Réussir malgré un handicap ? !

   Beethoven était sourd, l’orateur Démosthène était bègue…Ces personnages hors du commun sont devenus célèbres en dépit d’une infirmité qui aurait dû être  » rédhibitoire  » .

     L’Histoire et l’actualité foisonnent de femmes et d’hommes qui ont brillé dans un domaine quand leur infirmité aurait dû les empêcher d’exercer précisément cette activité : l’amiral Nelson, héros de la Royal Navy et bête noire de la flotte napoléonienne. En 1794, il devient borgne après avoir perdu un œil pendant le siège de Calvi. En 1797, il est amputé du bras droit au cours de la bataille de Santa Cruz de Tenerife. Pour invalidants que soient ces handicaps, ni l’un ni l’autre ne sont rédhibitoire pour commander un navire. Mais le meilleur : Horatio Nelson souffrait… du mal de mer ! Comment a-t-il pu mener une carrière si brillante sans supporter l’élément marin ? Quelles stratégies a-t-il développées ? C’est ce que nous vous expliquons ci-contre. Vous constaterez que l’amiral n’était pas le seul à composer avec un handicap qui tombe si mal.
L’amiral Nelson souffrait du mal de mer
     Toute sa vie, l’amiral anglais Horatio Nelson Nelson(1758-1805) aura eu à se battre contre les Français et… le mal de mer. Il s’en rend compte dès son premier embarquement, à 13 ans. Les trente-quatre années suivantes passées à sillonner les mers n’y changeront rien : le vainqueur de Trafalgar n’a jamais eu le pied marin. Il s’en plaint à la fin de sa vie, en 1801, dans une lettre adressée à sa maîtresse, Emma Hamilton , il signe même  » Votre Nelson à moitié malade  » , puis dans un second courrier daté de 1804 au secrétaire d’État à la Guerre :  » Je suis malade dès que le vent souffle fort, et seul mon amour enthousiaste pour ma profession me retient en mer.  » L’aveu n’est d’ailleurs pas anodin. Très soucieux de son image, lord Nelson a utilisé son infirmité pour construire sa légende de soldat exceptionnel, au service de son pays malgré tous les obstacles.

  Bethany Hamilton surfe avec un seul bras
   En 2003, à l’âge de 13 ans, cette Hawaiienne voit son bras gauche emporté par un requin-tigre. L’accident aurait dû sonner le glas de ses rêves de surf. Pourtant, un mois après, Bethany Hamilton remonte sur sa planche. Deux ans plus tard, elle remporte son premier titre national. Au début, elle utilise un surf plus long et plus stable pour compenser son déséquilibre, ainsi qu’une poignée à agripper de la main droite. Mais aujourd’hui son matériel est standard. Et elle est l’une des meilleures surfeuses professionnelles du monde.surf handicap
 

Adam Cole, cuisinier sans odorat :

   Atteint d’anosmie (absence d’odorat) dès la naissance, l’Américain Adam Cole n’a jamais senti aucune odeur. Et n’a jamais voulu exercer un autre métier que celui de cuisinier. Sa perception du goût est intacte, mais comme celle-ci est intimement liée à l’odorat, il ne peut compter dessus. Tout au plus distingue-t-il les saveurs sucrées, salées, amères et acides. Pour suppléer ce sens sur lequel se fondent tous ses confrères, Adam Cole a développé des techniques bien à lui.             Comme l’utilisation intensive des minuteurs, à même de lui révéler si une cuisson est arrivée à son terme. Ou le recours à la saumure, par exemple sur le poulet avant de le rôtir afin de ne pas avoir à l’assaisonner. Adam porte aussi une attention particulière à la texture et à la température de ses plats, car les anosmiques perçoivent ces deux sensations. Plus généralement, il a inventé et appris par coeur une série de recettes, dont il a répété la réalisation jusqu’à ce qu’un avis extérieur (ses chefs successifs, ses proches) lui ait certifié qu’elle était parfaite.
Alain Robert grimpe malgré le vertige
   Des sept chutes qu’il a connues, celle qui l’a précipité au sol, tête la première, de 15 mètres de haut a été la pire. Il en ressort avec les poignets en miettes, l’extension des coudes bloquée, un talon brisé. Et surtout un polytraumatisme crânien qui abîme les osselets de son oreille interne et le condamne à souffrir du vertige à vie. C’était en 1982, Alain Robert avait 20 ans. Pour le grimpeur français, déjà habitué du solo intégral (escalade sans aucun assurage), l’accident aurait dû sonner la fin de partie. Au contraire : dix ans plus tard, celui qu’on surnomme le Spider-Man français se met à gravir les plus hauts gratte-ciel de la planète, le plus souvent sans corde.  » Paradoxalement, le vertige se manifeste davantage quand je suis debout sur mes deux jambes au bord du vide. En appui sur mes quatre membres, ça va mieux.  » Restent les os cassés ( Alain Robert est reconnu invalide à 66 %. )  » De nombreux mouvements me sont impossibles. Je compense avec les épaules.  »

grimpeur

    Douglas Bader pilotait sans ses jambes
    Pilote dans la Royal Air Force en 1930, le Britannique Douglas Bader se crashe un an plus tard lors d’une séance d’acrobaties aériennes. Il est amputé des deux jambes. C’est rédhibitoire : un pilote doit utiliser ses pieds pour actionner le palonnier (deux pédales contrôlant la gouverne de direction). Malgré ses prothèses de jambes, Douglas   D.Bader doit quitter le service actif. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale est sa chance : le Royaume-Uni a besoin de pilotes. Il est réintégré à la RAF fin 1939, se qualifie sur Spitfire et entame une carrière d’as de la chasse.      Au cours des batailles de France et d’Angleterre, il est crédité d’une trentaine de victoires dont 22 confirmées. Fait prisonnier en août 1941 après s’être éjecté au-dessus de la France occupée, il réussit plusieurs fois à s’évader de prison, jusqu’à sa libération finale en avril 1945.
   Démosthène, bègue devenu orateur
   Enfant, l’Athénien Démosthène (384-322 av. J.-C.) bégaie, zézaie, bafouille et respire difficilement. Jeune adulte, ses premières prises de parole en public se révèlent catastrophiques, d’après Plutarque : il a  » la voix faible, la langue embarrassée, le souffle court, ce qui empêche de comprendre le sens de ses paroles  ». Il est chahuté, moqué, parfois chassé des assemblées devant lesquelles il s’exprime. Pas découragé pour autant, Démosthène demosthene s’isole pendant des mois et travaille sa diction. Afin de corriger son bégaiement, il s’entraîne à réciter des tirades entières avec de petits cailloux dans la bouche. Pour améliorer son souffle, il déclame en courant dans des côtes. À 30 ans, il est devenu l’un des plus grands orateurs de son temps.

Jérôme Thomas boxait sans pectoral
   Le boxeur amateur français le plus titré est né en 1979 avec le syndrome de Poland, une pathologie rare qui le prive de muscle pectoral gauche et le laisse avec un bras gauche plus court que l’autre. Ces handicaps, il va en faire des atouts. D’abord en travaillant sa garde.  » J’ai toujours eu peur de prendre un coup dans le pectoral et qu’on m’atteigne directement le cœur ! Alors j’ai compensé par la rapidité et l’anticipation.  » Son jeu de jambes est sans égal.  » Je pique et je me sauve, c’est ça ma boxe.  » Il profite de son bras gauche plus court pour faire croire à ses adversaires qu’ils sont à l’abri, puis les surprend en leur décochant une droite, plus longue et qui fait mouche. Il a été champion du monde à Belfast en 2001 et médaillé d’argent aux J.O. d’Athènes en 2004.Thomas boxe

Beethoven, compositeur génial et sourd
    Personne ne sait pourquoi, en 1796, à l’âge de 26 ans, Beethoven Beethoven (1770- 1827) commence à souffrir d’acouphènes. Il est déjà un pianiste virtuose adulé de Vienne mais sa carrière de compositeur n’est pas pleinement lancée. Six ans plus tard, les acouphènes sont devenus une surdité partielle. À tel point qu’il rédige, dans le village autrichien, un texte testamentaire à l’attention de ses frères où il exprime sa tentation du suicide. En 1820, il est totalement sourd.  » Et c’est le moment où il compose ses œuvres les plus expérimentales, les plus abstraites, les plus profondes  », affirme Bernard Fauconnier, auteur du livre  » d’un Beethoven  » . Notamment la Sonate pour piano n° 29, dite Hammerklavier, d’une difficulté telle qu’elle n’a jamais été jouée en entier de son vivant.  » Il possédait à ce point le langage musical, il connaissait à ce point les instruments, qu’il n’avait pas besoin d’entendre sa musique, . Pour lui, comme pour Bach ou Mozart, la composition, c’est des mathématiques : des équilibres, des harmonies, des contrepoints…  » En 1824, à la fin de la première de sa célébrissime Neuvième Symphonie, il est assis face à l’orchestre, plongé dans sa partition. Une cantatrice doit le retourner pour qu’il s’aperçoive que le public est en train de l’applaudir à tout rompre.
Emmanuelle Laborit, actrice muette
Née en 1971, la Française Emmanuelle Laborit n’est pas la première comédienne sourde et muette de naissance. Mais c’est la première à avoir reçu le Molière de la révélation théâtrale, en 1993, pour son rôle dans la pièce Les Enfants du silence.        Elle y interprétait une jeune femme sourde qui tenait tête à son professeur, lequel était décidé à lui apprendre à parler. Rôle symbolique pour elle : c’est justement en découvrant la langue des signes à 7 ans et en se battant pour l’imposer comme un langage à part entière qu’elle a gagné sa place dans le monde des  » parlants  ». Elle a une dizaine de films à son actif, cinq pièces, et elle codirige l’International Visual Théâtre, un centre socioculturel pour sourds et muets qui produit et met en scène des pièces, organise des formations

 Evgen Bavcar, photographe aveugle !
   En 1958, à l’âge de 12 ans, dans sa Slovénie natale, Evgen Bavcarphotographe aveugle perd la vue après deux accidents successifs. Le voilà aveugle sans rémission. Pourtant, il commence la photographie dès ses 16ans. Aujourd’hui, il expose dans le monde entier.  » J’ai tellement de pratique que je sais composer un cadre et mettre quelqu’un dedans, explique-t-il. Même s’il m’arrive parfois de lui couper la tête !  » Pour savoir à quelle distance il se trouve de son sujet, il utilise un mètre en braille ou il compte ses pas.  » Dans des circonstances plus complexes, je demande à mon assistant, ou même à mon modèle, de me guider. Mais l’aspect technique n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est ce que j’ai dans la tête. Et dans ma tête, il y a une chambre noire.  »

 

Née sourde, Emmanuelle Laborit est la petite-fille du scientifique Henri Laborit (1914-1995). Elle n’a connu la langue des signes qu’à l’âge de 7 ans et l’a apprise très vite à sa petite sœur, qui ainsi est devenue très vite sa confidente.

    Avant la connaissance de la Langue des signes française elle ne parlait pas sauf avec sa mère : elles avaient un langage « ombilical ».

   Son livre autobiographique  » Le Cri de la mouette  » Laborit, écrit en 1993, retrace ses souvenirs d’enfance, son adolescence difficile et le début de son parcours d’adulte autonome.

   Elle a reçu le Molière de la révélation théâtrale en 1993, pour son rôle dans Les Enfants du Silence, adapté de la pièce américaine du même nom écrite par Mark Medoff : elle est la première comédienne sourde à avoir reçu, en France, une telle récompense. Elle devient aussi l’ambassadrice de la Langue des signes en France (LSF).

Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Klik ! Essayer de dormir……

Mieux vaut faire pitié qu’envie ….

  Non ,ce n’est pas une erreur !  ( le vraie formule est , je crois :  » mieux vaut faire envie que pitié  » )

    En fait , il sagit de mon  » problème  » d’ordonnance ; je ne sais si quelqu’un a lu mon billet à ce sujet , mais j’étais allé à la pharmacie pour  » faire le plein  »  de médocs anti – épileptiques boite médicaments , un de ces comprimés exige une ordonnanceordonnance médicale particulière délivrée par le neurologue …..Mais le généraliste n’y a pas pensé ( je n’ai pas fait attention non plus )….. Ce qui fait que , bien que je n’en avais plus , la pharmacienne ne pouvait me les donner …Je suis parti en lui disant  » tant pis , il m’en reste quelques uns périmés, je vais m’en  » servir  » ….Mais avant que je sois sorti , elle m’a dit  :  » Attendez : Repassez demain , je vais voir ce que je peux faire  » ….( => Elle a eu pitié  )  . En sortant , je l’ai entendu parler au téléphone : Elle parlait au neurologue ( ou sa secrétaire ) disant  » Oui , je sais , mais là il n’en a plus et çà risque de mal finir  » ….. Le lendemain , alors que je retournais à la pharmacie , j’ ai regardé si j’avais du courrier et……L’ordonnance était dans ma boite aux lettre !!!!!! L’hôpital l’avait donc envoyée ausitôt après son appel  ! Bien entendu , je suis allé de nouveau à la pharmacie et ai eu mes comprimés ….Je l’ai remercié pharmacienne …..Soulagé ! 

Donc , on peut dire qu’elle a eu pitié en me voyant  » dans le pétrin  »

Contes pour enfants ??

Si on les écoute / lit bien :
  Tout comme les contes traditionnels  (et les Disney qui en ont été adaptés ) , les comptines pour enfants sont loin d’être aussi « tout public » que ce que l’on pourrait s’imaginer. Du sexe , des morts, du sexe: les thèmes sont un peu toujours les mêmes, et un peu toujours glauques. Voici quelques exemples histoire de se remettre un peu la tête sur les épaules.

Au clair de la lune :
  Cette célèbre chanson du XVIIIe siècle parle de prostitution : le personnage est en quête d’une bonne âme pour rallumer le feu de sa chandelle morte. Et au cas où vous n’auriez pas compris, quand on dit chandelle, on ne parle d’une jolie petite bougie parfumée au cèdre des bois, mais de la grosse chandelle qu’il cache dans son pantalon.
Il court, il court le furet :
  Sous ses airs de petites innocentes, cette chanson cache l’une des plus célèbres contrepèteries anticléricales de la langue française. En effet, on mélange un peu les lettres, et hop « Il court, il court le furet » devient « Il fourre, il fourre, le curé ». Et voilà ce qu’on apprend à nos enfants !
A la pêche aux moules
« À la pêche aux moules, moules, moules, je n’veux plus y aller maman.  »  Sont-ils de bons enfants, quand une fois ils vous tiennent, tiennent, tiennent. Sont-ils de bons enfants, ils vous font des petites caresses. » Ça ressemble quand même à s’y méprendre à un viol cette histoire.
Une souris verte :
   La comptine nous paraissait déjà un peu barbare quand c’était une souris qu’on trempait dans l’huile, dans l’eau et tout le tintouin, nous sommes donc un poil choqués d’apprendre que la souris est en fait une métaphore pour un pauvre soldat vendéen capturé par les Républicains et lamentablement torturé.
Nous n’irons plus au bois:
   Une chanson qui était drôlement d’actualité au moment où elle est sortie puisqu’elle évoquait de façon très claire la fermeture des maisons closes par le bon roi Louis XIV. Maisons closes dont la porte était toujours surmontée de lauriers (d’où la phrase « Nous n’irons plus au bois, les lauriers sont coupés »).

 

A la claire fontaine :
« C’est de mon ami Pierre, qui ne veut plus m’aimer, pour un bouton de rose, que je lui refusai. » Il n’y a clairement pas besoin d’avoir fait polytechnique pour comprendre que Pierre voulait tremper sa nouille et que la malheureuse qui a refusé s’est fait traiter plus bas que terre. Une image de la femme moderne et égalitaire, c’est génial.
Jean Petit qui danse :
  Si elle est bien pratique pour apprendre les parties du corps aux enfants, la comptine a des origines bien glauques. En effet, Jean Petit fut, en 1643, l’un des deux chefs de file de la révolte des croquants du Bas-Rouergue. Cette chanson décrit dans le détail la façon dont il a été roué en place publique.
Il était un p’tit cordonnier :
  Une sympathique petite chanson familiale où l’on vous apprend qu’il est tout à fait normal de frapper (un peu mais pas trop hein) votre femme après une longue journée de boulot. Parce que bon, quand même, il faut bien qu’elle serve à quelque chose la bougresse.
C’est la mère Michel :
  Vous pensiez qu’elle avait perdu son chat ? Eh bah non : la vérité c’est qu’elle a perdu sa chatte, et donc, par extension, sa virginité. Elle a la cuisse légère la mère Michou. lol 
Ne pleure pas Jeannette :
  Jeannette pleure parce que le mec qu’elle aime est en taule et va être pendu, et comme ils en ont plein le baba de l’entendre chouiner toute la journée et bah ils décident de la pendre avec son gars. En même temps c’est vrai que c’est important de confronter les enfants à la réalité des choses.
  Et voilà comment on a envoyé des générations de marmots en psychanalyse.

Les blagues du 1er avril ne finissent pas toujours bien !

Par exemple :

C’étai la 1er avril 2015 :

   Un terrible accident eu lieu  tôt dans la soirée au niveau de l’avenue Mustapha Ben Boulaid, à Blida.

   En effet, selon des témoins oculaires (des passants et des riverains), un véhicule qui s’apprêtait à entrer dans une cité, a été violemment heurté par un camion.

   Ce véhicule qui roulait à vive allure avant de faire des tonneaux plusieurs mètres plus loin étais conduite par une jeune femme de 25 ans venue d’Alger.

  La conductrice avait reçue auparavant un appel de sa sœur, lui disant que des inconnues s’étaient introduits chez elle en tuant toutes les personnes vivant dans son foyer.

    Choquée par cette nouvelle dévastatrice, elle a alors lâché son volant et perdit le contrôle de son véhicule, percutant de plein fouet un camion roulant en direction opposée, la jeune femme dans le coma fut transférée a l’hôpital et son pronostic vital était engagé.

   L’histoire ne se terminant pas encore, la sœur de notre blessée, effondrée par la nouvelle de l’accident, n’a même pas eu le temps de lui annoncer qu’il s’agissait d’une blague faite pour le 1er avril.

   Se sentant coupable de la farce plus que douteuse et du mauvais tour qu’elle avait jouer à sa sœur, elle vécut désormais les prochaines heures dans la détresse, avec la peur qu’un appel de l’hôpital ne lui fasse perdre ces moyens également mais cette fois ci pour de vrai, laissant quoiqu’il arrive une marque indélébile sur son acte.

    Moralité les farces de mauvais gouts finissent très mal en général, comme ce fut le cas pour cette triste histoire

Le  » métèque « …..

Tout le monde connait cette magnifique chanson de Mr Moustaki ….

Les paroles:

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l’air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent
Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins
Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond
Avec ma peau qui s’est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon
Avec mon cœur qui a su faire

Souffrir autant qu’il a souffert
Sans pour cela faire d’histoires
Avec mon âme qui n’a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents
Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans
Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir
Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir

 

  Moustaki , via cette chanson  » joue  » sur la différence de ses origines : Il faut savoir qu’à l’origine , le mot  » métèque » ( du grec métoikos  =  » celui qui a changé de maison  » ) => il désigne une personne qui habite dans une cité dont il n’est pas originaire . Rapidement, le terme s’est  » teinté  » de xénophobie et est devenu une insulte plus que sa signification d’origine ….C’est toujours ( peut être encore plus ) la cas aujourd’hui . Même si on aurait pu espérer que , grâce à des gens comme Mr Moustaki et quelques autres , il aurait pu sortir du  » registre  » des insultes ….Peut-être …avec le temps ???????

Comptine pour enfants ?

Pourtant !!!!!

 

 

Si nous lisons attentivement les paroles ; pas si innocent …………. !

 

 

Il était un petit navire
Il était un petit navire
Qui n’avait ja-ja-jamais navigué
Qui n’avait ja-ja-jamais navigué
Ohé, ohé…

Il partit pour un long voyage
Il partit pour un long voyage
Sur la mer Mé-Mé-Méditerrannée
Sur la mer Mé-Mé-Méditerrannée
Ohé, ohé…

Refrain
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots

Au bout de cinq à six semaines
Au bout de cinq à six semaines
Les vivres vin-vin-vinrent à manquer
Les vivres vin-vin-vinrent à manquer
Ohé, ohé…

On tira à la courte paille
On tira à la courte paille
Pour savoir qui-qui-qui serait mangé
Pour savoir qui-qui-qui serait mangé
Ohé, ohé…

Le sort tomba sur le plus jeune
Le sort tomba sur le plus jeune
C’est donc lui qui-qui-qui sera mangé
C’est donc lui qui-qui-qui sera mangé
Ohé, ohé…

Refrain

On cherche alors à quelle sauce
On cherche alors à quelle sauce
Le pauvre enfant-fant-fant sera mangé
Le pauvre enfant-fant-fant sera mangé
Ohé, ohé…

L’un voulait qu’on le mît à frire
L’un voulait qu’on le mît à frire
L’autre voulait-lait-lait le fricasser
L’autre voulait-lait-lait le fricasser
Ohé, ohé…

Pendant qu’ainsi l’on délibère
Pendant qu’ainsi l’on délibère
Il monte en haut-haut-haut du grand hunier
Il monte en haut-haut-haut du grand hunier
Ohé, ohé…

Refrain

Il fait au ciel une prière
Il fait au ciel une prière
Interrogeant-géant-géant l’immensité
Interrogeant-géant-géant l’immensité
Ohé, ohé…

Mais regardant la mer entière
Mais regardant la mer entière
Il vit des flots-flots-flots de tous côtés  ( => Pas de « bon dieu  » ? )
Il vit des flots-flots-flots de tous côtés
Ohé, ohé…

Ô Sainte Vierge, ô ma patronne
Si j’ai péché vite pardonne
Empêche-les de-de-de me manger
Empêche-les de-de-de me manger
Ohé, ohé…

Refrain

Au même instant un grand miracle
Au même instant un grand miracle
Pour l’enfant fut-fut-fut réalisé
Pour l’enfant fut-fut-fut réalisé
Ohé, ohé…

Des petits poissons dans le navire
Des p’tits poissons dans le navire
Sautèrent par-par-par et par milliers
Sautèrent par-par-par et par milliers
Ohé, ohé…

On les prit on les mit à frire
On les prit on les mit à frire
Le jeune mousse-mousse-mousse fut sauvé
Le jeune mousse-mousse-mousse fut sauvé
Ohé, ohé…

Si cette histoire vous amuse
Si cette histoire vous amuse
Nous allons la-la-la recommencer
Nous allons la-la-la recommencer
Ohé, ohé…

Comme souvent, cette chansonnette pour les enfants , n’est pas aussi  innocente qu’il n’y parait quand on lit le texte ( parties soulignées )  : On peut y  » voir  » soit du cannibalisme ! ( l’enfant sera mangé  ) soit des relations sexuelles entre hommes  dans un environnement clos et pendant une longue durée …..( sans femme bien sur ) 

Finalement , ce navire est une véritable galère  pour certains !