» Faire chou blanc  »

   Je ne m’en plains plus , mais le plus souvent , mes articles , billets sur mes deux blogs n’amènent pas de commentaires , ne sont même pas lu : Je fais donc  » chou blanc  » , comme on dit chez moi ….

Mais….pourquoi cette expression , quel rapport avec une chou , même blanc ? Résultat d’images pour illustration chou blanc

    Après avoir cherché  » ici et là  » , je n’ai trouvé que très peu d’explication …..

  La plus plausible : D’une déformation due au  patois berrichon , dans lequel un coup se dit / prononce  » choup  » ..Et au jeu de quilles très populaire au 16 ème siècle : On disait de quelqu’un qui ne marquait pas qu’il  faisait un  » coup blanc  » : Le coup serait devenu chou  , et la couleur , le sens sont restés ….

___________________________________

  Vidéo jeu de quille  :

La  » Sagrada Familia »

   Il y a 138 ans , le 19 mars 1882 , la construction de la basilique ( Sagrada Familia ) Prend une ampleur inattendue avec l’arrivée ( un an après la pose de la première pierre ) du jeune architecte  » visionnaire  » Antoni Gaudi Image illustrative de l'article Antoni Gaudí ….Qualifié d’avant-gardiste  artistique et audacieux , il imposa son projet et fit de ce monument le symbole  » le plus éclatant  » de la capitale catalane . ( au total , Gaudy y consacrera 43 ans de sa vie ! )

 

 La Sagrada Familia est un symbole de Barcelone. Deux millions de touristes viennent en Catalogne chaque année pour la visiter ce temple inachevé dont l’ouverture est prévue pour la fin de 2026. C’est ce que l’architecte actuel qui dirige le travail assure. 

L’initiative de construction :

   Le promoteur de la construction de la Sagrada Familia fut Josep Maria Bocabella i Verdaguer, un libraire dévoué et très cultivé qui fonda en 1866 « L’Association Spirituelle des Fervents de Saint Joseph ». Cette  » entité  » a collaboré à la diffusion du catholicisme à l’époque de la Révolution industrielle en promouvant l’idéologie conservatrice.

   M. Bocabella a visité le Saint-Père de Rome en 1872 et, au nom de l’Association, a donné une image en argent de la Sainte Famille. À son retour, il a visité la ville de Loreto, où il a été inspiré pour concevoir un temple expiatoire. Cela n’a pas eu beaucoup de succès et l’Association a mandaté l’architecte Francesc de Paula y Villar pour construire un temple qui n’était pas la copie servile d’un autre.

  En 1881, ils ont acquis le terrain limité par les rues de Majorque, Provence, Marina et Sardaigne avec une superficie totale de 12 800 m2 pour un prix de 172 000 pesetas (1034 euros ). Le travail a commencé en suivant un style néo-gothique conventionnel et à la Saint-Joseph en 1882, l’évêque Morgades a posé la première pierre.

   Francesco de Paula Villar démissionne en tant que directeur de projet ( en raison de divergences avec l’architecte Martorell ) , membre du conseil d’administration qui est également intervenu dans le projet et Josep Maria Bocabella Résultat d’images pour josep maria bocabella i verdaguer. Le 3 novembre 1883, Gaudí succéda à Francesc de Paula Villar i Lozano comme architecte de la Sagrada Familia, sur proposition de l’architecte Joan Martorell.

Sagrada Familia, achevé en 2016 ?

  Commencé en 1882… cela finira-t-il en 2026 ? Durée du projet : 144 ans !

Incorporation de Gaudi

   En 1883, Gaudi a repris le projet et l’a transformé selon son nouveau style architectural, en combinant le gothique avec des formes propres de l’Art Nouveau. Ainsi, le véritable style de l’église telle qu’elle est aujourd’hui a commencé avec l’intervention de Gaudí en 1883.

   Gaudi ajouta une fosse autour de la crypte déjà commencée afin que la lumière directe puisse entrer et ventiler naturellement. En plus , Gaudí a modifié les capitaux, ce qui amena un  »  différend  » avec Villar. De là, Gaudí a reconsidéré l’ensemble du projet et a développé l’idée d’un temple grandiose avec un plan en croix latine dans lequel il a déposé toutes ses connaissances architecturales.

Insolite ! ?

 »Rouler une pelle  » heuu????

 

   Comme chacun le sait , cette expression familière et argotique ,  signifie s’embrasser avec la langue. Plus précisément, embrasser une personne sur la bouche en se servant de sa langue. Autrement dit, faire un baiser  » appuyé  » sur la bouche.baiser

D’où vient l’expression ?

  Cette expression tirerait  son origine du verbe  » peloter  » qui remplaça  » patiner  » au 19ème siècle et qui signifiait caresser avec insistance. L’expression utilisée  à l’époque était , parait il   » rouler un pélot  » , dérivant de  » peloter  » qui, par déformation, donne rouler une pelle ou un palot. Si cette expression aujourd’hui peut aussi dire,  » embrasser érotiquement  » , au 17ème siècle, elle était employé par les joueurs de paume,  ( ancêtre du tennis ). En effet, avant les matchs, les joueurs  » pelotaient en attendant partie  », c’est-à-dire qu’ils s’échauffaient lors  de plusieurs échanges avant d’entrer dans le vif du jeu. Des sortes de   » préliminaires  » qui , plus tard , ont fini par donner au mot son sens actuel.

   » On  » dit aussi  :  » rouler un patin, galocher, rouler une galoche  ». En regardant l’expression  » Rouler un patin  »  de plus près, il est possible de penser  que ce soit une déformation du mot patte qui désignait un chiffon, mais cette définition  n’était déjà plus utilisée  au 19ème siècle.

   Autre possibilité : Un substantif tiré du verbe  » patiner  » qui signifiait, en argot  » caresser  » son partenaire. Le mot  »  patin  » pourrait aussi avoir permis à l’expression de durer avec l’essor des patins à roulettes  ??? , très en vogue il y a quelques années ..       

    Encore une autre explication, la  » galoche  » désigne une chaussure en argot. De nombreuses variantes existent,  » pelle  » en faisant partie et étant la plus fréquemment employée mais aussi  » saucisse  » ou  » escalope  » ????.

  Bref , à vous de juger bon de rouler une pelle ou pas, sans pour autant risquer de vous prendre un râteau ! lol 

C’était en mars ..il y a….

environ 121 ans , le 10/03 /1899 exactement : Le permis de conduire était créé !

  Par décret , la détention d’un  » certificat de capacité  » par tout conducteur est rendue obligatoire sur tout le territoire français ..  » Nul ne pourra conduire une automobile s’il n’est porteur d’un certificat de capacité  » , indique le texte officiel . Le  » Sésame  » , qui prendra le nom de  » permis de conduire  » en 1922 est ,à l’époque , délivré par le préfet de la résidence du candidat , sur avis favorable du service des minespermis anglais

Apparemment , il n’y avait pas d’examen à passer à l’époque ? !

Ce sont toujours les ingénieurs des Mines qui sont chargés de vérifier l’aptitude à la conduite des futurs automobilistes.
Certaines modifications sont apportées et des règles de circulation édictées :

  augmentation de la limitation de vitesse à 30 km/h en rase campagne et à 20 km/h en agglomération,

    obligation de  » se ranger à droite  »,

     la constatation de mise en service du véhicule peut se faire une fois pour toutes sur un véhicule proposé par le fabricant qui délivre ensuite le certificat de conformité du type de véhicule,

  le préfet de département délivre alors un récépissé de déclaration dénommé  » carte grise  ».

Un moyen de suicide pour moi….

Abs..tenons nous de ….(à lire avec modération lol)

    L’absinthe :!!! ( Je viens de lire un petit livre  sur le peintre Toulouse-Lautrec qui était   » accroc   »à l’Absinthe d’où ma recherche…) N.B: Si je comprends bien,elle est toujours autorisée en France ,je croyais qu’elle était interdite ..???

   L’origine précise de l’absinthe est incertaine. En Égypte ancienne, l’usage médical d’extraits d’absinthe est mentionné par.Pythagore  et Hippocrate  (460-377 av. J.-C.) qui  parlent d’alcool d’absinthe et de son action sur la santé, son effet aphrodisiaque et sa stimulation de la création. Les Grecs anciens consommaient également du vin aux extraits d’absinthe. Le poète latin Lucrèce, au début du livre quatrième de son ouvrage « De la nature des Choses » , mentionne les vertus thérapeutiques de l’absinthe, que l’on fait boire aux enfants malgré l’amertume du breuvage grâce à un peu de miel au bord d’une coupe.

   Ce n’est que vers la fin du 18 ème siècle  que l’on retrouve la première trace attestée d’absinthe distillée contenant de l’anis vert et du fenouil.  La  recette était celle d’une rebouteuse suisse dans le : Henriette Henriod . Celle-ci avait mis au point la première recette d’absinthe, qui était un breuvage médicinal. Cette question de l’origine de la recette  ne semble toutefois pas définitivement tranchée

    Quoi qu’il en soit  le  » beau-père  »  de Pernod  achète  la recette auprès de la mère Henriod en 1797  et ouvre, avec son gendre Henri Louis Pernod  , la première distillerie d’absinthe à Couvert en Suisse. On trouve dans Le   » livre de raison  » de ce dernier contient  la première recette d’absinthe  » apéritive  », datée de 1797. Ils fondent en 1798 la première distillerie, la maison Dubied Père et Fils. En 1805, Henri-Louis Pernod prend ses distances avec son beau-père et monte sa propre distillerie à Pontarlier :  » Pernod Fils  » qui deviendra la première marque de spiritueux français.

   Pendant une trentaine d’années l’absinthe reste une boisson régionale essentiellement consommée dans la région de Pontarlier qui devient la capitale de l’absinthe (en 1900, vingt-cinq distilleries emploieront 3 000 des 8 000 Pontissaliens malgré la lutte contre l’alcoolisme menée par le député de sa région ) Déjà !.

    En 1830, les soldats français colonisent l’Algérie  et les officiers leurs recommandent de diluer quelques gouttes d’absinthe dans l’eau pour faire passer les désagréments de la malaria et de la dysenterie. Les soldats, à leur retour en France, popularisèrent cette boisson à travers tout le pays. Titrant 68 à 72° dans la bouteille, l’absinthe est alors diluée dans des verres hauts et larges (à un volume d’absinthe est ajouté six à sept volumes d’eau fraîche versée goutte à goutte sur un sucre posé sur une cuillère percée elle même placée sur le verre afin d’exhaler ses arômes), certains pratiquent une  » purée  » (dilution moindre jusqu’à la boire pure).

   Relativement chère au début des années 1850, elle est surtout consommée par la bourgeoisie, devenant la  » fée verte des boulevards  ». Puis, sa popularité ne cesse de grandir puisqu’en 1870, début de la guerre franco-prussienne, l’absinthe représente 90 % des apéritifs consommés en France. La production d’absinthe augmente, entraînant une diminution des prix et une popularité grandissante.

   La période de 1880 à 1914, début de la Première Guerre mondiale, marque une explosion de la production et une chute importante des prix. La production française passe de 700 000 litres en 1874 à 36 000 000 de litres en 1910. Des absinthes de mauvaise qualité, surnommées  » sulfates de zinc  » en raison de la coloration obtenue grâce à ce composé chimique, prolifèrent. Un verre d’absinthe est alors moins cher qu’un verre de vin!

L’interdiction :

   Mais elle fut accusée de provoquer de graves intoxications (contenant entre autres du méthanol, un alcool neurotoxique), décrites notamment par Émile Zola dans L’Assommoir et ayant probablement alimenté la folie de certains artistes de l’époque (Van Gogh ). Elle est également connue pour son effet abortif.

   Dès 1875 les ligues antialcooliques (groupées autour de Louis Pasteur et de Claude Bernard et qui seront à l’origine de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie), les syndicats, l’Église catholique, les médecins hygiénistes, la presse, se mobilisent contre  » l’absinthe qui rend fou  ». . En 1907, une grande manifestation a lieu à Paris rassemblant les viticulteurs et les ligues anti-alcooliques. Leur mot d’ordre :  » Tous pour le vin, contre l’absinthe  ». En 1908, le groupe antialcoolique qui s’est constitué au Sénat veut faire voter des mesures interdisant l’absinthe

   Ceci conduisit à son interdiction dans de nombreux pays, (en France du 16 mars 1915 au 18  mai 2011(=> Elle est légale aujourd’hui?), en Suisse du 7 octobre 1910 au 1er mars 2005) car les ligues de vertus disaient d’elle  » qu’elle rend fou et criminel, fait de l’homme une bête et menace l’avenir de notre temps  » .

   En réalité, il est clairement dit dans le projet d’interdiction de l’absinthe en France que la boisson est interdite pour lutter contre l’alcoolisme :

   Extrait :  » À diverses reprises, l’Académie de médecine a signalé le grand intérêt que présente, au point de vue de la santé publique et de l’avenir même de la race, l’organisation en France d’une lutte active contre l’alcoolisme. De son côté, l’Académie des sciences a, au cours d’une de ses récentes séances, apporté à ces vues l’appui de sa haute autorité en émettant un vœu pressant en faveur de l’adoption prochaine de diverses mesures propres à enrayer le fléau. Il a paru au gouvernement que le moment était venu d’entrer résolument dans la voie qui lui était ainsi tracée et qu’il convenait notamment de réaliser, dès à présent, une des mesures qui de tout temps ont été considérées, à juste titre, comme pouvant le plus aisément contribuer pour une large part à la restriction du mal : mettre un terme à toute consommation de l’absinthe et des liqueurs similaires.  »

  Après l’interdiction de la fabrication, de la vente et de la consommation de l’absinthe et de ses similaires, les anciennes marques d’absinthes se reconvertissent dans des anisés sans sucre qui se préparent comme l’absinthe ( En 1920 , l’état autorise la présence d’anis dans les spiritueux à 30° maximum avec un minimum de 200 grammes de sucre et ne devant pas avoir la couleur verte  » feuille morte  » ? qui rappelle l’absinthe).

    En 1932 (année de la libéralisation des anisés dont la teneur en sucres est déréglementée, le degré est relevé à 40°, ce qui les fait passer de statut de digestif à celui d’apéritif), Paul Ricard invente le Pastis qui est le premier anisé à connaître un succès presque équivalent à celui de l’absinthe. En 1938, les anisés peuvent titrer 45°, ce qui permet la dissolution dans l’alcool de plus d’huiles essentielles d’anis, ce qui donne alors à cette boisson toute sa saveur.

   Début novembre 1988, un décret, signé par Michel Rocard, autorise et réglemente la présence de thuyone (principale molécule de l’huile essentielle d’absinthe, présente dans la grande et la petite absinthe) dans les boissons et l’alimentation, ce qui permet techniquement de produire à nouveau de l’absinthe en France. En 1999, la première absinthe française depuis 1915 est produite : la  » Versinthe verte  », qui contient de la grande absinthe. Son apparition et son étiquetage (absinthe) met en évidence un hiatus entre le décret européen de 1988 et l’interdiction de l’absinthe en France de 1915 toujours en vigueur. Plutôt que d’abolir cette loi, le gouvernement pare au plus pressé en votant un aménagement du décret et en attribuant une nouvelle appellation légale à l’absinthe :  » spiritueux aromatisé à la plante d’absinthe  »

                                                  ______________________________________
Fabrication :

 » En avoir marre  » ?

    Il est vrai que c’est  » un peu  » mon cas ces derniers jours ( mais c’est assez courant n’est ce pas ? ) . Bref , je me suis demandé d’où venait cette expression …..

avoir-marre (1)

On dit aussi :  » Trop c’est trop. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase  » etc ….

  En cherchant , je fut bien  » marri  » lol  En effet, ce ne sont pas une, ni deux hypothèses que j’ai trouvées , mais une dizaine.

Par exemple , une  de ces théories  fait remonter le mot marre au mot  » marrement  », qui signifiait chagrin du 11ème  au 13ème  siècles,  » marance  » , pour affliction, faute légère entre le 12ème  et 14ème  siècles ou encore  »marrissement  », qui s’utilisait dans le sens de déplaisir  jusqu’au 16 ème siècle …

________________________

 De l’arabe andek,  » tu as eu  » ?
Il y a aussi , comme souvent ,l’éventualité d’un emprunt à l’arabe  » andek ‘ =   » tu as eu  », marra  » une fois  » , c’est-à-dire  »  ça suffit  », le mot marre a donc  plongé les lexicologues  dans un marasme de conjectures, très loin de la marrade…lol 

 Selon le lexicologue Alain Rey , le mot marre serait issu du terme d’argot mar, maré courant  au 19 ème  siècle. Il se serait  d’abord employé dans le sens de jeton, puis gage, gain, part due au 15 ème siècle.  » Avoir son mar  » , c’était donc  » avoir son compte  » ,  » avoir ce qu’il faut  ». Plutôt marrant, n’est-ce pas ?

   J‘ai lu aussi que le mot marre serait  issu de l’ancien verbe  » se marer  » qui signifiait s’ennuyer. Un terme qui semble avoir un  lien de parenté avec notre actuel verbe se marrer. C’est à lui que l’on devrait, par antiphrase ( =  emploi d’un mot, d’une phrase dans un sens contraire à la véritable signification, par ironie ou par plaisanterie.) , l’idée d’un  » amusement  », d’un  » rire sans retenue  ».

Allez , c’est bon là , j’arrête mes débilités et monte me coucher …..

 

 » Jeter le froc aux orties  » ?

   J’ai entendu une personne employer cette expression cet après midi : Je ne connaissais pas ….Alors ?? :

 Après recherches  » ici et là  »

   Cette expression  s’emploie , par extension, pour désigner l’acte de toute personne qui, par inconstance ou par découragement, renonce à exercer une profession ou à terminer ce qui était commencé.……..

   Au sens propre, ( comme chacun sait )  c’est se dépouiller de la robe ecclésiastique pour prendre le costume civil, c’est-à-dire quitter l’église pour reprendre un rang dans le monde  » social  ». Avant d’employer le mot froc, on appelait  » floc  » une houppe placée au capuchon du manteau des gens d’église. Finalement , froc a servi à désigner la partie de l’habit monacal qui couvre la tête et tombe sur l’estomac et sur les épaules ; ce n’est que, par extension, qu’ on a appliqué ce mot au vêtement tout entier.

( illustration trouvée sur le net ) 

 Ainsi donc,  » prendre le froc  », c’est se faire religieux ; porter le froc, c’est être moine et quitter le froc ou jeter le froc, c’est sortir du ministère de sa propre volonté ou malgré ses supérieurs.

    Le mot orties qui complète cette phrase, il a dû y être ajouté pour donner à entendre que le moine qui quittait le froc le faisait avec un tel empressement qu’il laissait accrocher et déchirer son vêtement aux orties qui bordaient les haies des champs et les murs des maisons et qu’il semblait ainsi se débarrasser de son froc en s’enfuyant.?

 Les exemples de l’emploi du mot froc sont assez nombreux  :  On le rencontre d’abord chez un auteur du XVIe siècle, Régnier (1573-1613) qui l’a mis dans ce vers de sa satire  :  » Il n’est moine si saint qui n’en quitta le froc  », et dans une autre  satire  :  »  L’on se couvre d’un froc pour tromper un jaloux.  » . 

     Boileau  Boileau(1636-1711) l’a aussi mis   dans ces vers :

 » L’ambition partout chassa l’humilité
  Dans la crasse du froc logea la vanité. »

et dans une autre  satire , on trouve ces autres vers à l’adresse d’un homme versatile et changeant facilement d’état ou de parti :

 »Il tourne au moindre vent, il tombe au moindre choc,
Aujourd’hui dans un casque et demain dans un froc.  »

On peut encore citer les deux vers de Gresset  Gresset, ( poète du XVIIIe siècle  )  qui, après avoir débuté dans l’état ecclésiastique, le quitta en 1735, et  laissa ses réflexions à ce sujet sous la forme poétique :

 » Je laisse au froc la vertu trop fardée,
Qu’un plaisir fin n’a jamais déridée.  »


    Pour terminer : Deux exemples ; le premier, ( emprunté à Grimm ) , l’un des plus célèbres critiques du XVIII
e siècle et auteur de contes très appréciés, voici la phrase :  » M. de Mirabeau ne voit dans un moine qu’un homme qui vit de cinq sous par jour et voilà ce qui concilie son estime pour le froc.  » Sainte-Beuve , un auteur contemporain, écrivait ceci sur Rabelais qui avait, comme Gresset,  » tâté  » de l’état ecclésiastique :  »  Rabelais quitta l’habit régulier, c’est-à-dire monacal, pour prendre l’habit de prêtre séculier ; il jeta, comme on dit, le froc aux orties et alla à Montpellier pour étudier la médecine.  » Si, quittant les poètes, on veut chercher l’emploi de ce mot froc parmi les prosateurs, nous trouvons chez

   D’autres écrivains ( pas poètes ) l’ont employé aussi :

    Madame de Sévigné (XVIIe siècle) cette phrase :  » J’espère bien jeter un peu cet hiver le froc aux orties dans notre jolie auberge.  » Puis,  Lesage (1668-1747) a écrit :   » Je vous dirai que j’ai le dessein d’en faire un moine ; je le crois né pour le froc.  » Ailleurs, il se sert encore de cette expression :  » Il ne me croyait pas homme à pousser la dévotion jusqu’à vouloir prendre le froc.  »

   De toutes ces citations,(  prises un peu partout ), il faut remarquer que le mot froc était du XVe au XVIIIe siècle d’un usage très fréquent, mais que, s’il n’est plus employé de nos jours, il a servi au moins à former deux mots dont l’un, aujourd’hui démodé,  » frocaille  », désignant les gens de froc, a été employé par Piron Piron, poète du XVIIIe siècle dans les vers suivants :

  » Tremblez, méchants ! la frocaille en tumulte
 » Passait déjà de l’espoir à l’insulte ! »

    L’autre mot formé du mot froc est le mot défroque d’un emploi un peu vulgaire, il est vrai, mais qui est utilisé  définitivement pour désigner de vieux habits, tout râpés et rapiécés. On emploie toujours cette expression avec une idée de mépris
.

………..
    Là dessus , je me  » défroque  » et essaie de dormir …..
    A ce soir …..peut- être ……

Le liège …..

  Récoltée de manière artisanale, cette matière naturelle est aujourd’hui  concurrencée par le plastique et l’aluminium, moins chers. Mais pour certains fabricants, ses qualités restent incomparables.
‘ Rien ne remplace le liège !  »  Thierry Sansot, directeur Vignes et vins de Rhonéa, une coopérative en côtes-du-rhône qui produit 8 millions de bouteilles par an, est catégorique. Il choisit les bouchons qui fermeront ses grands crus bouchon de liège bouteille sur échantillon, examine l’aspect, palpe la souplesse, coupe en deux pour vérifier la densité, l’absence de trous et de poussières.  » Pour nos gammes premium, nous choisissons deux fournisseurs pour une même cuvée, afin de diminuer les risques. Le liège est une matière vivante, donc soumise à l’aléatoire.  »
   Le liège fermait déjà les amphores amphoreil y a plus de 2 000 ans !
    Même si le liège a fait ses preuves depuis plus de deux mille ans pour fermer les amphores, et, de nos jours, les bouteilles, il  arrive qu’il héberge des molécules indésirables responsables du goût de bouchon, cette odeur de moisi ou de cave gâchant la dégustation. La principale est le  » TCA  », ou 2,4,6-trichloroanisole ??, né de la rencontre d’un phénol (naturel) et de chlore issu d’un pesticide ou d’un bois traité. Ce composé est si puissant qu’il suffit d’1,5 nanogramme (milliardième de gramme) dans une bouteille pour qu’elle finisse dans l’évier. Entre 3 et 5 % des flacons seraient ainsi condamnés. Un chiffre en baisse car les fabricants auraient fini par trouver la parade.

   Les bouchons destinés aux bonnes bouteilles sont contrôlés un à un
 » Amorim  », groupe portugais numéro 1 mondial du bouchon de liège, y a consacré 10 millions d’euros.  » Nous avons d’abord étudié l’influence du bouchon sur l’évolution du vin et sa perméabilité à l’oxygène et aux composés organiques volatils  » , a déclaré le  directeur Recherche et développement de cette maison familiale fondée en 1870.    Car, contrairement à une idée reçue, les échanges gazeux entre l’intérieur de la bouteille et l’atmosphère de la cave où elle est entreposée sont infimes. Le rôle du bouchon est justement de les empêcher ; aussi doit-il garder une élasticité suffisante pour continuer à coller au verre du goulot.      Étape après étape, le fabricant a diminué les risques : pas d’écorce prélevée trop près du sol, des passages successifs en étuve, de l’ozone pour supprimer les odeurs et, plus récemment, le passage sous un chromatographe capable de déceler le TCA au-delà de 5 nanogrammes. Les bouchons destinés aux bonnes bouteilles sont contrôlés un à un. Son concurrent français Oeneo mise sur une autre technologie, élaborée avec l’aide du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) : l’utilisation de CO2 supercritique. Mis sous pression et porté à une température supérieure à son seuil critique, le dioxyde de carbone est un solvant non toxique qui purifie le liège sans le dénaturer. Diam Bouchage, la filiale qui a conçu le procédé ( le liège est réduit en farine puis moulé ) a ouvert sa troisième unité de fabrication en 2014.           Elle a aussi créé un nouveau bouchon, toujours fait de poudre de liège, mais dont le liant qui agrège les particules n’est plus en polyuréthane mais à base de végétaux. Le bouchon est rendu étanche grâce à quelques gouttes de cire d’abeille.

   Les capsules d’aluminium sont perçues comme bas de gamme en Europe
Comme le reconnaît Carlos de Jesus, directeur de la communication et du marketing d’Amorim,  » pendant quelques décennies, faute de concurrence, le secteur n’a pas beaucoup travaillé sur les bouchons  ». Après guerre, quand le vin s’est vendu davantage en bouteille et non plus à la tireuse, les industriels du liège ont vécu des années prospères, jusqu’à l’arrivée des capsules en aluminium  capsule aluet des bouchons en plastique. À partir des années 1970, les vins dits du Nouveau Monde ( États-Unis, Australie, Afrique du Sud, Nouvelle- Zélande, Chili, Argentine ) commencent à exporter . Faits avec un seul cépage, ils sont peu chers et sont bouchés avec une capsule d’aluminium. Si le procédé est perçu comme bas de gamme en Europe, il est vite adopté dans les pays anglo-saxons et scandinaves.  » C’est un excellent obturateur, plaide Thierry Sansot. Nous l’utilisons pour le muscat depuis quarante ans et nous n’avons noté aucun frein au vieillissement.  »  Il ne boude pas non plus le plastique :  »  si on est contraint par le prix, mieux vaut un bon synthétique qu’un liège bas de gamme.  » 

    Qui gagnera ?

    Chez  » Vinventions  » , on vend tous les matériaux, en particulier un bouchon synthétique dont les polymères sont à base de sucre de canne. Fabrice Chevallet, son vice-président ventes et marketing Europe, affirme que la part des synthétiques et des capsules a doublé en dix ans, et continuera de grimper dans les pays qui ne sont pas attachés à la tradition du débouchage. Mais que serait le plaisir de la dégustation sans le  » pop  »  popqui la précède ?

Quatre étapes clés de la fabrication du bouchon de liège :
   1 ) Un mode de récolte ancestral. Depuis deux mille ans, l’écorce du chêne-liège est ôtée à la hache. Ce n’est qu’au bout de quarante-trois ans, à la troisième récolte, que le liège finit en bouchon. Il faut attendre neuf ans pour la récolte suivante.


   2 ) Un séchage naturel. Une fois récoltées, on empile les écorces au soleil pendant six à dix-huit mois pour les sécher, les faire s’oxyder afin qu’elles perdent leurs tanins, leurs sels minéraux et qu’ainsi le liège soit plus neutre.
   3 ) De la vapeur, pour désinfecter. Les écorces passent dans des étuves pour être nettoyées des bactéries et des parasites qui provoquent le goût de bouchon. Au passage, le liège se dilate et devient plus souple. Il séchera de nouveau au soleil.
   4 ) Un façonnage à l’emporte-pièce. Quand l’écorce est assez épaisse et sans défauts (trous, rainures), on  » tube  » le bouchon avec un emporte-pièce, à la main. Les lots sont testés pour déceler la présence de TCA, la molécule qui donne le goût de bouchon. 

 

  ___________________________________________

Pour le  » fun  » , finir ce billet NUL !

La bûche de Noël ?

  Pourquoi le dessert à Noël est souvent une bûche ( patissière ou glacée ) ? D’où vient cette coutume / tradition ?

 Origines de la bûche de Noël :

   Tout comme la dinde, le foie gras et les huitres, la bûche de Noël fait depuis longtemps partie des incontournables des repas familiaux ( presque tous ! ) et se consomme lors de la fête de » la Nativité  » .

Une tradition païenne du Moyen Âge ?
    Si la bûche de Noël fait aujourd’hui partie intégrante des vieilles coutumes culinaires de la fête de Noël , c’est parce que cette pratique était déjà très courante au Moyen Âge.

Il n’y a pas de date précise concernant la mise en place de cette tradition. Mais il semble certain  qu’elle est d’origine païenne et qu’elle se rencontrait surtout dans le nord de l’Europe.

Faisant partie des rites cérémoniels du feu, la buche était alors appelée  » Yule, Licht, ceppo, ou tréfeu  » selon la région. Cet évènement célébrait à cette époque l’arrivée du solstice d’hiver. En effet, comme le solstice annonçait l’arrivée de la très longue et rude période hivernale, chaque foyer brulait de grosses rondelles de bois pour tenir les maisons au chaud. Et une fois l’énorme bûche de bois coupée et ramenée au logis, maîtres, domestiques, parents, familles, proches et voisins se retrouvaient de manière conviviale autour de ce grand feu.

C’est vers le douzième siècle,que la pratique aurait été reprise par l’Église catholique.     Mais cette fois-ci, pour donner un caractère chrétien à ce rituel, les buches étaient arrosées d’eau bénite par les religieux avant d’être brulées. Le feu devait être alors alimenté de manière régulière, mais surtout il devait brûler continuellement dès le 24 décembre au soir, jusqu’à l’épiphanie.fire Et selon la tradition, c’était aux jeunes filles de la famille que revenait la responsabilité d’allumer la bûche, à l’aide de restes de tisons des bûches du Noël précédent, précieusement gardés !

La bûche de bois transformée en pâtisserie :

     La sélection du bois pouvant faire office de bûche ne se fait pas au hasardA l’origine de cette tradition, ce sont les arbres fruitiers comme le merisier et le pommier qui étaient les plus utilisés. En plus, privilégier ces essences de bois, c’était aussi s’assurer d’une très bonne récolte l’année suivante. Le choix et la coupe de la tronche d’arbre est alors une véritable affaire de famille : la participation tant des grands que des petits était très sollicitée.

Sinon, toujours dans le respect de la tradition du bois, il devait être coupé avant le lever de jour et il devait être décoré de feuillage avant de le brûler. D’ailleurs, pendant sa combustion dans l’âtre de la cheminée, on n’hésitait pas à l’arroser de vin et de sel pour conjurer les mauvais sorts. Au dix-neuvième siècle lorsque les grandes cheminées ont cédé leur place à des systèmes de chauffage plus modernes comme les poêles en fonte, les grosses bûches ont été alors remplacées par une petite rondelle de bois.

    Les bûches ont alors été décorées de mousses en rappel de cette vieille coutume, mais aussi en guise de décoration de Noël sur les tables de repas pendant la veillée et les repas de Noël. Et c’est aussi à cette époque qu’un pâtissier français de la région Poitou-Charentes décida de remplacer la bûche par une pâtisserie.               Toutefois, c’est seulement en 1945 que la bûche de Noël fut présentée sous la forme que nous la connaissons aujourd’hui :  un gâteau roulé buche pâtissière. Traditionnellement, cette gourmandise est composée de biscuit génoise couvert de crème au beurre et décoré de feuilles de houx. Mais aujourd’hui, ce gâteau se décline en mousse de fruits, en génoise au chocolat, en nougats glacés, ou en tiramisu.