»Rouler une pelle  » heuu????

 

   Comme chacun le sait , cette expression familière et argotique ,  signifie s’embrasser avec la langue. Plus précisément, embrasser une personne sur la bouche en se servant de sa langue. Autrement dit, faire un baiser  » appuyé  » sur la bouche.baiser

D’où vient l’expression ?

  Cette expression tirerait  son origine du verbe  » peloter  » qui remplaça  » patiner  » au 19ème siècle et qui signifiait caresser avec insistance. L’expression utilisée  à l’époque était , parait il   » rouler un pélot  » , dérivant de  » peloter  » qui, par déformation, donne rouler une pelle ou un palot. Si cette expression aujourd’hui peut aussi dire,  » embrasser érotiquement  » , au 17ème siècle, elle était employé par les joueurs de paume,  ( ancêtre du tennis ). En effet, avant les matchs, les joueurs  » pelotaient en attendant partie  », c’est-à-dire qu’ils s’échauffaient lors  de plusieurs échanges avant d’entrer dans le vif du jeu. Des sortes de   » préliminaires  » qui , plus tard , ont fini par donner au mot son sens actuel.

   » On  » dit aussi  :  » rouler un patin, galocher, rouler une galoche  ». En regardant l’expression  » Rouler un patin  »  de plus près, il est possible de penser  que ce soit une déformation du mot patte qui désignait un chiffon, mais cette définition  n’était déjà plus utilisée  au 19ème siècle.

   Autre possibilité : Un substantif tiré du verbe  » patiner  » qui signifiait, en argot  » caresser  » son partenaire. Le mot  »  patin  » pourrait aussi avoir permis à l’expression de durer avec l’essor des patins à roulettes  ??? , très en vogue il y a quelques années ..       

    Encore une autre explication, la  » galoche  » désigne une chaussure en argot. De nombreuses variantes existent,  » pelle  » en faisant partie et étant la plus fréquemment employée mais aussi  » saucisse  » ou  » escalope  » ????.

  Bref , à vous de juger bon de rouler une pelle ou pas, sans pour autant risquer de vous prendre un râteau ! lol 

Le  » mont- de – Piété  » ……?

    mont de piété 1Le mont de piété Mont-de-Piétéserait arrivé pour combattre l’usure ( c’est à dire , comme chacun sait , l’intérêt d’un prêt à un taux élevé , abusif  )…Au moyen âge , c’était un fléau pendant les période de guerre, de famine et ….d’épidémie …. C’est  » l’ordre des frères  mineurs  » fondé par St François d’Assise F. d'Assiseau 13 ème siècle qui décida de créer des banques de  » prêts sur gages  » appelés  » Montes Pietatis  » . En 1428 , en Italie , le père Ludovic Camérino organisa à Arcevia ( province d’Ancône dans le Marches  ) un premier Mont – de – Piété  qui fut très vite imité par d’autres franciscains  dans d’autres villes italiennes comme  le moine Barnabé de à Pérouse en 1462….Mais la gestion du Mont – de – Piété rencontra de nombreuses difficultés du fait même que les prêts consentis étaient gratuits , ce qui fit que dès 1493 , la pratique d’un intérêt modeste du être admise par les responsable de l’Ordre ….En 1515 ( je crois ) , le pape Léon 10 reconnut officiellement les Monts de Piété .

  Le principe et la création de ces organismes passa au cours du 16ème siècle d’Italie au Comtat Venaissin qui appartenait au  » Saint Siège  » , donc, au Pape et aux Pays – Bas …

  En France, il fallut semble – t- il , attendre une recommandation de Louis XII en 1626 sur la nécessité de créer des Monts – de – Piété dans le villes principales du royaume …En 1637 , à Paris , c’est Téophraste Renaudot (  » commissaire général des pauvres  » ) qui ouvrit des bureaux de  » vente à grâce  » qui prêtaient sur gage à 3% ….Après la mort de Louis 13 et de Richelieu , les monts de piété furent fermés  ! Il fallut attendre une ordonnance de Louis XVI  pour qu’ils réapparaissent en 1777…Plus tard , le 24 octobre 1918  , un décret transforma les Monts de Piété en caisse du  Crédit Municipal ….Le Mont – de – Piété de Paris devint alors le   » Crédit municipal de Paris  » ….Aujourd’hui , le Crédit Municipal existe toujours ,il prête sur gages mais est aussi une banque ….

P.S : Dans le langage populaire , l’argot …On emploie  souvent  » chez ma tante  » pour parler du  Mon de Piété  ….J’ai lu ( mais ?? ) que cette expression  » chez ma tante  »  viendrait d’une anecdote  » historique  » : Le prince de Joinville , fils de Louis – Philippe , qui n’osa pas avouer avoir laissé une montre au Mont – de – Piété pour couvrir ses dettes de jeux …Il aurait dit à sa mère l’avoir  » oubliée chez sa tante….

 » le blues monday  » ?

 

 

blue

 

C’était en mars ..il y a….

environ 121 ans , le 10/03 /1899 exactement : Le permis de conduire était créé !

  Par décret , la détention d’un  » certificat de capacité  » par tout conducteur est rendue obligatoire sur tout le territoire français ..  » Nul ne pourra conduire une automobile s’il n’est porteur d’un certificat de capacité  » , indique le texte officiel . Le  » Sésame  » , qui prendra le nom de  » permis de conduire  » en 1922 est ,à l’époque , délivré par le préfet de la résidence du candidat , sur avis favorable du service des minespermis anglais

Apparemment , il n’y avait pas d’examen à passer à l’époque ? !

Ce sont toujours les ingénieurs des Mines qui sont chargés de vérifier l’aptitude à la conduite des futurs automobilistes.
Certaines modifications sont apportées et des règles de circulation édictées :

  augmentation de la limitation de vitesse à 30 km/h en rase campagne et à 20 km/h en agglomération,

    obligation de  » se ranger à droite  »,

     la constatation de mise en service du véhicule peut se faire une fois pour toutes sur un véhicule proposé par le fabricant qui délivre ensuite le certificat de conformité du type de véhicule,

  le préfet de département délivre alors un récépissé de déclaration dénommé  » carte grise  ».

Journée de la femme ???

  Le 8 mars est la journée internationale des droits des femmes ?

    La Journée internationale des droits des femmes est célébrée depuis 1911. Elle » puise ses racines  » dans la lutte menée par les femmes depuis des siècles pour une égalité avec les hommes. La légende raconte qu’une manifestation de couturières new-yorkaises, le 08 mars 1857, serait à l’origine de cette journée. Il n’en est rien ! Et pour cause, cette manifestation n’a jamais existé.  » ! Les journaux américains de 1857, par exemple, n’en ont jamais rien mentionné  » (selon l’historienne Françoise Picq). Il en serait de même pour le fait que les dirigeantes du mouvement féminin socialiste international,soient à l’initiative de la Journée internationale des droits des femmes.

   Journée internationale des droits des femmes : un mouvement socialiste à l’origine ?

 » C’est en août 1910, à la seconde conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, à l’initiative de Clara Zetkin C.Zetking, militante allemande, qu’a été prise la décision de la célébrer  », toujours selon  l’historienne F. Picq . Le but était de mobiliser les femmes, les politiques et les syndicats du prolétariat autour d’une même cause. Le mouvement féministe n’est donc pas à l’initiative de cette journée. Au contraire.  » C’est justement pour contrecarrer l’influence des groupes féministes sur les femmes du peuple que Clara Zetkin propose cette journée  », précise Françoise Picq.

   Puis, c’est en Russie, que cette journée  » prend son envol  ». Le 8 mars 1917, des manifestations d’ouvrières se déroulent à Saint-Pétersbourg. Les bolcheviques les désignent comme le premier jour de la révolution russe. Depuis cette date, la Journée internationale des droits des femmes est célébrée tous les 08 mars dans les pays socialistes. Une coutume ensuite étendue à des pays aux idéologies variées.

Pourquoi le mythe des couturières américaines ?

 » C’est en 1955, dans le journal L’Humanité, que la manifestation du 8 mars 1857 est citée pour la première fois  », explique Françoise Picq . Puis, cette histoire relayée d’année en année a fini par s’ancrer dans l’opinion. Une autre explication pourrait être la volonté du mouvement de s’émanciper de ses origines communistes pour se présenter sous le jour de la lutte des femmes. Alors quoi de plus symbolique que de prendre l’exemple de ces couturières américaines ?

  Une chaîne pour l’histoire du combat des femmes…..

   Sur You Tube,  Aude Gougny-Goubert propose une série documentaire appelée Virag’INA, où elle retrace les lois et mouvements qui ont jalonné le droit des femmes tout au long du XXe siècle. Le droit de vote, la loi Veil, le MLF ou encore l’égalité professionnelle sont expliqués via  des vidéos .

    Chaque année, un thème spécifique accompagne cette journée internationale des droits des femmes. L’édition 2020 adopte le slogan suivant :  » Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes.  »

 

« Les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes jouissent d’une meilleure croissance économique. Les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent de meilleurs résultats. Les accords de paix qui font intervenir des femmes s’avèrent viables à plus long terme. Les parlements où siègent des femmes adoptent davantage de lois portant sur des questions sociales fondamentales comme la santé, l’éducation, la non-discrimination et les allocations familiales. Il ne fait donc pas l’ombre d’un doute que l’égalité entre les femmes et les hommes est un avantage pour tous. »

Auteur : M. Ban Ki-moon , Secrétaire général des Nations Unies.

N.B: Y a – t- il une journée internationale de l’homme ? lol

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Pour conclure : Texte d’une chanson de Arno :

 ( il y a une vidéo , mais le texte est plus  » parlant  » à mon avis  :

Vous les femmes, vous le charme
Vos sourires nous attirent nous désarment
Vous les anges, adorables
Et nous sommes nous les hommes pauvres diables

Avec des milliers de roses on vous entoure
On vous aime et sans le dire on vous le prouve
On se croit très forts on pense vous connaître
On vous dit toujours, vous répondez peut-être

Vous les femmes, vous mon drame
Vous si douces, vous la source de nos larmes
Pauvres diables, que nous sommes
Vulnérables, misérables, nous les hommes

Pauvres diables, pauvres diables ….

Dès qu’un autre vous sourit on a tendance
A jouer plus ou moins bien l’indifférence
On fait tout pour se calmer puis on éclate
On est fous de jalousie et ça vous flatte

Vous les femmes vous le charme
Vos sourires nous attirent nous désarment
Pauvres diables que nous sommes
Vulnérables, misérables, nous les hommes

Pauvres diables, Pauvres diables, Pauvres diables

La saint- valentin ?

Saint Valentin

 La Saint-Valentin, est considérée dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Elle a connu un réel développement en France depuis les années 80.

Une fête traditionnelle des pays anglo-saxons

    Au XIV ème siècle, l’habitude de former un couple au hasard aurait  été prise en Angleterre. C’est la coutume du « Valentinage ». Elle consiste à associer une jeune fille à un jeune homme, les deux avaient des obligations l’un envers l’autre durant une journée. Ces deux personnes devaient s’offrir des petits cadeaux et se faire des galanteries. Cette coutume d’échange d’amitié se serait  transformée petit à petit en fête des amoureux.         Depuis le XVIII, elle s’est généralisée en Grande-Bretagne, en Amérique du Nord, avant de se répandre en Europe.

 

Une fête de purification durant la Rome antique

   Pour certains, l’origine de la Saint-Valentin remonterait à la Rome antique. A l’époque, les  » Lupercales  » se fêtaient du 13 au 15 février. C’était une fête de purification, durant laquelle un bouc était sacrifié dans une grotte pour symboliser la fertilité. C’était également le moment où les jeunes gens tiraient au sort le nom de celle qui serait leur partenaire pour le restant de l’année.

Alors pourquoi  » SAINT  » ? 

 Hommage à un martyr de l’Église catholique

    D’autres pensent que nous devons la Saint-Valentin à un martyr de l’Église catholique, « Valentinus ». C’est un moine qui avait refusé de se soumettre à l’empereur Claude II. Ce dernier avait interdit le mariage pour que les hommes puissent partir en guerre, au lieu de rester avec leurs fiancées. Mais le prêtre avait continué d’unir les amoureux, défiant l’autorité de l’empereur. Ce qui lui aurait valu l’emprisonnement, puis l’exécution, un 14 février. En 494, le pape Gélase Ier l’aurait alors considéré comme « Saint patron des amoureux » et décida de le mettre à l’honneur chaque 14 février.   

Quoiqu’il en soit : Bonne fête à tous les amoureux qui liront ces mots …..amoureux 2

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Il parait que c’est la fête de ceux qui s’ aiment  (eux même ? )chat-aimants , qui aiment quelqu’un …

La fête de ceux qui sèment ? Pourquoi pas  , s’ils sèment l’Amour ? pluie-coeur

  Je délire , j’en conviens , c’est que moi , la saint Valentin , je m’en  moque ! C’est plus la fête des fleuristesfleurs et bijoutiers ! bijoutier

saint-valentin-citron-offrir-cadeau-humour-1

Des chansons qui en disent beaucoup ..

ou en cache ….plus qu’il n’y parait :

1) 1871 :  »L’internationale  » , poème parisien adopté par l’ U R S S….

Tout le monde ou presque connait ce chant  » entonné  » par des millions de révolutionnaires dans le monde ….

    Ce chant est triomphal est pourtant né en plein désastre : En juin 1871, une insurrection populaire  ( La Commune ) , qui a embrasé Paris pendant deux mois environ , est écrasée parles troupes du gouvernement d’Adolphe Thiers  . Juste avant de fuir en exil , l’anarchiste Eugène Pottier Pottier jpgécrit ce poème . Son texte sera oublié pendant plus d’ une dizaine d’année ….Mais ,  il fut  » exhumé  »  et mis en musique en 1888 par Pierre Degeter Degeyter , un ouvrier belge .

Les paroles sont chantées une première fois en 1889 , à Amsterdam ,au cours d’un congrès ouvrier …… Très vite , elles vont  » incarner  » le mouvement socialiste , elles serviront même d’hymne national à l’ U R S S entre 1922 et 1944 ! 

 

 

Eugène PottierPottier jpg n’en saura rien : Il est mort ruiné en 1887 …..

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 » Bonnus  » vidéo :

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pfff ! Pas fichu d’insérer une photo / image dans un billet cette nuit , alors grrrrrrr ! Je verrais ce soir …..Oufff ! Enfin réussi à mettre quelques photos /images !

 » Bonnus » 2 lol

Les petits métiers du pavé…..

   Marchands de colle, rempailleurs de chaises, affûteurs de scies… Une cohorte de débrouillards arpente la capitale chaque jour.
   A l’aube du XXesiècle, un déluge de braillements retentit dans les rues de Paris, du matin au soir.  » Marchands de chiffons, ferraille à vendre! / Artichauts, des gros artichauts, à la tendresse, à la verdure / à un sou, verts et tendres  », comme le raconte le compositeur Gustave Charpentier dans son opéra Louise en 1900. On entend  » à l’eau!  »: c’est le passage du porteur d’eau.  » De beaux carreaux  » ? C’est le cri du vitrier.  » Repasse ciseau, repasse rasoirs!  » Voilà le rémouleur. Annoncer ainsi ses produits, avec vigueur, c’est un vrai savoir-faire. Il existe même des professeurs d’intonation qui enseignent la technique vocale aux vendeurs.

  Ils sont environ 20000 commerçants en 1900 à arpenter tous les jours les rues de la capitale, notamment dans les quartiers des Halles ou des Grands Boulevards.       Un univers peuplé de débrouillards comme les tondeurs de chiens qui toilettent les animaux de compagnie de leurs clients à l’eau de la Seine puis revendent les poils rasés aux cardeurs, artisans du textile. Tout un peuple d’ouvriers indépendants, souvent pauvres, parfois nomades. On les trouve assis dans un coin de rue. La plupart se sont déclarés auprès de la préfecture et ont installé leur matériel en toute légalité.

    Pendant plusieurs siècles, ils sont indissociables du paysage parisien: apparus au Moyen Age, ils pullulent sous la Révolution avant de disparaître dans les années 1950. Les travailleurs quittent alors la rue pour entrer dans les usines et les progrès techniques condamnent de nombreuses professions :

     Le réfrigérateur a mis au chômage le marchand de pains de glace comme l’électricité a rendu inutile le passage quotidien de l’allumeur de réverbères armé de son long bâton au bout duquel brûlait un lumignon: les derniers becs de gaz parisiens se sont définitivement éteints en 1962.

   Aujourd’hui,seules les images d’archives telles que  : métiers du pavénous replongent dans les derniers soubresauts du vieux Paris, celui des camelots, des bougnats, des chevriers, des tailleurs de pavés, des chiffonniers, des arracheurs de dents ou des hommes orchestres. Adieu petits métiers, place à la modernité!

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Opéra  » Louise  » mais……long , trop long …

l’allumeur de réverbères :

 

Moins  » glauque  » que le billet précédent …..

Vieux métiers d’autrefois : 

Le métier de chapelier : Chapelier

     Il se divisait au Moyen Age en plusieurs branches. Il y avait les chapeliers  » de fleurs  », les chapeliers  » de coton  » , les chapeliers  » de paon  », les  » faiseuses de chapeaux d’orfrois  », et enfin les chapeliers  » de feutre  », qui finirent par se substituer à tous les autres chapeliers.
   Dans le haut Moyen Age, le terme chapeau s’entendait aussi bien d’une couronne de métal ou de fleurs que du véritable couvre-chef, et l’usage du chapeau-couronne semble remonter fort loin : quelques auteurs en ont attribué l’invention aux gaulois. Sans rien affirmer à cet égard, disons seulement que la mode en persista très longtemps au Moyen Age : comme on portait les cheveux très longs, il fallait les retenir et les empêcher de tomber sur les yeux. A chaque page de la littérature du Moyen Age nous rencontrons le  » chapel de fleurs  » ; les dames des romans et des chansons de gestes passent leur temps à en tresser…
 »Je n’ay cure de nul esmay,
Je veuil cueillir la rose en may
Et porter chapeaux de flourettes. »
  Les Chapeaux de fleurs furent plus tard remplacés dans la classe riche par des cercles d’orfèvrerie ornés de perles précieuses. Toutefois le  » chapel de fleurs  » resta à titre de redevance féodale, et fut considéré comme une marque d’honneur et de respect. A la fin du quinzième siècle, les dames de Naples offrirent à Charles VIII, à son entrée dans leur ville, une couronne de violettes.

 

Les chapeaux de paon et d’orfrois ne furent portés que par les femmes. Sans doute les plumes de paon étaient alors plus coûteuses qu’elles ne le sont aujourd’hui, bien que le  » noble oiseau  » figurât souvent sur la table des grands seigneurs. Quoi qu’il en soit, c’était un ornement réservé aux grandes dames, qui s’en servaient pour décorer les coiffures compliquées dont elles s’affublèrent au quatorzième siècle et surtout au quinzième siècle.
   Quant aux chapeliers de coton, ils ne vendaient pas à vrai dire de chapeaux, mais des bonnets et des gants de laine.

   Les premiers statuts des chapeliers de feutre et ceux d’une corporation qui n’était pour ainsi dire qu’une dépendance de leur métier, celle des fourreurs de chapeaux, datent de la fin du règne de Saint-Louis ; ils furent plusieurs fois modifiés ou confirmés,  ( en 1324, 1325, 1367 et 1381 ).
   D’après les plus anciens statuts, le maître chapelier ne pouvait avoir qu’un seul apprenti. L’apprentissage durait sept ans pour ceux qui n’étaient ni fils ni parents de maître ; il était gratuit, si le maître y consentait ; mais dans tous les cas il fallait verser dix sous à la caisse de la confrérie.
   Deux prud’hommes nommés par le prévôt de Paris étaient chargés de veiller à l’exécution des règlements, qui, du reste, n’étaient ni très nombreux, ni très compliqués.      Défense de faire entrer dans la confection du feutre autre chose que du poil d’agneau ; défense de vendre de vieux chapeaux reteints, d’ouvrir boutique le dimanche, et de travailler avant le jour : telles étaient les principales dispositions des statuts.   

Ceux des fourreurs de chapeaux étaient à peu près semblables. Cependant chaque maître pouvait avoir deux apprentis qui, au bout de cinq années, devenaient compagnons ; se qui s’explique facilement, si l’on songe que leur métier était beaucoup moins compliqué que celui des véritables chapeliers : ils n’avaient qu’à garnir les chapeaux qu’on leur apportait tout préparés. Ce qu’on leur recommande plus particulièrement dans les statuts , c’est que la fourrure des chapeaux soit aussi bonne en dedans qu’en dehors :  » Ou tout viez ou tout nuef  », ajoute la rédaction de 1325. Toutes les marchandises fabriquées contrairement aux règlements devaient être brûlées.

Dans certaines villes, à Rouen, par exemple, les chapeliers réunissaient plusieurs industries : ils s’appelaient  » chapeliers-aumussiers-bonnetiers  ». Ils avaient fondé la confrérie de Saint-Sever dans l’église Notre-Dame de Rouen, comme ceux de Paris fondèrent celle de Saint-Jacques et de Saint-Philippe dans l’église des Jacobins de la rue Saint-Jacques ; mais, par une disposition particulière ,curieuse , tous les chapeliers n’étaient pas forcés d’entrer dans la confrérie.
  Autre singularité : les apprentis ne passaient leur contrat d’apprentissage qu’après quinze jours d’essai, pendant lesquels ils jugeaient si le métier leur agréait ; le maître profitait aussi de ce délai pour apprécier si son nouvel apprenti pouvait lui convenir et s’il devait le conserver.

Comme déjà écrit , il était défendu aux chapeliers de faire du feutre avec autre chose que du poil d’agneau. Plus tard, les choses changèrent beaucoup. Dès le quatorzième siècle on se servait de castor et quelquefois de laine. Avec le temps on usa de poil de lapin, et même, au dix-huitième siècle, de poil de chameau ; le poil de lièvre demeura seul proscrit comme impropre à la fabrication d’un feutre convenable ; mais on l’employa quand même, grâce au procédé de la  » dorure  », qui consistait à y ajouter une petite quantité de poil de castor qui donnait aux chapeaux une bonne apparence, des plus trompeuses, du reste.
   Ces modifications dans la fabrication se produisirent à mesure que l’usage des chapeaux se répandit. Encore rares au onzième siècle (ce ne sont guère que des espèce de calottes), ils deviennent très fréquents au douzième siècle et au treizième siècle : à cette époque même, des chapeaux, presque toujours pointus et de couleur jaune, deviennent parfois le signe distinctif imposé aux juifs. Mais ce n’est qu’au quatorzième siècle, où le chaperon est à peu près complètement abandonné, que l’usage du chapeau devient général. Enumérer tous les couvre-chef qui ont été de mise depuis cette époque serait fort long : chapeaux ronds et bas de forme, pointus, à larges bords, à trois cornes, se sont succédé sans que la mode se soit fixée définitivement.

  Au sujet de la réception du compagnon : Les maîtres et les compagnons formaient une sorte de société dont ils s’engageaient par serment à ne jamais dévoiler les secrets ; en y entrant ils recevaient le titre de  » compagnons du devoir.  » Le tout était accompagné de cérémonies bizarres, sorte de parodie de la messe, d’une messe noire ou d’une messe du diable, comme on disait alors. Cette étrange coutume dura jusqu’en 1655 ; à cette époque la Sorbonne s’émut, et toutes  » les diableries des chapeliers  », dévoilées sans doute par un faux compagnon, durent cesser à peine de punition exemplaire ….

Chapeliers illustration

( Image gravée en 1683 pour la confrérie des chapeliers de la ville et faubourgs
de Paris. Dans l’original, une prière adressée aux patrons de la confrérie,
saint Jacques et saint Philippe, est gravée sur la draperie.)

 

 » Les Charités  » ?

     Une confrérie de charité est une association de paroissiens catholiques qui assurent bénévolement les enterrements , accompagnent et soutiennent les familles en deuil et participent aux offices religieux en assistant le célébrant.

   Cette institution remonte en France au début du IIe millénaire  !! Elle ne subsiste plus aujourd’hui qu’en Normandie, où les membres des confréries portent le nom de  »charitons  » .

    Chaque confrérie , attachée à une ancienne paroisse (aujourd’hui plus généralement un village ,car moins religieuse ) et placée sous le patronage d’un saint, se distingue par sa bannière particulière. Elle dispose généralement d’un   règlement intérieur . Les membres sont l’échevin ou maître, le prévôt, le clerc, le   » tintenellier ou clocheteux  », et les frères.

    Les frères (auxquels s’ajoutent  qu’aujourd’hui aussi les sœurs)  » sont des chrétiens, catholiques et de bonne réputation  » ; ils doivent être acceptés dans la confrérie à l’unanimité des frères. Leur engagement est reçu par le maître en présence du prêtre desservant, au cours d’une messe pendant laquelle lui est remis le  » chaperon  ». Le nombre des membres reste toujours assez limité, moins d’une quinzaine de façon très générale.

   Les confréries de charité ont passé les siècles au travers des vicissitudes de l’histoire, ayant même été interdites pendant les périodes où sévissait l’anticléricalisme (particulièrement à la suite de la Révolution Française de 1789 ). Elles ont été nombreuses à renaître pendant la seconde moitié du 19 ème siècle , ont connu une période de déclin et de vieillissement de leurs membres au cours du 20 ème siècle , mais certaines renaîtront après une longue mise en sommeil comme  celle de Verneuil – sur – Avre  , disparue en 1881 et relancée en 2013.

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Pour avoir une existence juridique, les confréries de charité doivent être constituées en associations  » loi 1901  », leur existence effective étant très souvent bien antérieure à cette loi.

N.B : Les fonctions dans l’association (président, secrétaire, trésorier…) ne correspondent pas forcément aux fonctions dans la confrérie : par exemple le maître de la confrérie, qui est régulièrement renouvelé, peut très bien ne pas être le président de l’association.

Les ressources comprennent notamment les dons et legs ainsi que le produit d’une deuxième quête lors des offices religieux ( la première restant au bénéfice de l’Église )…

Au fil du temps , leur rôles’est diversifié  : Elles sont aujourd’hui des associations principalement  » axées  » sur l’aide sociale ….En 2020 , le département de l’Eure compte 122 charités en activités , elles se réunissent régulièrement , soit dans les congrès tous les 5 ans soit annuellement….

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Ferré / Villon  Villon :

Paroles : ( traduites en français modernes ) 

 

Frères humains, qui après nous vivez,

N’ayez les cœurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :

Quant à la chair, que trop avons nourrie,

Elle est piéça dévorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et poudre.

De notre mal personne ne s’en rie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n’en devez

Avoir dédain, quoique fûmes occis par justice.

Toutefois, vous savez

Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.

Excusez-nous, puisque sommes transis,

Envers le fils de la Vierge Marie,

Que sa grâce ne soit pour nous tarie,

Nous préservant de l’infernale foudre.

Nous sommes morts, âme ne nous harie,

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés, Et le soleil desséchés et noircis.

Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,

Et arraché la barbe et les sourcils.

Jamais nul temps nous ne sommes assis

Puis çà, puis là, comme le vent varie,

A son plaisir sans cesser nous charrie,

Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.

Ne soyez donc de notre confrérie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,

Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :

A lui n’ayons que faire ne que soudre.

Hommes, ici n’a point de moquerie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !