris, sur la présentation de leur contrat, une carte d’abonnement, dont le prix était de 40 francs par an, et qui leur permettait de communiquer dans tous les bureaux téléphoniques et bureaux de quartiers de la Société générale des Téléphones indistinctement.

Une des premières cabines téléphoniques publiques installées à Paris en 1884

Une des première cabine téléphonique  ( 1884 )

 De plus, cette Société remettait à tous ses abonnés, sur la présentation de leur contrat d’abonnement, des cartes de communication leur donnant droit de communiquer gratuitement dans tous ses bureaux de quartiers, mais dans ses bureaux seulement, chaque abonné avait droit à autant de cartes qu’il possédait d’abonnements.

 Cependant ,après neuf heures du soir, le public n’était à cette époque pas admis  à téléphoner dans les cabines de Paris. Il faudra attendre le 1er avril 1887 pour qu’un certain nombre de cabines soient mises à sa disposition après cette heure dans quelques bureaux, et notamment toute la nuit dans celui situé rue de Grenelle.

C’est en 1885 que le gouvernement s’occupa de la réception et de la transmission des dépêches télégraphiques par téléphone. Suite  à une convention passée le 15 février 1885 entre le ministre des Postes et des Télégraphes et la Société générale des Téléphones, les abonnés du réseau téléphonique de Paris purent expédier et recevoir par téléphone leurs dépêches télégraphiques. Un service téléphonique fonctionnant jour et nuit fut établi  dans le bureau télégraphique central de la rue de Grenelle.

Les télégrammes échangés dans ces conditions étaient soumis à la taxe du tarif en vigueur ; mais les abonnés qui voulaient profiter de cette mesure devaient acheter  un abonnement supplémentaire, dont le montant, fixé par le ministère, était de 50 francs par an. Le texte des dépêches adressées aux abonnés de ce service devait être précédé du mot :  » TÉLÉPHONE  » . Toute dépêche téléphonée était en même temps confirmée par écrit par le  » service ordinaire des tubes pneumatiques  ». ( Les dépêches étrangères ne pouvaient être transmises par téléphone ).

Suite à cette même convention, il fut décidé que la transmission des télégrammes par téléphone pourrait être faite dans plusieurs villes, notamment à Bordeaux et à Marseille, et que des cabines téléphoniques publiques seraient placées dans certains bureaux des postes et télégraphes de ces villes.

Bonnus :

 » prendre son pied  »

   L’expression proviendrait du partage des butins chez les malfaiteurs qui utilisaient le système anglo-saxons, le pied.. ( une unité de longueur d’environ  30 centimètres,  la longueur d’un grand pied humain d’une pointure 45 environ ) .

  Les pirates , selon cette théorie , présentaient les trésors dérobés en les étalant sous forme de petits tas d’un pied , tas où chacun prenait sa part ,  » prenait son pied  »

L’expression telle qu’on l’emploie de nos jours serait donc  une sorte  de glissement,  passant de l’argot des pirates à celui des prostituées, qui aurait créé le sens actuel, avec ses  connotations érotiques .Mais….est ce quelqu’un prendra son pied en lisant ceci ?  : Pas sur….Résultat d’images pour images pied humain

 » En douceur  » lol

Préambule : 

Croquis plus vidéo ébénistes en rapport avec une  » doucine  » 

 

cimaise moulure

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    Comme vous qui par hasard passeriez le voyez , la vidéo montre un meuble avec des  » moulures  » décoratives …….Quel rapport avec la doucine ? 

   En fait , la  » doucine  » est une sorte de  rabot ( pas trouvé d’image ) qui est utilisé en menuiserie ou ébénisterie pour réaliser des moulures courbes en forme de  » S  » aplati . Et , comme c’est souvent le cas dans le milieu de l’artisanat , le mot  » doucine  » désigne aussi bien l’outil que le résultat de son utilisation . La doucine est donc également une moulure qui présente un aspect plutôt doux au regard comme au toucher ….D’où son nom qui évoque bien la  » douceur  » ….Par contre , le mot  » durcine  » qui aurait pu désigner une moulure plus saillante / abrupte n’existe pas !

P.S : Quelles différences entre ébéniste et menuisier

   Ces métiers ont beaucoup de   » savoir-faire  » en commun mais il faut savoir  que leur différenciation , qui met l’ébéniste plus  » en valeur  »  remonte à l’époque des corporations, dissolues au 18ème siècle. Rabot

Le menuisier :

    Il réalise les portes, les fenêtres, les parquets et boiseries, les meubles et les sièges. Il peut également assurer leur pose. Il fournit avant tout une prestation sur mesure en fabrication, mais aussi en agencement en bois massif ( cuisine,  placards etc…).

   Souvent, dans le  langage  » commun  », on classe les  » agenceurs  » (qui utilisent des matériaux dérivés en panneaux) et les poseurs (de matériaux isolants, de cloisons sèches, d’ouvrages en aluminium ou en PVC) avec les menuisiers alors qu’ils n’en sont pas puisqu’ils ne pratiquent pas la menuiserie.

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L’ébéniste :

main d’ébéniste

   L’ébéniste travaille le bois également mais a les compétences pour travailler les finitions avec des essences de bois rares en utilisant les méthodes de marqueterie. Cette méthode permet d’utiliser des lames fines de bois rares (ébène par exemple…).=> ébène a donné ébénisterie ? 

   L’utilisation d’essences rares, bien souvent  impossibles à obtenir en grande quantité, oblige l’ébéniste à les utiliser en placages. Ceci limite également le prix de la matière première. L’ébénisterie est donc un métier récent qui a fait son apparition au 15ème siècle quand les premiers bois rares ont été rapportés de Madagascar. L’ébéniste est le seul de ces deux ou trois ( le charpentier par exemple ) métiers du bois à être considéré comme métier d’art.

 » Boire comme un templier  » ?

     On a attribué aux chevaliers du Temple l’usage de boire avec excès, ce qui amenait  de grands désordres. De plus, les auteurs du XIIIe siècle leurs ont tous reproché leur orgueil démesuré.!
( illustration trouvé sur le net )

Un passage tiré d’un auteur du XVIe siècle, nommé Guillaume Paradin, montre  l’opinion  qu’on avait à cette époque encore des Chevaliers du Temple :

 » Plusieurs autres grandes impetez et mechanstez perpetroient ; car, avec toutes ces choses, ilz faisoient esta de gourmandise, banquets et yvrongneries et estoient ceux qui mieux remplissoient la panse en plus grande resputation entre eux, dont l’on dit encore jusque aujourd’hui : Boire comme un Templier, qui est un adage de taverne.  » ( passage en  » vieux français  » => un effort pour le comprendre , mais …on  » devine tout de même  » )

Rabelais Rabelais (XVIe siècle), écrivait : » Je ne boy en plus qu’une esponge, je boy comme un Templier. »

Cependant, il faut savoir  que le mot boire  signifiait au XIIe siècle » goûter tous les plaisirs d’une vie sensuelle  ».( ce qui n’est pas mieux  à mon avis ) Les Italiens disent :  » Boire comme un moissonneur  ».

C’est un rossignol d’Arcadie…….

C’est un rossignol d’Arcadie ? ?

Au propre, c’est un baudet ; au figuré, c’est un ignorant, un chanteur détestable

Les Grecs et les Romains  comparaient les hommes d’une grande ignorance aux ânes d’Arcadie, qu’ils regardaient comme les prototypes de l’espèce.

   Par la suite ,   cette comparaison proverbiale a été adoptée , et nous avons dit d’abord un  » roussin d’Arcadie  », puis nous avons substitué  le nom de rossignol à celui de roussin, avec lequel il a une certaine analogie phonétique, par allusion au trait de la fable qui représente le dieu Pan donnant des leçons de musique à ces stupides animaux.

 Cette tradition mythologique pourrait être  fondée sur l’observation de quelques effets extraordinaires produits par les sons mélodieux de la voix ou des instruments sur ces animaux, qui ont montré quelquefois une  »délicatesse d’oreille  », dont bien des gens pourraient être jaloux.

   Témoin l’âne dont parle le père Regnault :  » cet âne élevait la tête par dessus le chapeau d’un joueur de flûte pour mieux l’entendre, et, dans cette position, il restait la bouche béante à l’écouter  ». Témoin encore l’âne d’Ammonius, commentateur d’Aristote. Ce second amateur était plus remarquable encore que le premier.

    Le patriarche Photius ?  était si émerveillé de ses qualités, qu’il a cru devoir en faire une mention honorable dans un ouvrage de théologie où il assure que cet illustre baudet, entendant son maître déclamer ou chanter des vers, oubliait les meilleurs chardons placés devant lui, et souffrait la faim plutôt que d’interrompre son attention. !!

Les  » tuyaux  » du Centre Pompidou …Leurs couleurs ?

  Son nom officiel est Le Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, plus connu sur le nom de  » centre Pompidou  » et familièrement  » Beaubourg  ». Né de la volonté du président Georges Pompidou, qui était un  » grand amateur d’art moderne  », il est voué à la création moderne et contemporaine. Ainsi en 1971 voit le jour un grand centre d’art et de culture sur le plateau Beaubourg, un ancien îlot d’habitations vétustes rasé dans les années 1930 et devenu un parking.

Son apparence

   Véritable “ovni architectural”, le bâtiment est reconnaissable entre tous et de très loin… grâce notamment à sa façade composée de tuyaux multicolores. Des tuyaux qui ont autrefois valu à ce musée d’être surnommé “Notre-Dame-des-Tuyaux” ou encore la  » raffinerie de pétrole  » par ses détracteurs.tuyaux couleurs

Alors, ces couleurs qui n’ont pas été utilisées que pour faire joli ou pour surprendre ! Chacune a un sens :

   Cependant , les couleurs d’ aujourd’hui du centre ont  failli ne pas être utilisées. En effet sur le projet initial le centre Pompidou avait la même couleur que la Tour Eiffel, donc rouille-marron clair, La maquette ainsi peinte n’ayant pas séduit grand monde les architectes Piano et Rodgers ont proposé les couleurs du métro suspendu, argenté. Mais cette fois le résultat était trop clinquant. Finalement ils se sont faits la réflexion que puisque c’était un bâtiment dans l’esprit industriel, “il fallait utiliser le code-couleur de l’industrie.”

Ce qui donna les couleurs suivantes:

D’abord les tuyaux bleus. Ils sont utilisés pour la climatisation du bâtiment.

Les tuyaux verts servent au circuit d’eau.

Les jaunes contiennent les gaines électriques.

Les blancs indiquent les tours de refroidissement .

Les  rouges symbolisent les moyens de communication et contiennent donc les ascenseurs et escaliers.

Enfin Valéry Giscard d’Estaing ayant décrété que le rouge et le bleu sur le toit étaient de trop, le toit fut repeint en blanc.

Voila pour les couleurs……….( Des goûts , » d’égout  »  et des couleurs )

   Une dernière info sur le centre Pompidou:

   Ceux qui y sont allés ( ce qui n’est pas mon cas ! ) savent que la place sur laquelle il se trouve est en pente, le bâtiment se trouvant au bas de celle-ci. La raison est simple. En raison de normes, le bâtiment ne devait pas dépasser une certaine hauteur. Il a donc fallu creuser, pour atteindre la hauteur souhaitée par les architectes.

Bouteille de Bénédictine restée plus d’un siècle au fond de la mer : dégustation à Fécamp…..

   Il y a environ un an

reclame-benedictine

    Une bouteille de Bénédictine découverte dans une épave de 1917 dans la mer Baltique, a été ouverte au Palais Bénédictine de Fécamp (Seine-Maritime), le mardi 14 janvier 2019

     Un moment exceptionnel a eu lieu, le mardi 14 janvier, au Palais Bénédictine de Fécamp. Une bouteille de Bénédictine, restée 102 ans dans les profondeurs de la mer Baltique a été ouverte. L’opération délicate a été effectuée par Eric Tourain, œnologue et spécialiste de l’élaboration des liquides pour le groupe Bacardi Martini France, propriétaire de la société Bénédictine.  » C’est beaucoup d’émotion et d’excitation  » , explique-t-il.

    Les salariés de Bénédictine ont aussi participé à cette dégustation historique. Cette liqueur digestive est connue pour ses arômes d’épices et d’agrumes. La première gorgée de cette bouteille centenaire a tenu ses promesses et a surpris les palais : elle a révélée des arômes de café et de cacao.

   Concernant la vente de ces bouteilles, rien n’a été décidé. Elles seront probablement mises aux enchères. Ces bouteilles se retrouveront sans doute à Londres, Hong-Kong ou New-York.

Une découverte insolite :
    En octobre 2019, une équipe de plongeurs du groupe Océan X découvre en mer Baltique des centaines de bouteilles dans l’épave d’un navire coulé par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale. Le trésor comptait quelques centaines de bouteilles de cognac mais aussi de Bénédictine, boisson alcoolisée fabriquée à Fécamp en Seine-Maritime.

 

   L’équipe  » Océan X  », basée en Suède, se décrit comme des chasseurs de trésors et des opérateurs de récupération spécialisés dans la recherche sous-marine de  » boissons alcoolisées anciennes haut de gamme et d’artefacts historiques  ».

La légende de la Bénédictine
   Selon la légende, la Bénédictine tient sa recette d’un élixir de santé élaboré par un moine vénitien, chimiste et herboriste, Dom Bernardo Vincelli à l’abbaye de Fécamp en 1510. Il aurait distillé plusieurs dizaines de plantes médicinales et aromatiques qu’il aurait trouvé sur le plateau cauchois.

    La réputation de la liqueur aurait alors dépassé les frontières normandes, le breuvage serait même devenu l’un des préférés du roi François Ier. Les moines bénédictins de Fécamp auraient continué à le distiller même après la mort de Dom Bernardo Vincelli, et ce, jusqu’à la Révolution française.

   La recette initiale renaquît en 1863 grâce à Alexandre Le Grand (1830-1898), négociant en vin de Fécamp. Il mettra un an à la remettre au point. Il la nomme liqueur Bénédictine, en hommage aux moines bénédictins. Historiquement, il n’existe aucune trace monastique de l’existence d’un moine prénommé Bernardo Vincelli, ni du fait que François Ier ait apprécié un élixir provenant de l’abbaye de Fécamp. !

Un Palais pour distiller
     En 1888, Alexandre Le Grand fait appel à Camille Albert, émule de Viollet-Le-Duc spécialiste de l’art gothique, pour construire un somptueux Palais afin d’offrir un écrin prestigieux à la distillerie de la liqueur (toujours en fonctionnement de nos jours) et à sa collection d’œuvres d’art.

    La distillerie va rapidement devenir une petite industrie car le succès immédiat de la Bénédictine, dont la production atteint près de 150 000 bouteilles par an, dès 1873, oblige son créateur à lutter contre les contrefaçons de son produit. Le nom Bénédictine est déposé dès 1875. En 1969, l’entreprise rachète GET Frères, produisant la liqueur Peppermint Get, qu’elle renomme Get 27. En 1986, le groupe Martini & Rossi prend le contrôle de Bénédictine-Get.

La dégustation : (vidéo )

Le liège …..

  Récoltée de manière artisanale, cette matière naturelle est aujourd’hui  concurrencée par le plastique et l’aluminium, moins chers. Mais pour certains fabricants, ses qualités restent incomparables.
‘ Rien ne remplace le liège !  »  Thierry Sansot, directeur Vignes et vins de Rhonéa, une coopérative en côtes-du-rhône qui produit 8 millions de bouteilles par an, est catégorique. Il choisit les bouchons qui fermeront ses grands crus bouchon de liège bouteille sur échantillon, examine l’aspect, palpe la souplesse, coupe en deux pour vérifier la densité, l’absence de trous et de poussières.  » Pour nos gammes premium, nous choisissons deux fournisseurs pour une même cuvée, afin de diminuer les risques. Le liège est une matière vivante, donc soumise à l’aléatoire.  »
   Le liège fermait déjà les amphores amphoreil y a plus de 2 000 ans !
    Même si le liège a fait ses preuves depuis plus de deux mille ans pour fermer les amphores, et, de nos jours, les bouteilles, il  arrive qu’il héberge des molécules indésirables responsables du goût de bouchon, cette odeur de moisi ou de cave gâchant la dégustation. La principale est le  » TCA  », ou 2,4,6-trichloroanisole ??, né de la rencontre d’un phénol (naturel) et de chlore issu d’un pesticide ou d’un bois traité. Ce composé est si puissant qu’il suffit d’1,5 nanogramme (milliardième de gramme) dans une bouteille pour qu’elle finisse dans l’évier. Entre 3 et 5 % des flacons seraient ainsi condamnés. Un chiffre en baisse car les fabricants auraient fini par trouver la parade.

   Les bouchons destinés aux bonnes bouteilles sont contrôlés un à un
 » Amorim  », groupe portugais numéro 1 mondial du bouchon de liège, y a consacré 10 millions d’euros.  » Nous avons d’abord étudié l’influence du bouchon sur l’évolution du vin et sa perméabilité à l’oxygène et aux composés organiques volatils  » , a déclaré le  directeur Recherche et développement de cette maison familiale fondée en 1870.    Car, contrairement à une idée reçue, les échanges gazeux entre l’intérieur de la bouteille et l’atmosphère de la cave où elle est entreposée sont infimes. Le rôle du bouchon est justement de les empêcher ; aussi doit-il garder une élasticité suffisante pour continuer à coller au verre du goulot.      Étape après étape, le fabricant a diminué les risques : pas d’écorce prélevée trop près du sol, des passages successifs en étuve, de l’ozone pour supprimer les odeurs et, plus récemment, le passage sous un chromatographe capable de déceler le TCA au-delà de 5 nanogrammes. Les bouchons destinés aux bonnes bouteilles sont contrôlés un à un. Son concurrent français Oeneo mise sur une autre technologie, élaborée avec l’aide du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) : l’utilisation de CO2 supercritique. Mis sous pression et porté à une température supérieure à son seuil critique, le dioxyde de carbone est un solvant non toxique qui purifie le liège sans le dénaturer. Diam Bouchage, la filiale qui a conçu le procédé ( le liège est réduit en farine puis moulé ) a ouvert sa troisième unité de fabrication en 2014.           Elle a aussi créé un nouveau bouchon, toujours fait de poudre de liège, mais dont le liant qui agrège les particules n’est plus en polyuréthane mais à base de végétaux. Le bouchon est rendu étanche grâce à quelques gouttes de cire d’abeille.

   Les capsules d’aluminium sont perçues comme bas de gamme en Europe
Comme le reconnaît Carlos de Jesus, directeur de la communication et du marketing d’Amorim,  » pendant quelques décennies, faute de concurrence, le secteur n’a pas beaucoup travaillé sur les bouchons  ». Après guerre, quand le vin s’est vendu davantage en bouteille et non plus à la tireuse, les industriels du liège ont vécu des années prospères, jusqu’à l’arrivée des capsules en aluminium  capsule aluet des bouchons en plastique. À partir des années 1970, les vins dits du Nouveau Monde ( États-Unis, Australie, Afrique du Sud, Nouvelle- Zélande, Chili, Argentine ) commencent à exporter . Faits avec un seul cépage, ils sont peu chers et sont bouchés avec une capsule d’aluminium. Si le procédé est perçu comme bas de gamme en Europe, il est vite adopté dans les pays anglo-saxons et scandinaves.  » C’est un excellent obturateur, plaide Thierry Sansot. Nous l’utilisons pour le muscat depuis quarante ans et nous n’avons noté aucun frein au vieillissement.  »  Il ne boude pas non plus le plastique :  »  si on est contraint par le prix, mieux vaut un bon synthétique qu’un liège bas de gamme.  » 

    Qui gagnera ?

    Chez  » Vinventions  » , on vend tous les matériaux, en particulier un bouchon synthétique dont les polymères sont à base de sucre de canne. Fabrice Chevallet, son vice-président ventes et marketing Europe, affirme que la part des synthétiques et des capsules a doublé en dix ans, et continuera de grimper dans les pays qui ne sont pas attachés à la tradition du débouchage. Mais que serait le plaisir de la dégustation sans le  » pop  »  popqui la précède ?

Quatre étapes clés de la fabrication du bouchon de liège :
   1 ) Un mode de récolte ancestral. Depuis deux mille ans, l’écorce du chêne-liège est ôtée à la hache. Ce n’est qu’au bout de quarante-trois ans, à la troisième récolte, que le liège finit en bouchon. Il faut attendre neuf ans pour la récolte suivante.


   2 ) Un séchage naturel. Une fois récoltées, on empile les écorces au soleil pendant six à dix-huit mois pour les sécher, les faire s’oxyder afin qu’elles perdent leurs tanins, leurs sels minéraux et qu’ainsi le liège soit plus neutre.
   3 ) De la vapeur, pour désinfecter. Les écorces passent dans des étuves pour être nettoyées des bactéries et des parasites qui provoquent le goût de bouchon. Au passage, le liège se dilate et devient plus souple. Il séchera de nouveau au soleil.
   4 ) Un façonnage à l’emporte-pièce. Quand l’écorce est assez épaisse et sans défauts (trous, rainures), on  » tube  » le bouchon avec un emporte-pièce, à la main. Les lots sont testés pour déceler la présence de TCA, la molécule qui donne le goût de bouchon. 

 

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Pour le  » fun  » , finir ce billet NUL !

Parce je suis …..

    Presque touours vétu de noir : Noir = Deuil

Si aujourd’hui le noir semble être la couleur de la mort par excellence ( du moins en Occident ) son usage pour marquer le deuil ne date que d’il y a quelques siècles.
Ce serait  la reine de France Anne de Bretagne qui semble avoir popularisé ce  » code vestimentaire  », en référence à l’austérité et au dénuement des paysans de sa terre d’origine.

Un code popularisé par la royauté française :

   Le port du deuil est un trait  » anthropologique  » ( Étude de l’homme et des groupes humains ,théorie philosophique qui met l’homme au centre de ses préoccupations. qu’on trouve dans les sociétés humaines du monde entier). Les codes qui y sont associés évoluent, néanmoins, selon les lieux et les époques.
    Jusqu’au XVIe siècle, la couleur du deuil était encore le blanc, dans la plupart des cours européennes ; un héritage des toges portées par les personnalités influentes de l’Antiquité grecque et romaine, à l’occasion des cérémonies funéraires.
   Il faut attendre Anne de Bretagne  A de Bretagne( épouse du roi Charles VIII ) pour que des vêtements noirs fassent leur apparition, à l’occasion de l’enterrement d’un membre de la haute société occidentale.
   Marquée par l’austérité des vêtements portés par les paysans bretonspaysans bretons, la reine de France exige, en effet, que toutes les personnes présentes aux obsèques de son premier enfant (1495) soient vêtues de la couleur sombre.
    La Bretonne  » enfonce le clou  » lors de l’enterrement de son époux, quelques années plus tard, en étant la première reine à rompre la tradition du deuil en blanc pour un monarque, au sein des cours européennes (la tradition voulait, par ailleurs, que les rois portent le deuil en violet ou en pourpre).
   Par la suite, Catherine de Médicis, Marie de Médicis et Anne d’Autriche suivront la mode et le noir s’imposera peu à peu comme la couleur du deuil, notamment dans les contrées méditerranéennes où il est traditionnellement associé aux ténèbres.
Le deuil à travers le monde :
    Si, aujourd’hui, le noir nous semble être naturellement la couleur adaptée au deuil, çà n’a rien d’une évidence pour tout le monde.
    En plus d’avoir été adopté par les Européens de l’Antiquité, le blanc est toujours de rigueur au sein des sociétés hindoues et bouddhiques, où la couleur diaphane est associée à la pureté de l’âme et au repos éternel.
   Les tribus papoues et aborigènes font un constat similaire en s’enduisant le visage et le corps d’une boue blanchâtre qui prennent parfois la forme de segments dessinant le motif d’un squelette sur le corps); un teint censé symboliser la pâleur du défunt auquel il est rendu hommage.
   Finalement, alors qu’il représente la pénombre et le malheur, le noir a peut-être séduit les Européens parce qu’il contrastait, justement, avec la relative pâleur de leur épiderme.

 » Oniomanie  » ?

      Ce nom vous dit il quelque chose ? 

    J’ai appris la signification du substantif  » oniomanie  » il y a peu de temps ….Déjà , on devine qu’il désigne une  » manie  » …En fait , c’est un  » T O C  » (Trouble Obsessionnel Compulsif  ) …..L’oniomanie désigne le  » T O C » de l’acheteur compulsif  ….( Pas seulement à Noël ) ..Une telle personne  » craque  » presque chaque fois qu’elle se rend dans un magasin , et risque ( ou atteint ) en permanence  le découvert bancaire ….Ce n’est qu’une fois rentrée chez elle que la dite personne prend conscience de ses dépenses , avec un sentiment de culpabilité et de …détresse ! Paradoxalement ces sentiments la pousse à acheter encore plus …….. Il y a des écrits , films avec des personne atteintes de ce trouble ,écrits / films où la personne est tournée en dérision , objet de moqueries …Mais , dans la réalité , la personne qui en est  » atteinte  » souffre beaucoup .