Recyclage  » artistique  »….

La sculptrice française Stephanie Kilgast s’ingénie à imaginer la transformation de déchets en écosystème dans sa série  » Discarded Objects  » .

      Boites de conserve, canettes et autres bouteilles plastiques revêtent une parure florale et corallienne,  » les couleurs de la vie reprenant le pas sur la pollution humaine  ».

Depuis 2017 elle travaille sur ces  »Discarded Objects» » où elle croît une biodiversité animale et végétale sur des objets trouvés ou des déchets, questionnant l’équilibre perdu entre les activités humaines et la nature.

   Après le recyclage de déchets en sculpture d’animaux de Arthur Bodalo  ( que j’ai du mettre aussi sur un de mes blogs  ) , voici quelques transformations de déchets en écosystème par Stephanie Kilgast, en images:

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-1 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-2 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-3 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-4 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-5 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-6 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-7 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-8-1 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

La-transformation-de-dechets-en-ecosysteme-par-Stephanie-Kilgast-9 La transformation de dechets en ecosysteme par Stephanie Kilgast

L’artiste au travail, en vidéo:

Bug ! ( parce que me connecter ce soir ……pffffffffffff )

     » Bug  » : D’où vient ce mot ? 

J’ ai lu dans un magazine (  »  çà m’intéresse  » ) que ce mot viendrait d’un …..insecte ! Plus exactement du mot anglais  » bug  » qui désigne un insecte !

La  » légende  » date du neuf septembre 1947 . Le premier bug de l’histoire informatique : Un papillon de nuit se serait bloqué dans le calculateur de l’université Harvard au U S A….! L’informaticienne ( Grace Hopper ) , quand elle l’a trouvé l’a même  » scotché  » dans son carnet de bord …1er bug

   L’histoire a surtout retenu cette anecdote mais on trouve déjà mention de  »bug  »dans les notes de l’inventeur Thomas Edison et le mot était probablement déjà utilisé depuis plusieurs années:  Le Carnet scientifique de Mathieu Vidard      L’animateur de  » La tête au carré » a publié en octobre 2016 un recueil de brèves astronomiques, zoologiques, psychologiques, linguistique, etc, qui ravit les curieux avides d’infos essentielles ou anecdotiques, prosaïques et poétiques.

   On y  apprend, en vrac, que la maladie d’Alzheimer n’efface pas les souvenirs mais les rend inaccessibles, que l’un des anagrammes de la vitesse de la lumière est  » limite les rêves au-delà »  , celui de Léonard de Vinci :  » le don divin créa  », celui  de l’accélérateur de particules :  » éclipsera l’éclat du créateur  », etc….( on (je ) ne s’en lasse pas).

   On y lit aussi qu’une araignée porte le nom de David Bowie, une abeille celui de Noam Chomsky et une mite celui du Dalaï Lama?

   Qu’en 2 secondes, 3,3 kg de dentifrice sont gaspillés dans le monde car il en reste en moyenne 4% lorsque l’on en jette un tube?

Dans le livre des records des insectes, on apprend que l’éphémère  » Dolania Americana  »  se reproduit en 5 minutes,( le temps qui sépare la fécondation de la femelle et la ponte des œufs ). Entre l’incroyable histoire de la méduse immortelle, les raids de pillage des fourmis esclavagistes, on découvre que 116 tablettes de chocolat peuvent représenter une dose létale pour un homme de 70 kilos et que toute l’humanité réunie pèse… 287 millions de tonnes, soit 5400 Titanic.!!

On y  découvre également l’angle idéal pour s’affaler dans son canapé, le poids record du scarabée  » Goliath  », le plus lourd des insectes, le calendrier des futures éclipses et l’alphabet dactylologique en langue des signes français.

   J’aimerais  lire ce recueil çà doit être savoureux!

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Bonnus : Vidéo  » la tête au carré  »

Le liège …..

  Récoltée de manière artisanale, cette matière naturelle est aujourd’hui  concurrencée par le plastique et l’aluminium, moins chers. Mais pour certains fabricants, ses qualités restent incomparables.
‘ Rien ne remplace le liège !  »  Thierry Sansot, directeur Vignes et vins de Rhonéa, une coopérative en côtes-du-rhône qui produit 8 millions de bouteilles par an, est catégorique. Il choisit les bouchons qui fermeront ses grands crus bouchon de liège bouteille sur échantillon, examine l’aspect, palpe la souplesse, coupe en deux pour vérifier la densité, l’absence de trous et de poussières.  » Pour nos gammes premium, nous choisissons deux fournisseurs pour une même cuvée, afin de diminuer les risques. Le liège est une matière vivante, donc soumise à l’aléatoire.  »
   Le liège fermait déjà les amphores amphoreil y a plus de 2 000 ans !
    Même si le liège a fait ses preuves depuis plus de deux mille ans pour fermer les amphores, et, de nos jours, les bouteilles, il  arrive qu’il héberge des molécules indésirables responsables du goût de bouchon, cette odeur de moisi ou de cave gâchant la dégustation. La principale est le  » TCA  », ou 2,4,6-trichloroanisole ??, né de la rencontre d’un phénol (naturel) et de chlore issu d’un pesticide ou d’un bois traité. Ce composé est si puissant qu’il suffit d’1,5 nanogramme (milliardième de gramme) dans une bouteille pour qu’elle finisse dans l’évier. Entre 3 et 5 % des flacons seraient ainsi condamnés. Un chiffre en baisse car les fabricants auraient fini par trouver la parade.

   Les bouchons destinés aux bonnes bouteilles sont contrôlés un à un
 » Amorim  », groupe portugais numéro 1 mondial du bouchon de liège, y a consacré 10 millions d’euros.  » Nous avons d’abord étudié l’influence du bouchon sur l’évolution du vin et sa perméabilité à l’oxygène et aux composés organiques volatils  » , a déclaré le  directeur Recherche et développement de cette maison familiale fondée en 1870.    Car, contrairement à une idée reçue, les échanges gazeux entre l’intérieur de la bouteille et l’atmosphère de la cave où elle est entreposée sont infimes. Le rôle du bouchon est justement de les empêcher ; aussi doit-il garder une élasticité suffisante pour continuer à coller au verre du goulot.      Étape après étape, le fabricant a diminué les risques : pas d’écorce prélevée trop près du sol, des passages successifs en étuve, de l’ozone pour supprimer les odeurs et, plus récemment, le passage sous un chromatographe capable de déceler le TCA au-delà de 5 nanogrammes. Les bouchons destinés aux bonnes bouteilles sont contrôlés un à un. Son concurrent français Oeneo mise sur une autre technologie, élaborée avec l’aide du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) : l’utilisation de CO2 supercritique. Mis sous pression et porté à une température supérieure à son seuil critique, le dioxyde de carbone est un solvant non toxique qui purifie le liège sans le dénaturer. Diam Bouchage, la filiale qui a conçu le procédé ( le liège est réduit en farine puis moulé ) a ouvert sa troisième unité de fabrication en 2014.           Elle a aussi créé un nouveau bouchon, toujours fait de poudre de liège, mais dont le liant qui agrège les particules n’est plus en polyuréthane mais à base de végétaux. Le bouchon est rendu étanche grâce à quelques gouttes de cire d’abeille.

   Les capsules d’aluminium sont perçues comme bas de gamme en Europe
Comme le reconnaît Carlos de Jesus, directeur de la communication et du marketing d’Amorim,  » pendant quelques décennies, faute de concurrence, le secteur n’a pas beaucoup travaillé sur les bouchons  ». Après guerre, quand le vin s’est vendu davantage en bouteille et non plus à la tireuse, les industriels du liège ont vécu des années prospères, jusqu’à l’arrivée des capsules en aluminium  capsule aluet des bouchons en plastique. À partir des années 1970, les vins dits du Nouveau Monde ( États-Unis, Australie, Afrique du Sud, Nouvelle- Zélande, Chili, Argentine ) commencent à exporter . Faits avec un seul cépage, ils sont peu chers et sont bouchés avec une capsule d’aluminium. Si le procédé est perçu comme bas de gamme en Europe, il est vite adopté dans les pays anglo-saxons et scandinaves.  » C’est un excellent obturateur, plaide Thierry Sansot. Nous l’utilisons pour le muscat depuis quarante ans et nous n’avons noté aucun frein au vieillissement.  »  Il ne boude pas non plus le plastique :  »  si on est contraint par le prix, mieux vaut un bon synthétique qu’un liège bas de gamme.  » 

    Qui gagnera ?

    Chez  » Vinventions  » , on vend tous les matériaux, en particulier un bouchon synthétique dont les polymères sont à base de sucre de canne. Fabrice Chevallet, son vice-président ventes et marketing Europe, affirme que la part des synthétiques et des capsules a doublé en dix ans, et continuera de grimper dans les pays qui ne sont pas attachés à la tradition du débouchage. Mais que serait le plaisir de la dégustation sans le  » pop  »  popqui la précède ?

Quatre étapes clés de la fabrication du bouchon de liège :
   1 ) Un mode de récolte ancestral. Depuis deux mille ans, l’écorce du chêne-liège est ôtée à la hache. Ce n’est qu’au bout de quarante-trois ans, à la troisième récolte, que le liège finit en bouchon. Il faut attendre neuf ans pour la récolte suivante.


   2 ) Un séchage naturel. Une fois récoltées, on empile les écorces au soleil pendant six à dix-huit mois pour les sécher, les faire s’oxyder afin qu’elles perdent leurs tanins, leurs sels minéraux et qu’ainsi le liège soit plus neutre.
   3 ) De la vapeur, pour désinfecter. Les écorces passent dans des étuves pour être nettoyées des bactéries et des parasites qui provoquent le goût de bouchon. Au passage, le liège se dilate et devient plus souple. Il séchera de nouveau au soleil.
   4 ) Un façonnage à l’emporte-pièce. Quand l’écorce est assez épaisse et sans défauts (trous, rainures), on  » tube  » le bouchon avec un emporte-pièce, à la main. Les lots sont testés pour déceler la présence de TCA, la molécule qui donne le goût de bouchon. 

 

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Pour le  » fun  » , finir ce billet NUL !

Pour mon plaisir …..

Les paroles :

Depuis la nuit des temps
On s’étripe gaiement
Au nom de Dieu.
On continue pourtant
En faisant toujours mieux.
Il est jamais content.
On lui a fait des églises
Pour calmer son courroux
Couroucoucou,
Des temples et des Mecque
Ou des femmes et des mecs
L’honorent à genoux.

Parmi tous ces mordus
Ces millions de fanas
Toutes ces brebis

Y a ceux qui adorent Jésus
Ceux qui préfèrent Allah
D’autres leur canari.
Si t’es athée, sais-tu
Pour ces gars, t’es foutu.
Turlututu.
Ils disent que tu te goures
Et que Dieu est amour
Et après, ils te tuent.

On brûla les sorciers
Les homos, sans-papiers
Les francs-maçons
Et, même, on fit becqueter
A de pauvres lions
Blandine et les Garçons.
Le Bon roi Saint-Louis
Massacra les harkis

Jusqu’à Tunis
Puis revint sous le gui
Mettre l’étoile aux Juifs
Et rendre l’injustice.

Charles-Neuf, le catho
Offrit aux parpaillots
Au nom de Dieu
La Saint-Barthélemy.
Les Irlandais, depuis
N’ont pas fait beaucoup mieux.
Monsieur Christophe Colomb
Qui, l’vendredi, n’aimait
Que le poisson
Grilla au chalumeau
Le grand Géronimo
Qui mangeait du bison.

« Pas de préservatif. »
Dit le souv’rain Pontife
Au nom de Dieu
Et cette manière sage
De réduire le chômage
En fit un homme heureux.
Pis y a ces fous de Dieu
Qui, au nom d’la vertu
Chapeau pointu
Egorgent bravement
Des femmes et des enfants
En lisant le Coran.

Depuis la nuit des temps
On s’étripe gaiement
Au nom de Dieu.
On continue pourtant
En faisant toujours mieux.

Il est jamais content.
Si ce Dieu juste et bon
N’envoie ses oraisons
Qu’à des tueurs
Doit-on penser qu’alors
L’oraison du plus fort
Est toujours la meilleure ?
Doit-on penser qu’alors
L’oraison du plus fort
Est toujours la meilleure ?

 

Ce samedi , c’est la saint Médard alors…..

Pour l’athée que je suis , çà n’a pas d’importance , mais …..Souvenir :

 

Les paroles :

A la Saint-Médard mon Dieu qu’il a plu
Au coin du boul’vard et de la p’tit’ rue.
A la Saint-Médard mon Dieu qu’il a plu
Y’aurait pas eu d’bar on était fichus !
A la Saint-Médard mon Dieu qu’on s’est plu
Tous deux au comptoir en buvant un jus.
A l’abri dans l’bar on s’est tell’ment plu
Qu’on est sortis tard quand il a plus plu.

Quand il pleut le jour de la Saint-Médard
Pendant quarant’ jours faut prendr’ son riflard.
Les marchands d’pépins et de waterproofs
Se frottent les mains, faut bien qu’ces gens bouff’nt !
Dans notr’ petit bar on se retrouvait
A midi un quart et on attendait.

Quand il pleut dehors, dedans on est bien
Car pour le confort, la pluie ne vaut rien.

Pour tout arranger il a encor plu
La Saint-Barnabé oh ça tant et plus !

Pour bien nous sécher au bar on a bu
Trois jus arrosés puis on s’est replu.
Saint-Truc, Saint-Machin, toujours il pleuvait
Dans le bar du coin au sec on s’aimait.
Au bout d’quarant’ jours quand il a fait beau
Notre histoir’ d’amour est tombée dans l’eau.

Bonnus: Dicton….

 » S’il pleut à la saint Médard , il pleut 40 jours plus tard  »

  La Saint-Médard est fêtée le 8 juin. Ce dicton encore très connu, est parfois suivi de « Mais vient le bon saint Barnabé – Qui peut encore tout raccommoder ». La Saint-Barnabé est le 11 juin, soit trois jours plus tard. S’il a plu le 8 juin, nous pouvons donc nous attendre à de la pluie aux alentours du 18 juillet, sauf s’il a fait un temps magnifique le 11 juin.

 

 

 

 

 

Complément à V.Hugo ….

Pour mon plaisir :

Les paroles:
Gavroche:
Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau
Je ne suis pas notaire, c’est la faute à Voltaire
Je suis petit oiseau, c’est la faute à Rousseau

Tous:
Il est tombé par terre, c’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau
Si tu n’es pas notaire, c’est la faute à Voltaire

Tu es petit oiseau, c’est la faute à Rousseau

Gavroche:
Je suis tombé sur terre
Même Dieu ne sait pas comment
Je n’ai ni père, ni mère
Qui m’reconnaissent leur enfant
J’me suis fait une famille
Avec ceux qui n’en ont pas
Joyeux drilles en guenilles

Avec un cœur gros comme ça

Tous:
Il est tombé par terre, c’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau
Joie est mon caractère, c’est la faute à Voltaire

Misère est mon trousseau, c’est la faute à Rousseau

Gavroche:
Je suis un va-nu-pieds
Mais nu, le pied va quand même
Je prends ce qui me plaît
Pour payer, pas de problème
Je fais des pieds de nez
Aux marchands et à leurs dames

Tous:
Et pour te rattraper, il leur faut plus d’un gendarme !

Gavroche:
On me connaît partout
De Clignancourt à Belleville
Je suis aimé par tous
Sauf par les sergents de ville
Je vis de ce qui vient
Et de ce qui ne vient pas
Sans savoir à l’avance
L’menu du prochain repas

Misère est mon trousseau
C’est la faute à Rousseau

On est laid à Nanterre, c’est la faute à Voltaire
Et bête à Palaiseau, c’est la faute à Rousseau
Si tu n’es pas notaire, c’est la faute à Voltaire
Tu es petit oiseau, c’est la faute à Rousseau

Tous:

Il est tombé par terre, c’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau
Si tu n’es pas notaire, c’est la faute à Voltaire
Tu es petit oiseau, c’est la faute à Rousseau
Tu es petit oiseau, c’est la faute à Rousseau

Encore !

Les paroles?

Les paroles similaires
 
Vous n’êtes pas aux Monuments aux Morts
Vous n’êtes même plus dans les mémoires
Comme vos compagnons de la Mer Noire :
Vous êtes morts et deux fois morts.
A vos petits enfants l’on ne répète
Jamais comment finit leur grand-papa :
Il y a des chos’s dont on ne parle pas,
Mutins de mil neuf cent dix-sept
Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle
Faisaient carrièr’ dans les états-majors,
Leur humeur décidait de votre sort :
Aujourd’hui qui se le rappelle ?
Au lieu de s’emmerder en garnison,
Au lieu de piétiner au même grade,
C’était le temps béni de l’empoignade,
Vous parlez d’un’ belle occasion…Vous aviez fait tant d’assauts inutiles,
Juste pour corser le communiqué,
Vous vous sentiez tellement cocufiés,
Telle’ment pris pour des imbéciles,
Que vous avez voulu que ça s’arrête,
Cet abattoir tenu par la patrie,
Cette nationale charcuterie,
Mutins de mil neuf cent dix-septAvant l’attaque arrivaient les cercueils
Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,
Tout juste si le crêpe à votre manche
N’annonçait votre propre deuil.
Par malheur, la France n’était pas prête,
Se révolter lui paraissait énorme,
Ell’ bavait encore devant l’uniforme,
Mutins de mil neuf cent dix-septL’Histoir’ vous a jetés dans ses égouts,
Cachant sous les flots de ses Marseillaise
Qu’un’ bonne moitié de l’armée française
Brûlait de faire comme vous.
Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?
Un jour verrons-nous gagner votre cause ?
J’en doute, à voir le train où vont les choses
Mutins de mil neuf cent dix-sept,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Il y a 151 ans……

Si je vous fais voir ceci ……

Et lire cela …… 

Ah ! Non ! C’est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire… oh ! Dieu ! … bien des choses en somme…
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c’est un roc ! … c’est un pic… c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ? … c’est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l’animal seul, monsieur, qu’Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »
Cavalier : « quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c’est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »
Dramatique : « c’est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »
Respectueux : « souffrez, monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! »
Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit :
Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu’il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n’en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d’une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.

    Je suis sur que vous avez deviné de qui , ici , je veux  » parler  »  :

   De Edmond  Rostand bien sur . 

En effet , le 1er avril 1868 ( il y a donc 151 ans ) naissait Monsieur Edmond Rostand ….

    Edmond Rostand est issu de la bourgeoisie marseillaise. Son père exerce la profession d’économiste et son arrière-grand-père fut maire de la ville. Il monte à Paris pour y poursuivre des études de droit, qui le conduiront au barreau. Il n’exercera pourtant jamais comme avocat, préférant se consacrer à sa passion pour les lettres.

   Sa carrière littéraire débute par la poésie. En 1890, sortent deux recueils de poèmes, « Les Musardises  » et « Ode à la musique ». Edmond Rostand décide ensuite de s’essayer à l’écriture de pièces de théâtre. Il écrit la pièce « Les Romanesques », qui est montée sur les planches en 1894 et qui vaut à son auteur un succès critique et public. Mais c’est avec la représentation de sa nouvelle pièce intitulée « Cyrano de Bergerac » qu’Edmond Rostand accède à la renommée, à l’âge de 29 ans. D’autres pièces de théâtre (« L’Aiglon » notamment) et livres de poésie suivent.           Pourtant, c’est l’histoire malheureuse de Cyrano, affligé d’un appendice nasal proéminent, et de son amour impossible pour sa cousine la belle Roxane, qui font de l’auteur une figure incontournable de la littérature française.

  Edmond Rostand épouse la poétesse Rosemonde Gérard en 1890, avec qui il a deux fils, Maurice et Jean. De son vivant, il est fait commandeur de la Légion d’honneur et est élu à l’Académie française le 4 juin 1903.

 Il décèda le 2 décembre 1918 (à 50 ans)Rostand tombe

‘ Les musardières  » extrait  :

 (les musardises)

Le Petit Chat

C’est un petit chat noir effronté comme un page,
Je le laisse jouer sur ma table souvent.
Quelquefois il s’assied sans faire de tapage,
On dirait un joli presse-papier vivant.

Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge ;
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces minets tirant leur langue de drap rouge,
Qu’on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

Quand il s’amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m’accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

Tout d’abord de son nez délicat il le flaire,
La frôle, puis, à coups de langue très petits,
Il le happe ; et dès lors il est à son affaire
Et l’on entend, pendant qu’il boit, un clapotis.

Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu’il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

Alors il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l’air étonné d’avoir déjà fini.
Et comme il s’aperçoit qu’il s’est fait quelques taches,
Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates ;
Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.