La saint- valentin ?

Saint Valentin

 La Saint-Valentin, est considérée dans de nombreux pays comme la fête des amoureux. Elle a connu un réel développement en France depuis les années 80.

Une fête traditionnelle des pays anglo-saxons

    Au XIV ème siècle, l’habitude de former un couple au hasard aurait  été prise en Angleterre. C’est la coutume du « Valentinage ». Elle consiste à associer une jeune fille à un jeune homme, les deux avaient des obligations l’un envers l’autre durant une journée. Ces deux personnes devaient s’offrir des petits cadeaux et se faire des galanteries. Cette coutume d’échange d’amitié se serait  transformée petit à petit en fête des amoureux.         Depuis le XVIII, elle s’est généralisée en Grande-Bretagne, en Amérique du Nord, avant de se répandre en Europe.

 

Une fête de purification durant la Rome antique

   Pour certains, l’origine de la Saint-Valentin remonterait à la Rome antique. A l’époque, les  » Lupercales  » se fêtaient du 13 au 15 février. C’était une fête de purification, durant laquelle un bouc était sacrifié dans une grotte pour symboliser la fertilité. C’était également le moment où les jeunes gens tiraient au sort le nom de celle qui serait leur partenaire pour le restant de l’année.

Alors pourquoi  » SAINT  » ? 

 Hommage à un martyr de l’Église catholique

    D’autres pensent que nous devons la Saint-Valentin à un martyr de l’Église catholique, « Valentinus ». C’est un moine qui avait refusé de se soumettre à l’empereur Claude II. Ce dernier avait interdit le mariage pour que les hommes puissent partir en guerre, au lieu de rester avec leurs fiancées. Mais le prêtre avait continué d’unir les amoureux, défiant l’autorité de l’empereur. Ce qui lui aurait valu l’emprisonnement, puis l’exécution, un 14 février. En 494, le pape Gélase Ier l’aurait alors considéré comme « Saint patron des amoureux » et décida de le mettre à l’honneur chaque 14 février.   

Quoiqu’il en soit : Bonne fête à tous les amoureux qui liront ces mots …..amoureux 2

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Il parait que c’est la fête de ceux qui s’ aiment  (eux même ? )chat-aimants , qui aiment quelqu’un …

La fête de ceux qui sèment ? Pourquoi pas  , s’ils sèment l’Amour ? pluie-coeur

  Je délire , j’en conviens , c’est que moi , la saint Valentin , je m’en  moque ! C’est plus la fête des fleuristesfleurs et bijoutiers ! bijoutier

saint-valentin-citron-offrir-cadeau-humour-1

Des chansons qui en disent beaucoup ..

ou en cache ….plus qu’il n’y parait :

1) 1871 :  »L’internationale  » , poème parisien adopté par l’ U R S S….

Tout le monde ou presque connait ce chant  » entonné  » par des millions de révolutionnaires dans le monde ….

    Ce chant est triomphal est pourtant né en plein désastre : En juin 1871, une insurrection populaire  ( La Commune ) , qui a embrasé Paris pendant deux mois environ , est écrasée parles troupes du gouvernement d’Adolphe Thiers  . Juste avant de fuir en exil , l’anarchiste Eugène Pottier Pottier jpgécrit ce poème . Son texte sera oublié pendant plus d’ une dizaine d’année ….Mais ,  il fut  » exhumé  »  et mis en musique en 1888 par Pierre Degeter Degeyter , un ouvrier belge .

Les paroles sont chantées une première fois en 1889 , à Amsterdam ,au cours d’un congrès ouvrier …… Très vite , elles vont  » incarner  » le mouvement socialiste , elles serviront même d’hymne national à l’ U R S S entre 1922 et 1944 ! 

 

 

Eugène PottierPottier jpg n’en saura rien : Il est mort ruiné en 1887 …..

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 » Bonnus  » vidéo :

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pfff ! Pas fichu d’insérer une photo / image dans un billet cette nuit , alors grrrrrrr ! Je verrais ce soir …..Oufff ! Enfin réussi à mettre quelques photos /images !

 » Bonnus » 2 lol

Les petits métiers du pavé…..

   Marchands de colle, rempailleurs de chaises, affûteurs de scies… Une cohorte de débrouillards arpente la capitale chaque jour.
   A l’aube du XXesiècle, un déluge de braillements retentit dans les rues de Paris, du matin au soir.  » Marchands de chiffons, ferraille à vendre! / Artichauts, des gros artichauts, à la tendresse, à la verdure / à un sou, verts et tendres  », comme le raconte le compositeur Gustave Charpentier dans son opéra Louise en 1900. On entend  » à l’eau!  »: c’est le passage du porteur d’eau.  » De beaux carreaux  » ? C’est le cri du vitrier.  » Repasse ciseau, repasse rasoirs!  » Voilà le rémouleur. Annoncer ainsi ses produits, avec vigueur, c’est un vrai savoir-faire. Il existe même des professeurs d’intonation qui enseignent la technique vocale aux vendeurs.

  Ils sont environ 20000 commerçants en 1900 à arpenter tous les jours les rues de la capitale, notamment dans les quartiers des Halles ou des Grands Boulevards.       Un univers peuplé de débrouillards comme les tondeurs de chiens qui toilettent les animaux de compagnie de leurs clients à l’eau de la Seine puis revendent les poils rasés aux cardeurs, artisans du textile. Tout un peuple d’ouvriers indépendants, souvent pauvres, parfois nomades. On les trouve assis dans un coin de rue. La plupart se sont déclarés auprès de la préfecture et ont installé leur matériel en toute légalité.

    Pendant plusieurs siècles, ils sont indissociables du paysage parisien: apparus au Moyen Age, ils pullulent sous la Révolution avant de disparaître dans les années 1950. Les travailleurs quittent alors la rue pour entrer dans les usines et les progrès techniques condamnent de nombreuses professions :

     Le réfrigérateur a mis au chômage le marchand de pains de glace comme l’électricité a rendu inutile le passage quotidien de l’allumeur de réverbères armé de son long bâton au bout duquel brûlait un lumignon: les derniers becs de gaz parisiens se sont définitivement éteints en 1962.

   Aujourd’hui,seules les images d’archives telles que  : métiers du pavénous replongent dans les derniers soubresauts du vieux Paris, celui des camelots, des bougnats, des chevriers, des tailleurs de pavés, des chiffonniers, des arracheurs de dents ou des hommes orchestres. Adieu petits métiers, place à la modernité!

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Opéra  » Louise  » mais……long , trop long …

l’allumeur de réverbères :

 

Moins  » glauque  » que le billet précédent …..

Vieux métiers d’autrefois : 

Le métier de chapelier : Chapelier

     Il se divisait au Moyen Age en plusieurs branches. Il y avait les chapeliers  » de fleurs  », les chapeliers  » de coton  » , les chapeliers  » de paon  », les  » faiseuses de chapeaux d’orfrois  », et enfin les chapeliers  » de feutre  », qui finirent par se substituer à tous les autres chapeliers.
   Dans le haut Moyen Age, le terme chapeau s’entendait aussi bien d’une couronne de métal ou de fleurs que du véritable couvre-chef, et l’usage du chapeau-couronne semble remonter fort loin : quelques auteurs en ont attribué l’invention aux gaulois. Sans rien affirmer à cet égard, disons seulement que la mode en persista très longtemps au Moyen Age : comme on portait les cheveux très longs, il fallait les retenir et les empêcher de tomber sur les yeux. A chaque page de la littérature du Moyen Age nous rencontrons le  » chapel de fleurs  » ; les dames des romans et des chansons de gestes passent leur temps à en tresser…
 »Je n’ay cure de nul esmay,
Je veuil cueillir la rose en may
Et porter chapeaux de flourettes. »
  Les Chapeaux de fleurs furent plus tard remplacés dans la classe riche par des cercles d’orfèvrerie ornés de perles précieuses. Toutefois le  » chapel de fleurs  » resta à titre de redevance féodale, et fut considéré comme une marque d’honneur et de respect. A la fin du quinzième siècle, les dames de Naples offrirent à Charles VIII, à son entrée dans leur ville, une couronne de violettes.

 

Les chapeaux de paon et d’orfrois ne furent portés que par les femmes. Sans doute les plumes de paon étaient alors plus coûteuses qu’elles ne le sont aujourd’hui, bien que le  » noble oiseau  » figurât souvent sur la table des grands seigneurs. Quoi qu’il en soit, c’était un ornement réservé aux grandes dames, qui s’en servaient pour décorer les coiffures compliquées dont elles s’affublèrent au quatorzième siècle et surtout au quinzième siècle.
   Quant aux chapeliers de coton, ils ne vendaient pas à vrai dire de chapeaux, mais des bonnets et des gants de laine.

   Les premiers statuts des chapeliers de feutre et ceux d’une corporation qui n’était pour ainsi dire qu’une dépendance de leur métier, celle des fourreurs de chapeaux, datent de la fin du règne de Saint-Louis ; ils furent plusieurs fois modifiés ou confirmés,  ( en 1324, 1325, 1367 et 1381 ).
   D’après les plus anciens statuts, le maître chapelier ne pouvait avoir qu’un seul apprenti. L’apprentissage durait sept ans pour ceux qui n’étaient ni fils ni parents de maître ; il était gratuit, si le maître y consentait ; mais dans tous les cas il fallait verser dix sous à la caisse de la confrérie.
   Deux prud’hommes nommés par le prévôt de Paris étaient chargés de veiller à l’exécution des règlements, qui, du reste, n’étaient ni très nombreux, ni très compliqués.      Défense de faire entrer dans la confection du feutre autre chose que du poil d’agneau ; défense de vendre de vieux chapeaux reteints, d’ouvrir boutique le dimanche, et de travailler avant le jour : telles étaient les principales dispositions des statuts.   

Ceux des fourreurs de chapeaux étaient à peu près semblables. Cependant chaque maître pouvait avoir deux apprentis qui, au bout de cinq années, devenaient compagnons ; se qui s’explique facilement, si l’on songe que leur métier était beaucoup moins compliqué que celui des véritables chapeliers : ils n’avaient qu’à garnir les chapeaux qu’on leur apportait tout préparés. Ce qu’on leur recommande plus particulièrement dans les statuts , c’est que la fourrure des chapeaux soit aussi bonne en dedans qu’en dehors :  » Ou tout viez ou tout nuef  », ajoute la rédaction de 1325. Toutes les marchandises fabriquées contrairement aux règlements devaient être brûlées.

Dans certaines villes, à Rouen, par exemple, les chapeliers réunissaient plusieurs industries : ils s’appelaient  » chapeliers-aumussiers-bonnetiers  ». Ils avaient fondé la confrérie de Saint-Sever dans l’église Notre-Dame de Rouen, comme ceux de Paris fondèrent celle de Saint-Jacques et de Saint-Philippe dans l’église des Jacobins de la rue Saint-Jacques ; mais, par une disposition particulière ,curieuse , tous les chapeliers n’étaient pas forcés d’entrer dans la confrérie.
  Autre singularité : les apprentis ne passaient leur contrat d’apprentissage qu’après quinze jours d’essai, pendant lesquels ils jugeaient si le métier leur agréait ; le maître profitait aussi de ce délai pour apprécier si son nouvel apprenti pouvait lui convenir et s’il devait le conserver.

Comme déjà écrit , il était défendu aux chapeliers de faire du feutre avec autre chose que du poil d’agneau. Plus tard, les choses changèrent beaucoup. Dès le quatorzième siècle on se servait de castor et quelquefois de laine. Avec le temps on usa de poil de lapin, et même, au dix-huitième siècle, de poil de chameau ; le poil de lièvre demeura seul proscrit comme impropre à la fabrication d’un feutre convenable ; mais on l’employa quand même, grâce au procédé de la  » dorure  », qui consistait à y ajouter une petite quantité de poil de castor qui donnait aux chapeaux une bonne apparence, des plus trompeuses, du reste.
   Ces modifications dans la fabrication se produisirent à mesure que l’usage des chapeaux se répandit. Encore rares au onzième siècle (ce ne sont guère que des espèce de calottes), ils deviennent très fréquents au douzième siècle et au treizième siècle : à cette époque même, des chapeaux, presque toujours pointus et de couleur jaune, deviennent parfois le signe distinctif imposé aux juifs. Mais ce n’est qu’au quatorzième siècle, où le chaperon est à peu près complètement abandonné, que l’usage du chapeau devient général. Enumérer tous les couvre-chef qui ont été de mise depuis cette époque serait fort long : chapeaux ronds et bas de forme, pointus, à larges bords, à trois cornes, se sont succédé sans que la mode se soit fixée définitivement.

  Au sujet de la réception du compagnon : Les maîtres et les compagnons formaient une sorte de société dont ils s’engageaient par serment à ne jamais dévoiler les secrets ; en y entrant ils recevaient le titre de  » compagnons du devoir.  » Le tout était accompagné de cérémonies bizarres, sorte de parodie de la messe, d’une messe noire ou d’une messe du diable, comme on disait alors. Cette étrange coutume dura jusqu’en 1655 ; à cette époque la Sorbonne s’émut, et toutes  » les diableries des chapeliers  », dévoilées sans doute par un faux compagnon, durent cesser à peine de punition exemplaire ….

Chapeliers illustration

( Image gravée en 1683 pour la confrérie des chapeliers de la ville et faubourgs
de Paris. Dans l’original, une prière adressée aux patrons de la confrérie,
saint Jacques et saint Philippe, est gravée sur la draperie.)

 

 » Les Charités  » ?

     Une confrérie de charité est une association de paroissiens catholiques qui assurent bénévolement les enterrements , accompagnent et soutiennent les familles en deuil et participent aux offices religieux en assistant le célébrant.

   Cette institution remonte en France au début du IIe millénaire  !! Elle ne subsiste plus aujourd’hui qu’en Normandie, où les membres des confréries portent le nom de  »charitons  » .

    Chaque confrérie , attachée à une ancienne paroisse (aujourd’hui plus généralement un village ,car moins religieuse ) et placée sous le patronage d’un saint, se distingue par sa bannière particulière. Elle dispose généralement d’un   règlement intérieur . Les membres sont l’échevin ou maître, le prévôt, le clerc, le   » tintenellier ou clocheteux  », et les frères.

    Les frères (auxquels s’ajoutent  qu’aujourd’hui aussi les sœurs)  » sont des chrétiens, catholiques et de bonne réputation  » ; ils doivent être acceptés dans la confrérie à l’unanimité des frères. Leur engagement est reçu par le maître en présence du prêtre desservant, au cours d’une messe pendant laquelle lui est remis le  » chaperon  ». Le nombre des membres reste toujours assez limité, moins d’une quinzaine de façon très générale.

   Les confréries de charité ont passé les siècles au travers des vicissitudes de l’histoire, ayant même été interdites pendant les périodes où sévissait l’anticléricalisme (particulièrement à la suite de la Révolution Française de 1789 ). Elles ont été nombreuses à renaître pendant la seconde moitié du 19 ème siècle , ont connu une période de déclin et de vieillissement de leurs membres au cours du 20 ème siècle , mais certaines renaîtront après une longue mise en sommeil comme  celle de Verneuil – sur – Avre  , disparue en 1881 et relancée en 2013.

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Pour avoir une existence juridique, les confréries de charité doivent être constituées en associations  » loi 1901  », leur existence effective étant très souvent bien antérieure à cette loi.

N.B : Les fonctions dans l’association (président, secrétaire, trésorier…) ne correspondent pas forcément aux fonctions dans la confrérie : par exemple le maître de la confrérie, qui est régulièrement renouvelé, peut très bien ne pas être le président de l’association.

Les ressources comprennent notamment les dons et legs ainsi que le produit d’une deuxième quête lors des offices religieux ( la première restant au bénéfice de l’Église )…

Au fil du temps , leur rôles’est diversifié  : Elles sont aujourd’hui des associations principalement  » axées  » sur l’aide sociale ….En 2020 , le département de l’Eure compte 122 charités en activités , elles se réunissent régulièrement , soit dans les congrès tous les 5 ans soit annuellement….

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Ferré / Villon  Villon :

Paroles : ( traduites en français modernes ) 

 

Frères humains, qui après nous vivez,

N’ayez les cœurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :

Quant à la chair, que trop avons nourrie,

Elle est piéça dévorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et poudre.

De notre mal personne ne s’en rie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n’en devez

Avoir dédain, quoique fûmes occis par justice.

Toutefois, vous savez

Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.

Excusez-nous, puisque sommes transis,

Envers le fils de la Vierge Marie,

Que sa grâce ne soit pour nous tarie,

Nous préservant de l’infernale foudre.

Nous sommes morts, âme ne nous harie,

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés, Et le soleil desséchés et noircis.

Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,

Et arraché la barbe et les sourcils.

Jamais nul temps nous ne sommes assis

Puis çà, puis là, comme le vent varie,

A son plaisir sans cesser nous charrie,

Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.

Ne soyez donc de notre confrérie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,

Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :

A lui n’ayons que faire ne que soudre.

Hommes, ici n’a point de moquerie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

C’était il y a environ …

…..18 ans :

Le 1er janvier 2002, c’est avec un plaisir manifeste que les habitants de douze pays de l’Union européenne accueillent les pièces et les billets de leur nouvelle monnaie, l’euro.

   Cette monnaie avait dans les faits remplacé les anciennes monnaies nationales trois ans auparavant, le 1er janvier 1999, avec la fixation autoritaire du taux de change entre celles-ci et l’euro. Mais l’opinion publique n’a pris la mesure du changement qu’avec l’apparition de la monnaie fiduciaire (pièces et billets), que l’on peut voir et toucher.

  Quinze ans plus tard, l’  » euro-zone  » compte dix-neuf pays sur les vingt-sept de l’Union (hors Royaume-Uni) mais sa survie est désormais » suspendue à un fil  »…

La zone euro en 2015

Une relance très politique

   Le 10 décembre 1991, à Maastricht, les douze pays qui composent désormais la Communauté économique européenne (CEE) signent un traité portant création d’une Union européenne (en remplacement de la Communauté européenne), avec l’engagement de créer une monnaie unique.

     Le traité met toutefois des conditions drastiques à l’entrée d’un pays dans l’union monétaire : limitation du déficit public à 3% ; dette publique limitée à 60% du PNB. Ces  » critères de Maastricht  », assortis de la menace de sanctions financières pour les contrevenants, feront l’objet d’un Pacte de stabilité et de croissance, en 1995, à l’initiative de la France et de l’Allemagne, mais il volera en éclats dès 2003, ces deux pays se dispensant de le respecter.

  Une Banque Centrale Européenne (B C E), dont le siège sera plus tard fixé à Francfort, est chargée de la discipline. Les instituts d’émission nationaux comme la Banque de France seront de simples succursales de la B C E.

   Strictement indépendante du pouvoir politique, à la différence des autres banques centrales dont la Réserve Fédérale américaine, la B C E doit seulement veiller à ce que les gouvernements de l’union monétaires respectent les critères relatifs au déficit public et à la dette publique, de façon à prévenir les excès de liquidités et l’inflation. Ainsi l’ont exigé les Allemands, qui gardent du souvenir de l’année 1923 la phobie de l’inflation et veulent préserver la valeur de leurs actifs financiers en prévision de leurs vieux jours.

  La future monnaie est d’abord appelée écu, puis euro  (en raison d’une traduction malheureuse de l’écu en allemand, ) qui rappelle le mot Kuhe (vache).

   Les promoteurs de la monnaie unique affichent leur conviction que celle-ci entraînera  » ipso facto » un rapprochement des économies des États-membres. Ces derniers seront, selon eux, obligés de coordonner leurs politiques économiques, ne serait-ce que pour respecter les  » critères de Maastricht  », et très vite aura lieu une homogénéisation des économies, les pays les plus pauvres rattrapant les plus riches.

   La nécessaire coordination des politiques économiques entraînera, toujours selon les promoteurs de la monnaie unique, une plus grande intégration politique et un renforcement des institutions communautaires. Au bout du compte, l’union monétaire permettra de ré) !

  Un projet prématuré ?

Dès les années 1990, des penseurs et des économistes de renom, parmi lesquels des Prix Nobel (Maurice Allais, Joseph Stiglitz…),  mirent en question ce processus vertueux.

   Ils doutaient que la monnaie puisse renforcer les institutions européennes dans un sens fédéral par sa seule existence, sous la pression de la nécessité et des crises.   Au contraire, vu la faiblesse des institutions européennes, les crises monétaires risquaient d’exacerber les divergences entre les États membres, aux économies et aux traditions politiques et sociales opposées, avec au bout du compte, le risque d’une implosion prématurée du projet européen.

    Ils doutaient aussi que la monnaie unique suffise à rapprocher les niveaux de vie dans la zone euro. À preuve l’union de l’Italie, à la fin du XIXe siècle, qui s’est soldée par une aggravation considérable des écarts de développement et de niveau de vie entre le Sud et le Nord de la péninsule… Faute de protections douanières et monétaires, l’industrie naissante du Mezzogiorno a été instantanément étouffée par l’offensive des industriels de la plaine du Pô, mieux organisés et plus puissants.

   Paul Krugman, futur Prix Nobel d’économie, souligna dès 1991 le risque d’une spécialisation régionale par branche industrielle à l’échelle de l’Europe, ce qui aurait pour effet d’accroître les asymétries entre les pays au lieu de les résorber…

   Monnaie unique ou monnaie commune ?

Certains économistes et responsables politiques regrettent qu’ait été écartée une solution médiane qui avait l’avantage de ménager une intégration progressive : la monnaie  » commune  » (et non unique) et de respecter la diversité des économies et des société.

    Il s’agirait d’une devise qui viendrait en complément des devises nationales et servirait aux échanges de l’Europe avec le reste du monde. Cette monnaie commune serait constituée comme un  » panier  » de toutes les devises nationales, selon le principe du S M E créé en 1979, mais la part de chacune de ces devises dans le « panier » pourrait varier de façon à garantir l’équilibre et la stabilité des échanges intra-européens.

Entre scepticisme et jubilation :

   En France, c’est d’extrême justesse que le traité de Maastricht fut entériné par référendum en septembre 1992, au terme d’un débat public intense et d’une très haute qualité intellectuelle.

 

 Le 1er janvier 1993 débuta la mise en oeuvre du Grand Marché unique conçu par Jacques Delors , ancien président de la Commission européenne. Et le 26 octobre 1995, dans un discours télévisé célèbre, le nouveau président français, Jacques Chirac, se convertit résolument aux exigences de rigueur imposées par l’unification monétaire.

  Au bout du compte, le 1er janvier 1999, un groupe de onze pays ( » L’Euroland  » : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal) virent leurs monnaies fixées à l’euro euros billets par une parité fixe. La Grèce , au prix d’un gros effort de rigueur, rejoignit ce groupe deux ans après ainsi que, dans la décennie suivante, Chypre et Malte, Estonie, Lettonie, Slovaquie et Slovénie. La Grande-Bretagne, toujours  » eurosceptique  », se tient à l’écart de l’union monétaire.

  Aux marges de l’Union européenne, le petit Monténégro, nouvellement indépendant, ne s’embarrasse pas de scrupules : de son propre chef, il a adopté l’euro comme monnaie nationale.

  L’euro a connu l’épreuve du feu  dix ans après sa naissance, suite à la mauvaise gestion de la crise grecque, et d’autres …

Parce je suis …..

    Presque touours vétu de noir : Noir = Deuil

Si aujourd’hui le noir semble être la couleur de la mort par excellence ( du moins en Occident ) son usage pour marquer le deuil ne date que d’il y a quelques siècles.
Ce serait  la reine de France Anne de Bretagne qui semble avoir popularisé ce  » code vestimentaire  », en référence à l’austérité et au dénuement des paysans de sa terre d’origine.

Un code popularisé par la royauté française :

   Le port du deuil est un trait  » anthropologique  » ( Étude de l’homme et des groupes humains ,théorie philosophique qui met l’homme au centre de ses préoccupations. qu’on trouve dans les sociétés humaines du monde entier). Les codes qui y sont associés évoluent, néanmoins, selon les lieux et les époques.
    Jusqu’au XVIe siècle, la couleur du deuil était encore le blanc, dans la plupart des cours européennes ; un héritage des toges portées par les personnalités influentes de l’Antiquité grecque et romaine, à l’occasion des cérémonies funéraires.
   Il faut attendre Anne de Bretagne  A de Bretagne( épouse du roi Charles VIII ) pour que des vêtements noirs fassent leur apparition, à l’occasion de l’enterrement d’un membre de la haute société occidentale.
   Marquée par l’austérité des vêtements portés par les paysans bretonspaysans bretons, la reine de France exige, en effet, que toutes les personnes présentes aux obsèques de son premier enfant (1495) soient vêtues de la couleur sombre.
    La Bretonne  » enfonce le clou  » lors de l’enterrement de son époux, quelques années plus tard, en étant la première reine à rompre la tradition du deuil en blanc pour un monarque, au sein des cours européennes (la tradition voulait, par ailleurs, que les rois portent le deuil en violet ou en pourpre).
   Par la suite, Catherine de Médicis, Marie de Médicis et Anne d’Autriche suivront la mode et le noir s’imposera peu à peu comme la couleur du deuil, notamment dans les contrées méditerranéennes où il est traditionnellement associé aux ténèbres.
Le deuil à travers le monde :
    Si, aujourd’hui, le noir nous semble être naturellement la couleur adaptée au deuil, çà n’a rien d’une évidence pour tout le monde.
    En plus d’avoir été adopté par les Européens de l’Antiquité, le blanc est toujours de rigueur au sein des sociétés hindoues et bouddhiques, où la couleur diaphane est associée à la pureté de l’âme et au repos éternel.
   Les tribus papoues et aborigènes font un constat similaire en s’enduisant le visage et le corps d’une boue blanchâtre qui prennent parfois la forme de segments dessinant le motif d’un squelette sur le corps); un teint censé symboliser la pâleur du défunt auquel il est rendu hommage.
   Finalement, alors qu’il représente la pénombre et le malheur, le noir a peut-être séduit les Européens parce qu’il contrastait, justement, avec la relative pâleur de leur épiderme.

c'était il y a ….

Environ 64 ans :

Le 9 décembre 1955, le comité des ministres du Conseil de l’Europe adopte officiellement le drapeau européen :

drapeau C.E.E

 » Sur le fond bleu du ciel, les étoiles forment un cercle en signe d’union. Elles sont au nombre invariable de douze, symbole de la perfection et de la plénitude, qui évoque aussi bien les apôtres que les fils de Jacob ????, les travaux d’Hercule, les mois de l’année  »

Le Conseil de l’Europe, qui siège à Strasbourg, au Palais de l’Europe, est une assemblée née en 1949 en vue de promouvoir sur le continent les droits de l’homme. En son sein sont représentés la plupart des pays européens (47 membres en 2015) mais il n’a qu’une autorité morale et aucun pouvoir politique.

Il n’empêche que son choix du drapeau européen, qui renvoie inconsciemment à une tradition spirituelle très forte, va obtenir très vite les faveurs des citoyens comme des institutions. Des  »symboles rassembleurs  »

Dès sa création, le Conseil a souhaité donner à l’Europe des symboles auquels les peuples puissent s’identifier.

Après cinq ans de recherches et de tentatives avortées, le 25 octobre 1955 ( année de ma naissance lol ) , l’assemblée parlementaire choisit à l’unanimité un emblème d’azur portant une couronne de douze étoiles d’or.

Médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris)

L’emblème a été conçu par l’Autrichien Arsène Heitz, modeste fonctionnaire, artiste à ses heures et fervent catholique.

Selon ses dires, il s’est inspiré de la médaille miraculeuse de la rue du Bac (Paris).????

Celle-ci représente la Vierge avec la corona stellarum duodecim ou couronne de 12 étoiles qu’évoque l’Apocalypse de St Jean  :  » Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles  » (Apocalypse 12,1).

L’artiste lui a ajouté un fond bleu qui rappelle la couleur traditionnelle du manteau de la Vierge. ( Beaucoup ( trop ? ) de symboles religieux ? )

Pour les dirigeants chrétiens-démocrates à l’origine de la construction européenne (Conrad Adenauer, Robert Schuman, Alcide De Gasperi …), cette inspiration  » mariale  » est bienvenue.

Sans l’avouer officiellement, ne place-t-elle pas d’une certaine manière l’Europe sous la protection de la mère du Christ ? Par un singulier hasard, le texte portant adoption du drapeau est d’ailleurs signé le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception !!

L’emblème européen est inauguré solennellement le 13 décembre de la même année à Paris.

En 1971, le Conseil de l’Europe complète son travail en proposant l’adoption du Prélude à l’Ode à la Joie, de la 9ème Symphonie de Beethoven comme hymne européen. Le chef d’orchestre Herbert von Karajan en prépare l’arrangement musical. ( Herbert von Karajan, un homme qui avait adhéré au parti nazi.!!!)

En 1983, le Parlement européen adopte à son tour le drapeau créé par le Conseil de l’Europe et préconise qu’il devienne également l’emblème de la Communauté Européenne.

En 1986, l’hymne est adopté à son tour par la Communauté Européenne. Il devient l’autre emblème commun à l’ensemble des Européens et préside depuis lors à toutes les manifestations européennes, sous les couleurs bleu et or du drapeau marial.

C’était il y a…..

Environ 74 ans :

  Le 4 octobre 1945 la Sécurité Sociale était créée ……Sécu logo

Prévue par le Conseil national de la résistance dès 1943 ,la Sécurité sociale obligatoire et universelle fut adoptée à la sortie de la guerre , les 4 et 19 octobre 1945 . Le projet est  » porté  » par le ministre du travail Ambroise Croizat , le ministre de la Santé François Billoux et les hauts fonctionnaires Alexandre Parodi et Pierre Laroque . Pierre Laroque qui devient le premier directeur général de l’organisation ……

sécu 1

  Dans l’ordonnance du 4 octobre 1945, l’article premier  :
     » Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent.
   L’organisation de la sécurité sociale assure dès à présent le service des prestations prévues par les législations concernant les assurances sociales, l’allocation aux vieux travailleurs salariés, les accidents du travail et maladies professionnelles et les allocations familiales et de salaire unique aux catégories de travailleurs protégés par chacune de ces législations dans le cadre des prescriptions fixées par celles-ci et sous réserve des dispositions de la présente ordonnance.
     Des ordonnances ultérieures procéderont à L’harmonisation desdites législations et pourront étendre le champ d’application de l’organisation de la sécurité sociale à des catégories nouvelles de bénéficiaires et à des risques ou prestations non prévus par les textes en vigueur. la couverture des charges de la sécurité sociale est assurée par des cotisations assises sur l’ensemble des rémunérations et gains perçus par les bénéficiaires de chacune des législations.  »